Cadrage économique

1. Quatrième économie d’Afrique de l’ouest, le Sénégal a engagé des réformes afin d’accélérer sa croissance

1.1 Deuxième économie d’Afrique de l’ouest francophone, le Sénégal cherche à générer une croissance suffisante pour émerger.

Avec un PIB de 16,5 Mds USD pour 15,8 millions d’habitants en 2017, le Sénégal représente 18% du PIB de la sous-région. Le pays, qui a connu sa troisième alternance démocratique en mars 2012, est également un pôle de stabilité politique en Afrique de l’ouest. Après un début de décennie de croissance économique atone (2,5% par an en moyenne entre 2008 et 2013), la croissance a grimpé à 6,6% en 2016 et 7,2% en 2017, mais le pays se situe encore dans une phase de développement initiale (162ème position sur 188 pays au classement de l’IDH publié par le PNUD en 2016).

1.2. Les performances économiques récentes témoignent d’une accélération de l’activité, mais les fondamentaux économiques et financiers restent fragiles.

Le Gouvernement met l’accent sur le lancement des programmes sociaux et sur le « Plan Sénégal Emergent » (PSE), ensemble de mesures structurelles et d’investissements dans les infrastructures visant à accélérer la croissance et à dynamiser l’emploi. a croissance s’accélère (+4,7% en 2014, +6,5% en 2015, +6,7% en 2016, +7,2 % en 2017) . Néanmoins, l’endettement du Sénégal et le poids du service de la dette dans le budget, croissent régalement, avec toutefois un effort de gestion de la dette notamment grâce à des émissions obligataires sur les marchés internationaux. Les équilibres macroéconomiques font l’objet d’un accompagnement du Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre d’un programme ISPE (Instrument de Soutien à la Politique Economique), renouvelé en 2018 pour la 6ème revue et qui soutient la mise en œuvre du PSE.

2.   Le Sénégal reste un partenaire économique important de la France dans la région et un pays prioritaire de notre politique de coopération

2.1. La France est le premier investisseur au Sénégal et son premier partenaire commercial.

Les échanges commerciaux entre les deux pays (857,2 MEUR en 2017) sont très excédentaires en faveur de la France (excédent de 680 MEUR) 3e excédent le plus élevé en Afrique subsaharienne après l’Ethiopie et l’Afrique du Sud. La France voit sa part de marché reculer depuis une dizaine d’année -atteignant actuellement 18% des importations sénégalaises y compris les hydrocarbures – devant le Nigéria (12%) et la Chine (8%). En dépit d’un environnement des affaires encore perfectible (140ème position sur 189 pays au classement Doing Business 2018 établi par la Banque mondiale), les perspectives d’investissements sont favorables pour nos entreprises dont la présence devrait encore se renforcer (stock d’IDE de 2,2 Mds EUR à fin 2015). Celles-ci jouent un rôle significatif dans la vitalité économique du pays : les entreprises françaises assurent un quart du PIB et des recettes fiscales du pays et représentent environ 15 000 emplois directs. La participation des entreprises dans le projet du Train express régional, emblématique du Plan Sénégal Emergent, est particulièrement forte.

2.2. Le Sénégal est un pays prioritaire de notre politique de coopération.

L’Agence française de Développement est un acteur de premier plan avec un total d’engagements nets de plus de 1,5 Mds d’EUR entre 2008 et 2017. Le portefeuille de l’AFD au Sénégal est composé d’une quarantaine de projets en cours d’exécution, orientés vers les secteurs du développement et de la durabilité des infrastructures urbaines, des énergies durables, le secteur de l’eau-assainissement, le secteur agricole pour la sécurité alimentaire, l’insertion professionnelle des jeunes, l’appui au secteur privé. Après avoir atteint un plus-haut de 200 MEUR en 2013, les engagements annuels de l’AFD s’établissent à environ 100 MEUR par an.

 

Publié le