Le commerce bilatéral France-Sierra Leone en 2018

Les échanges entre la France et la Sierra Leone ont atteint 35,3 M EUR en 2018 (-13% en glissement annuel). Nos exportations ayant atteint 16,2M EUR (-18%) et nos importations 19,1 M EUR (-7%), notre déficit commercial s’est établi à 2,9 M EUR, plus de trois fois supérieur à celui de 2017. La baisse de nos échanges commerciaux fait suite, d’une part, à la baisse de nos exportations de produits des industries agroalimentaires, en particulier de sucre, et d’équipements électriques et ménagers, et d’autre part, à celle de nos importations de produits chimiques, parfums et cosmétiques. Depuis dix ans, le commerce bilatéral avec la Sierra Leone a été marqué par le poids relatif des exportations pharmaceutiques (plus d’un tiers des échanges totaux), qui ont connu une évolution en dents de scie depuis 2015. A noter également, la part croissante des équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique dans nos importations (23% du total en 2018). Source: Douanes françaises.

Baisse de nos exportations liée au recul de nos ventes de produits des industries alimentaires (IAA) et d’équipements électriques et ménagers

Les exportations françaises vers la Sierra Leone ont atteint 16,2 M EUR en 2018, soit une baisse de 18% par rapport à 2017. La majorité de nos ventes est composée de produits des IAA (8 M EUR) et d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (5 M EUR), qui ont respectivement diminué de 14% et 21% sur la période, soit environ 1,3 M EUR chacun (graphique 1).
La baisse de nos exportations de produits des IAA est la conséquence de la chute de 27% de nos ventes de sucre par rapport à 2017. Ces dernières représentaient 5,4 M EUR en 2018, ce qui en fait néanmoins, comme l’année précédente, le 1er poste d’exportation vers la Sierra Leone avec 33% des flux depuis la France.
Nos exportations d’équipements électriques et ménagers ont dû faire face à l’effondrement des ventes de moteurs, génératrices et transformateurs électriques (2,4 M EUR en 2017, 267 604 EUR en 2018), en partie contrebalancé par les ventes de machines pour l’extraction ou la construction (2ème poste d’exportation, 2,4 M EUR, +67%).
Depuis 2009, nos exportations sont passées de 25,7 M EUR à 16,2 M EUR, soit une baisse de 37%.Elle s’explique par l’effondrement de nos ventes de produits pharmaceutiques, passées de 15 M EUR en 2009 à 172 470 EUR en 2018. Hors produits pharmaceutiques, nos exportations ont tendanciellement augmenté sur la décennie avec un taux de croissance annuel moyen de 4%. A noter, la progression de nos exportations de produits des IAA, qui ont été multipliées par près de cinq depuis 2009, où elles représentaient 6% du total de nos ventes, contre près de la moitié en 2018 (graphique 2).

Baisse de nos importations expliquée par la chute des achats de produits chimiques

Nos importations depuis la Sierra Leone sont passées de 20,6 M EUR à 19,1 M EUR entre 2017 et 2018, soit une baisse de 7% (graphique 3). Elles étaient réparties entre les hydrocarbures naturels et autres produits des industries extractives (25%), les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (23%), le matériel de transport (22%) et les autres produits industriels (23%).
Le 1er poste d’importation était occupé par les autres minerais métalliques avec 25% des flux, dont le volume (4,8 M EUR) est resté stable en glissement annuel. Les véhicules automobiles arrivent second avec des importations estimées à 2,7 M EUR en 2018, également stables sur la période, suivis des carrosseries automobiles ; remorques et semi-remorques (1 M EUR, +16%).
La baisse la plus importante dans nos importations est celle des produits chimiques, parfums et cosmétiques (2,3 M EUR en 2017, 491 417 EUR en 2018), en particulier les ventes d’autres produits chimiques organiques de base (aucune importation en 2018 contre 1,7 M EUR en 2017).
Depuis 2009, nos importations depuis la Sierra Leone ont progressé passant de 15,8 M EUR à 19,1 M EUR en 2018, après un pic à 27,3 M EUR en 2015 (graphique 4). Elles se sont concentrées autour de deux postes : les hydrocarbures naturels et autres produits des industries extractives (22% du total de nos achats en moyenne entre 2009 et 2018) ainsi que les produits de l’industrie manufacturière (68% du total en moyenne entre 2009 et 2018).
Nos importations de produits des industries extractives ont fortement varié sur la décennie, avec un creux en 2013 (105 750 EUR) et un pic en 2015 (8 M EUR). Leur évolution ne semble pas avoir été directement dépendante du cours des matières premières (effet prix), mis à part peut-être depuis 2016 (graphique 5).
De leur côté, nos importations issues de l’industrie manufacturière sont restées relativement diversifiées (graphique 6). Nos achats d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique ont tendanciellement augmenté (773 000 EUR en 2009, 4,4 M EUR en 2018) tout comme leur part relative (9% des importations de l’industrie manufacturière en 2009, 33% en 2018). Depuis 2012, les matériels de transport occupent également une place relativement importante dans nos importations, avec 31% des achats totaux dans cette catégorie en 2018 (4,1 M EUR). Enfin, le volume de nos achats de produits chimiques, parfums et cosmétiques a fortement fluctué sur la décennie (graphique 6). Il a ainsi atteint un montant de 2,8 M EUR en 2009 (soit 32% des importations issues de l’industrie manufacturière), 6,5 M EUR en 2015 (35%) et 491 417 EUR en 2018 (4%).

Annexes

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