Indicateurs et conjoncture

1. Situation macroéconomique

L’économie Seychelloise connaîtrait une récession de 13,8 % en 2020. En 2019, la croissance aurait continué à refluer à 3,5 % contre 4,1% l’année précédente selon le FMI, en dépit de bonnes performances touristiques. Fortement insulaire, et essentiellement basée sur le tourisme qui représente 30% du PIB du pays et génère un tiers de ses recettes en devises, l’archipel serait l’un des pays les plus durement touché par la crise. L’hypothèse sous-jacente de cette prévision du FMI est une chute de la demande touristique de deux-tiers. En 2021, l’économie seychelloise rebondirait à 4,7 % d’après le FMI. Cependant, ce rebond reste fortement conditionné au contexte sanitaire mondial et à la reprise du tourisme.

2. Finances publiques

Du à la chute des recettes touristiques (- 64 %) et des flux d’IDE (80 MUSD contre 268) en 2020, le déficit courant atteindrait 28,3 % du PIB en 2020 contre 16,7 % en 2019. D’après le FMI, le gap de financement externe serait couvert par les institutions financières internationales : 55 MUSD par la Banque Mondiale et la Banque de développement Africaine, 31 MUSD par le Rapid Financing Instrument du FMI et par la réduction des réserves de change, qui après 6,1 mois en 2019, couvriraient 2,9 mois d’importations fin 2020.

3. Situation extérieure

Sous le double effet d’une baisse des recettes et d’une explosion des dépenses, le solde budgétaire deviendrait largement déficitaire (- 15,5 % du PIB) en 2020. Les recettes budgétaires diminueraient de 1,2 point de pourcentage en 2020 pour s’établir à 35,2 % du PIB. Du aux mesures mises en places pour atténuer l’impact économique de la Covid, les dépenses augmenteraient de 35,5 % du PIB en 2019 à 50,6 % en 2020. Le ratio de dette publique s’établirait, d’après le FMI, à 78,5 % du PIB en 2020, soit une augmentation de 34,6 points. Cette hausse s’explique par l’augmentation de la valeur de la dette (de 10,7 Mds SCR à 16,2 Mds SCR) ainsi que par la chute du PIB.

4. Environnement des affaires

L’environnement des affaires se dégrade, le pays rétrogradant à la 100ème place au Doing Business (35 places perdues depuis 2010), principalement en raison du niveau insuffisant des infrastructures (118ème pour l’accès à l’électricité). Par ailleurs, l’économie est faiblement diversifiée. Enfin, la population vieillit, ce qui présente un risque sur la soutenabilité du système de retraite, et les finances publiques.

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