Relations économiques et commerciales

Le volume des échanges bilatéraux entre la France et les Territoires palestiniens (TP) enregistrés par les Douanes françaises en 2018 (18,49 M€) connaît une augmentation de 13,4% par rapport à 2017. A l’image des années précédentes, le solde est très fortement excédentaire pour la France (12,72 M€), nos exportations étant presque 5 fois et demie supérieures à nos importations. Le niveau de nos échanges avec les TP reste cependant très faible et représente par exemple seulement 7% des échanges France-Jordanie ou encore 21% des échanges France-Syrie en 2018. La faiblesse des échanges s’explique à la fois par la taille modeste du marché palestinien et par les grandes difficultés d’accès liées aux restrictions imposées par Israël (blocus de Gaza en particulier, contraintes aux douanes pour les flux entrants et sortants,…), mais aussi par la relative faible compétitivité globale de la production palestinienne qui en résulte. Les statistiques douanières françaises sous-estiment fortement l’importance de nos flux commerciaux avec les TP, en particulier en raison de l’importance des transits via Israël souvent comptabilisés comme flux israéliens. Ainsi selon les chiffres officiels palestiniens, le volume d’échanges bilatéraux serait très supérieur, de l’ordre de 79,3 M USD. La part de marché de la France serait de 1,4% en 2017, contre 0,97% en 2016, en 7ème position. La France ne représente par ailleurs que 0,23% des exportations palestiniennes. Les achats français sont essentiellement composés de dattes et d’huile d’olive. Les principales ventes françaises sont constituées de véhicules automobiles, de produits agro-alimentaires, de produits pharmaceutiques, de produits d’hygiène et parfums, et d’équipements industriels.

Les flux d’investissements sont encore faibles entre la France et les TP. Nos investissements sont répartis dans les industries manufacturières, les activités immobilières, les activités financières, la communication, et la santé humaine. La société Deska et l’AFD participent au capital de l’opérateur de la zone industrielle de Bethléem. Publicis et Biaugeaud sont aussi présentes, respectivement dans la communication et la production de pâte de dattes. Un industriel local vient de commencer la production sous licence des produits laitiers Sodiaal/Candia. La ville nouvelle de Rawabi compte une boutique Lacoste et une boutique Celio, ouvertes respectivement en 2017 et en 2019. La présence française est essentiellement le fait d’agents locaux qui représentent une vingtaine de marques (PSA, Renault/Dacia, PAM Saint-Gobain, SEB, ARC, Schneider Electric, L’Oréal, Lactel/Président, CDMO, Elf Lubrifiants, Total, Legrand, etc.), dont certaines bénéficient d’un succès remarquable (PSA et Renault/DACIA bénéficient de parts du marché des véhicules neufs assez significatives. Enfin, une entreprise locale vient de se lancer dans la production de baguettes et viennoiseries françaises avec des équipements et savoir-faire français.

La France a mis en place des outils adaptés pour développer les investissements et les exportations françaises. La zone industrielle de Bethléem offre un cadre optimal pour les investissements. Le protocole de dons au secteur privé subventionne l’achat par les entreprises palestiniennes d’équipements et de services d’origine française avec des incitations supplémentaires pour les projets situés dans la zone industrielle de Bethléem et dans la bande de Gaza.

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