Situation économique et financière de la Pologne au premier semestre 2018

Résumé L’activité économique polonaise reste bien orientée au premier semestre 2018 (croissance + 5,1% au 1er trimestre, supérieure au consensus de marché de 4,8%), en se rapprochant progressivement de son potentiel, même si un ralentissement du rythme de l’expansion est décelable. La Pologne poursuit ainsi sa convergence avec les économies d’Europe occidentale, le PIB par habitant polonais atteignant actuellement, à parité de pouvoir d’achat, 70% de la moyenne de l’UE. La croissance plutôt limitée des précédents exercices, tirée principalement par la demande intérieure, et impactée par un moindre flux de fonds européens, avait enregistré un net rebond à 4,6% en 2017, toujours à la faveur de la consommation des ménages, d’une contribution positive des exportations nettes, et d’une reprise de l’investissement public et plus modérément de l’investissement privé. Ce rythme devrait être peu ou prou conservé en 2018.

Contexte: Membre de l’OCDE depuis 1996 et de l’Union Européenne depuis 2004, la Pologne est, depuis son adhésion, l’une des économies les plus dynamiques d’Europe centrale et orientale. Ce dynamisme (croissance annuelle moyenne de 4% entre 2004 et 2017) s’est maintenu en dépit de la crise économique et financière, faisant de la Pologne la seule économie européenne à éviter la récession en 2009. Pouvant s’appuyer sur le plus grand marché intérieur de la région (38 millions d’habitants et un PIB de plus de 450 milliards d’euros), la Pologne constitue une porte d’entrée prisée vers les marchés d’Europe centrale et orientale. L’économie polonaise, engagée depuis la chute du régime communiste dans un vaste processus de transformation et de modernisation, converge progressivement vers ses voisins d’Europe occidentale.

1. Un net rebond de l’activité économique en 2017 après un exercice 2016 décevant.

1.1 Une année 2016 sauvée par la consommation des ménages…

             Après une croissance de 3,8% enregistrée en 2015, la croissance de l’économie polonaise a fléchi à 2,9% en 2016. La croissance du PIB a été principalement tirée par la consommation des ménages qui s’est accrue de 3,9%, sa plus forte progression en huit ans. En revanche, la FBCF a reculé de 7,9%, sa plus forte contraction en quatorze ans. La variation de stocks a exercé un effet positif sur la croissance, à hauteur de 1,3 point de pourcentage (pp). Au total, la demande interne a contribué à hauteur de 2,2 pp à la croissance et la composante externe à hauteur de 0,7 point.

1.2 … puis un net rebond en 2017 grâce à la reprise de l’investissement et aux fonds européens, suivi d’une expansion toujours soutenue  en 2018 mais en voie de ralentissement

Le PIB polonais a enregistré en 2017 une croissance de 4,6%, de 0,4 pp supérieure aux dernières prévisions retenues par la Commission européenne (automne 2017) et la Banque centrale polonaise et de près de 1 pp au-dessus des prédictions du FMI et de l’OCDE (3,8% et 3,6%). La croissance de l’économie polonaise a marqué une nette accélération aux troisième et quatrième trimestres avec 4,9% et 5,1% enregistrés et a ainsi atteint son plus haut niveau depuis 2011. L’économie polonaise bénéficie actuellement d’une dynamique extrêmement favorable de toutes ses composantes, internes et externes. En premier lieu, la forte demande extérieure adressée à la Pologne, soutenue par la bonne orientation de la croissance observée dans toute l’UE, se matérialise par une contribution positive des exportations nettes. Sur le plan de la demande domestique, après six trimestres de chute, puis d’atonie, les investissements publics sont enfin repartis à la hausse à la faveur de la montée en régime des fonds européens, comme l’illustre la forte croissance de la production dans le secteur de la construction (+18,7% au quatrième trimestre 2017) relevée tant dans le génie civil que dans le bâtiment. Dans le secteur privé, les investissements dans les machines et équipements devraient rebondir, tandis que la reprise des investissements dans le matériel de transport devrait se confirmer. Du côté des ménages, si l’effet de base lié au programme d’allocations familiales 500+ (500 zlotys par mois à partir du second enfant) se dissipe logiquement, les salaires en forte croissance réelle (+5% en 2017) et le moral des ménages ont pris le relais pour soutenir la croissance de la demande intérieure dans l’attente d’une reprise plus solide des investissements.

Variation annuelle du PIB polonais en % et contributions en points (dépenses)

 

Le dynamisme de la demande interne, alimenté par la hausse des salaires, le programme d’allocations familiales et la reprise de l’investissement, dont le contenu en importations (de biens d’équipement industriel) est élevé, devraient concourir à ce que la contribution externe redevienne négative, comme l’illustrent déjà les importations (+8,7% en prix courants) qui ont affiché, en 2017, une croissance supérieure à celle des exportations (+8,2%). Au premier trimestre 2018, la croissance de l’économie polonaise a atteint 5,1% (supérieur au consensus de marché de 4,8%). Toutefois, après avoir atteint son haut de cycle en fin d’année 2017 et en début d’année 2018, l’économie polonaise devrait connaître dans les mois à venir une légère décélération (à 4,3% pour l’ensemble de l’année 2018 selon la Commission européenne) en raison de la diminution des exportations nettes et de l’estompement des effets de la politique budgétaire pro cyclique. Au premier trimestre 2018, la croissance de l’économie a atteint 5,2% en g.a. Pour 2019, la Commission européenne et la Banque Mondiale tablent sur une croissance de 3,7%. Les autorités polonaises et notamment le Ministre des investissements et du développement économique, M.Jerzy Kwiecinski, estiment que la croissance peut se maintenir dans une fourchette de 4 à 5% par an à moyen et long termes[1].

2. Une tendance à la sur-stimulation de l’économie polonaise.

2.1 L’économie polonaise présente quelques signes de «sur-stimulation»…

             L’économie polonaise se rapproche progressivement de son potentiel, l’output gap étant redevenu positif en 2017 d’après les estimations de la Banque Centrale, après s’être contracté de 1,1% et 1,3% du PIB potentiel en 2015-2016, respectivement. La Pologne poursuit ainsi sa convergence avec les économies d’Europe occidentale, le PIB par habitant polonais atteignant actuellement, à parité de pouvoir d’achat, 70% de la moyenne européenne.

Alors que l’économie polonaise semble bien orientée, elle demeure «sur-stimulée» par une combinaison de divers facteurs: la pro cyclicité de la politique budgétaire, la politique monétaire accommodante, l’environnement extérieur favorable, la reprise des transferts communautaires et l’accélération de la croissance des salaires[2]. Signe d’une croissance économique s’établissant au-dessus de son potentiel, le taux de chômage (se chiffrant à 4,4% de la population active en mars 2018 selon l’enquête sur les forces de travail[3]) se situe désormais au-dessous de son niveau d’équilibre (NAWRU estimé en 2018 à 5,5% par la Banque centrale) et continue de fléchir, ce qui, conjointement avec l’apparition de pénuries de main d’œuvre dans certains secteurs, entraîne de fortes pressions à la hausse sur les salaires. La pression sur les salaires est susceptible de s’accroître dans les années à venir, d’autant que le taux de chômage devrait continuer de chuter progressivement (4,1% en 2018 et 3,9% en 2019 d’après les prévisions de la Commission européenne). Le taux d’emploi s’établit en 2017 à 70,9% de la population de 20 à 64 ans, soit une progression de 1,5 point de pourcentage par rapport à 2016, mais il reste néanmoins inférieur à la moyenne de l’UE (72% en 2017) car affecté par une imparfaite allocation des ressources humaines, la forte segmentation et la faible inclusion des femmes et des travailleurs les moins qualifiés.

Après deux années de déflation (2014 -2015), le niveau de l’inflation est remonté progressivement  (2,1% en moyenne en 2017) et s’établit à 1,7% en g.a en mai 2018. Cette évolution est liée à la reprise des prix mondiaux du pétrole et des effets de second-tour de la croissance de la consommation privée et des revalorisations salariales. La Commission européenne table sur une inflation à 1,3% en 2018 et à 2,5% en 2019.

2.2… et pourrait continuer sur cette tendance au vu des orientations de politique économique.

Afin de rééquilibrer  le tissu économique industriel et d’entreprises en général, dans un sens plus favorable aux acteurs  nationaux[4], le Gouvernement a adopté un «Plan pour un développement responsable» qui comprend cinq piliers:

  •  promouvoir une croissance de la production industrielle supérieure à celle du PIB et repositionnée dans la chaîne de valeur.
  •  développer l’innovation des entreprises et augmenter les dépenses de R&D à 2% du PIB en 2020.
  • Favoriser l’expansion à l’étranger via l’émergence de 400 à 500 PME/PMI exportatrices sur le modèle du Mittelstand allemand.
  • créer un fonds de développement polonais pour financer le développement économique
  • équilibrer régionalement le développement économique et social.

Le coût du programme d’ici à 2030 est estimé à près de 1500 milliards PLN (350 milliards d’euros). Il vise à amener le PIB par habitant en Pologne en PPA dans une fourchette de 75 à 78% de la moyenne de l’UE à 28 en 2020, puis à 95% en 2030.

La bonne conjoncture économique et les mesures de lutte contre la fraude à la TVA[5] permettent au gouvernement de financer une politique sociale ambitieuse. Prévu à 2,94%, le déficit nominal des administrations publiques a ainsi atteint en 2017 seulement 1,7% après 2,4% en 2016. Parmi les mesures sociales adoptées au cours des deux dernières années on notera :

  • Le programme 500+ lancé le 1er avril 2016 en vue d’augmenter la natalité en Pologne, avec le versement d’une allocation familiale de 500 PLN (120 euros) par mois par enfant à partir du deuxième enfant.
  • Le retour aux âges de départ à la retraite antérieurs à la réforme de 2012, soit 65 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes.
  • Les hausses successives du salaire minimum de 8% au 1er janvier 2017 (à 2000 PLN bruts mensuels) puis de 5% au 1er janvier 2018 (à 2100 PLN bruts mensuels, soit 500 euros), ainsi que la création d’un salaire minimum horaire en 2017 (à 13,7 PLN depuis début 2018).[6]
  • La baisse de l’impôt sur le revenu pour les plus modestes avec le relèvement du seuil de l’exonération fiscale de 3100 à 8000 PLN au 1er janvier 2018.
  • La «liquidation» des contrats de travail précaire.
  • La baisse de l’impôt sur les sociétés à 15% pour les PME.

Dans les mois à venir, le gouvernement polonais envisage, entre autres, d’introduire des subventions aux familles nombreuses pour la construction de logement, un nouveau plan de capitalisation des retraites et une restructuration du système de santé.

Conjuguée aux annonces de taxes sectorielles (banques, médias, distribution et immobilier commercial), la mise en œuvre du programme économique du Gouvernement pourrait avoir des incidences sur les facteurs de long terme de la croissance, à savoir l’investissement direct étranger en Pologne, élément important pour la R&D (1,1% du PIB en 2017). On notera par ailleurs que les entrées d’IDE se sont contractées de 8,5% en 2016 à 12,6 milliards d’euros en raison de nombreuses cessions de participations étrangères, en particulier à l’Etat polonais[7]. La baisse des flux d’IDE entrants en 2016 ne remet néanmoins pas en cause l’attractivité de l’économie polonaise, la Pologne ayant progressé au classement Doing-Business de la Banque Mondiale de la 55ème place en 2013 à la 27ème place en 2018.

3. Eléments structurels et démographiques de l’économie polonaise.

3.1 Un secteur bancaire rentable et bien capitalisé mais devant être restructuré.

           En matière financière, la Pologne, qui a su jouer de sa flexibilité monétaire afin d’amortir l’impact de la crise économique et financière (le zloty s’est déprécié de près de 30% début 2009), n’envisage plus d’adopter la monnaie unique européenne à horizon de temps prévisible, faisant notamment preuve d’une certaine réticence quant au passage par le mécanisme de taux de change européen (MCE II). La Banque centrale, qui n’a pas modifié son taux directeur maintenu à un étiage historique de 1,50% depuis mars 2015, a su garantir la stabilité des prix en dépit de la croissance économique, bien que le niveau de l’inflation se situe sensiblement en-dessous de la cible d’inflation de 2,50% et de la fourchette de variation de plus ou moins 1 point fixée par la Banque.

Plusieurs développements apparus au cours des dernières années (tels que l'introduction en 2016 d'une taxe sur le secteur bancaire de 0,44% sur les actifs hors titres de l'État polonais, l'augmentation des contributions au Fonds de garantie bancaire et l’obligation pour les banques de restituer leurs marges de change) pourraient affaiblir le secteur bancaire polonais tandis que le mode de résolution des encours de crédits immobiliers en francs suisses n’a pas encore été arrêté. Si à ce stade, ces risques ne se sont pas matérialisés, la dynamique de distribution du crédit demeurant favorable, le secteur bancaire affiche un recul important de son bénéfice net consolidé en 2017 (-8,7%), malgré les fortes croissances des revenus nets d’intérêts (+9,2%) et des commissions nettes (+7,6%), en raison d’un effet de base défavorable en 2016[8] et de la hausse des contributions au Fonds de garantie bancaire.

Toutefois, le système bancaire reste attractif pour les investisseurs internationaux, notamment les groupes bancaires français, qui devraient intervenir dans la consolidation du secteur (cf rachat de Raiffensen bank Poland par BNP Paribas, par exemple)

3.2 Une situation favorable des finances publiques, au moins à court et moyen terme.

La soutenabilité des finances publiques à court et moyen terme semble assurée en Pologne. La dette publique s’établit fin 2017 à 50,6% du PIB, en nette baisse (54,1% fin 2016). La Commission européenne table sur une légère réduction de la dette publique à 49,6% du PIB fin 2018 et à 49,1% fin 2019. Le déficit public a été réduit de 2,6% du PIB en 2016 à 1,5% en 2017 (soit le plus bas niveau enregistré depuis l’adhésion de la Pologne à l’UE en 2004); la Commission européenne prévoit une légère réduction du déficit public à 1,4% du PIB pour 2018 et 2019.

Les orientations favorables à court terme (amélioration des finances publiques sur fond d’un meilleur recouvrement des recettes fiscales, notamment de TVA ainsi que l’accroissement continu des dépenses de consommation des ménages dont la propension des ménages à épargner, de l’ordre de 5%, est l’une des plus faibles en Europe centrale et balte), ont un caractère conjoncturel et devraient être assorties d’une constitution de marges budgétaires contra-cyclique utiles tant dans un scénario de retournement de cycle que sur le long terme.

Avec une position extérieure nette passée de -64% en 2014 à -58% du PIB en 2017, la Pologne a drastiquement réduit sa vulnérabilité extérieure. Depuis 2015, les réserves de change (à quelque 93,5 milliards d’euros fin avril 2018) se situent ainsi à des niveaux raisonnables, couvrant les besoins de financement extérieur bruts sur une année. Ces points positifs n’empêchent pas une dépréciation tendancielle de la devise (cours eur/pln 4,179 au  31/12/2017, 4,208 au 31/03/2018, 4,363 au 30/06/2018).

3.3 Une évolution démographique défavorable.

La bonne performance économique et la croissance continue depuis 1992 ne sauraient occulter l’ évolution défavorable que constitue le déclin démographique. Si la population est restée quasiment stable autour de 38 millions d’habitants depuis 1990, c’est l’immigration qui a fortement compensé le solde démographique naturel négatif. La Pologne a notamment accueilli ces dernières années plus d’un million de ressortissants ukrainiens. L’indice synthétique de fécondité s’établit à 1,39 enfant par femme en 2016 (+0,07 par rapport à 2015), soit l’un des plus faibles de l’Union. Il est encore trop tôt pour évaluer l'impact du programme 500+ mais les chiffres des deux dernières années semblent encourageants : 382 000 naissances ont été enregistrées en 2016 (soit 13 000 de plus qu’en 2015) et 402 200 naissances ont été enregistrées en 2017 (soit 20 000 de plus qu’en 2016). Les dernières prévisions démographiques tablent sur une baisse de la population à 33,951 millions d’habitants en 2050 (soit une baisse de 12% par rapport à la population actuelle ) ; les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront alors un tiers de la population polonaise (soit un peu plus de 11,3 millions d’habitants et elles seront ainsi deux fois plus nombreuses qu’aujourd'hui).              

Il conviendra dans ce cadre de surveiller les effets des mesures économiques récentes (allocations familiales, abaissement de l’âge de la retraite) ; leur caractère  potentiellement désincitatif pourrait renforcer les conséquences  de la hausse continue de l’âge moyen de la population active sur  la croissance potentielle de l’économie polonaise, et partant, sur  les finances publiques, alors que le Fonds des retraites est déficitaire. A plus long terme, la pression exercée sur la valorisation des pensions de retraite constituera un risque budgétaire au regard de la trajectoire fortement décroissante du ratio de remplacement de la population active (de 50% à 30% d’ici à 2040).

Conclusion:

La Pologne est le seul pays de l'Union européenne à avoir connu une croissance économique ininterrompue depuis 1992, même pendant la crise de 2008. Son modèle économique, fondé sur la compétitivité-coût de la main d’œuvre, a permis un rattrapage spectaculaire, de 49% de la moyenne européenne en 2004 à 70% aujourd'hui (en parité de pouvoir d'achat). Mais confronté à la spirale de hausse des salaires, il doit maintenant évoluer vers un modèle à plus forte valeur ajoutée moyennant un effort de R&D soutenu pour assurer le relais d’activité. Par ailleurs, l'économie polonaise pourrait subir une diminution de son potentiel de croissance à moyen et long termes en raison de perspectives démographiques négatives et de sa dépendance aux apports de fonds extérieurs dont les montants publics (fonds UE en repli après 2020 au titre des fonds structurels[9]). C'est pourquoi les recommandations des Institutions internationales sur le plan des finances publiques, insistent sur la nécessité constituer des réserves budgétaires afin de réduire la vulnérabilité du budget aux futurs chocs exogènes et, d’autre part, se préparer à couvrir le coût futur du vieillissement de la population active.

Sauf retournement exceptionnel de la conjoncture mondiale, l’économie polonaise bénéficie pour les quelques années à venir d’une combinaison de facteurs favorables à la croissance, au premier rang desquels figurent l'augmentation du pouvoir d'achat des ménages et les fonds européens (dont la Pologne est le premier bénéficiaire net) : ces facteurs positifs doivent encourager les entreprises françaises à s'intéresser davantage au marché polonais et constituent autant d'atouts qui devraient permettre à la Pologne de relever les défis de moyen-long terme évoqués ci-dessus dans de bonnes conditions.

 

 

 

 

Indicateurs clés de l'économie polonaise

 

2015

2016

2017 e

2018 p

2019 p

Macroéconomie

PIB réel (M€ en volumes chaînés de 2010)

419 834,5

431 860,0

451 509,6

 

 

 Variation du PIB réel

3,8

2,9

4,6

4,3

3,7

 Contributions : - Demande intérieure

3,4

1,1

4,3

4,2

3,3

                            - Variation de stocks

-0,1

1,1

0,2

0,2

0,2

                            - Exportations nettes

0,6

0,7

0,1

-0,1

0,2

PIB réel par habitant (€)

10 900,0

11 400,0

11 800,0

 

 

Consommat. privée (variation annuelle)

3,0

3,9

4,8

3,7

3,2

Investissement brut (variation annuelle)

6,1

-7,9

5,4

7,9

4,8

Prix

Inflation (variation annuelle)

-0,7

-0,2

1,6

1,3

2,5

Inflation sous-jacente (variation annuelle)

0,3

-0,2

0,7

1,9

2,5

Emploi

Taux de chômage (EFT)

7,5

6,2

4,9

4,1

3,9

 des 15-25 ans

20,8

17,7

14,6

 

 

Taux d'emploi (% pop 20-64 ans)

67,8

69,3

70,9

 

 

Taux de participation (% pop 20-64 ans)

73,2

73,8

74,5

 

 

Salaire mensuel moyen brut (secteur privé)

4 121,4 zl

4 303,9 zl

4 565 zl

 

 

 Variation nominale

3,3

3,8

7,2

6,4 c

6,5 c

 Variation réelle

4,0

4,0

5,6

4,1

4,3

Productivité du travail (variation annuelle)

2,4

2,0

2,2

2,9 c

2,9 c

Extérieur

Balance commerciale (% PIB)

0,5

0,6

0,4

-0,4

-0,6

 Exportations (variation annuelle)

7,7

8,8

10,2

6,8

5,8

 Importations (variation annuelle)

6,6

7,9

12,3

7,9

5,9

Compte courant (% PIB)

0,1

1,2

0,7

0,3

0,0

Capacité de financement (% PIB)

2,0

2,6

2,5

1,9

1,8

Finances publiques

Solde public (% PIB)

-2,6

-2,5

-1,7

-1,4 d

-1,4

Solde structurel (% PIB potentiel)

-2,3

-2,2

-2,6

-2,1

-2,2

Dette publique (% PIB)

51,1

54,1

50,6

49,6 d

49,1 d

e/p Estimations/Prévisions de la Commission européenne ; c Prévisions de la NBP ; d Prévisions du MinFin

Sources : Eurostat, NBP ; calculs DG Trésor (SER de Varsovie)

 

 

 

 

 

 

 

 



[2] En mai 2018, la croissance des salaires nominaux atteint 7% en g.a, soit le plus haut niveau de croissance des salaires enregistré depuis janvier 2012. Le salaire brut moyen s’établit désormais à 4696 PLN mensuels (1096 euros) en mars 2018.

[3] Taux de chômage harmonisé de l’UE calculé par Eurostat sur la base des résultats trimestriels de l’enquête, en ligne avec la définition du BIT et du taux de chômage enregistré mensuellement.

[4] Selon les statistiques polonaises, les entreprises étrangères contrôlent près de 30% de l’économie polonaise (54% de l’industrie manufacturière), contribuent pour plus d’un tiers au PIB polonais (47% de la VA dans l’industrie manufacturière) et réalisent près de la moitié du commerce extérieur (63% dans l’industrie manufacturière).

[5] Un certain nombre de réformes visant à resserrer le système fiscal en vue de lutter contre la fraude fiscale ont donc été entreprises en 2016 et 2017, dont l’introduction, à l’instar de la France, d’un dépôt électronique obligatoire pour les entreprises s’acquittant de la TVA, l’obligation de déclaration à une fréquence mensuelle, le contrôle accru des produits d’accise ainsi que le renforcement des sanctions financières et pénales. En conséquence des mesures prises, les recettes de TVA ont augmenté de 30 milliards de PLN (7,1 milliards d’euros) entre 2016 et 2017. L’écart de TVA atteignait 14% fin 2017, soit une baisse de 6 points de pourcentage par rapport à 2016.

[6] Le gouvernement a approuvé le 14 juin 2018 un projet de loi en vue d’augmenter le salaire minimum de 5,7% à 2220 PLN (523 euros) mensuels à partir du 1er janvier 2019. Le salaire minimum horaire serait ainsi de 14,50 PLN.  

[7] L’Etat polonais aurait ainsi, selon les chiffres du cabinet d’avocats de droit des affaires CMS, repris pour 3,6 milliards d’euros d’actifs en 2016. Entre autres, l’Italien UniCredit a annoncé en décembre 2016 un accord visant à céder ses participations dans la banque locale Pekao, la deuxième plus grande banque polonaise, pour 2,5 milliards d’euros à un consortium composé de PZU et du Fonds de développement polonais nouvellement créé, le PFR.

[8] qui avait connu un profit exceptionnel de 2016 en lien avec la cession par les banques européennes de Visa Europe à Visa Inc.

[9] Le budget prévisionnel pour la campagne des fonds 2021-2027, présenté par la Commission européenne en mai 2018 laisse envisager une baisse d’environ 23% des fonds des européens alloués à la Pologne, comparé à la campagne 2014-2020 (où la Pologne aura reçu globalement 86,1 milliards d’euros).

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