Les échanges commerciaux France-Pérou en 2019

1- Un niveau d’échanges en progression et un déficit qui se creuse

Le total des échanges commerciaux bilatéraux atteint 786 M€ en 2019 (+12% par rapport aux 703 M€ de 2018).

Les exportations françaises vers le Pérou (215 M€ FAB) restent nettement en deçà des importations (571 M€ CAF). De ce fait, le déficit commercial (structurel) s’établit à 356 M€ en 2019 (247 M€ en 2018), soit une hausse de 44%. Le taux de couverture baisse à 38% (48% en 2018), son niveau le plus bas en 10 ans.

Sur la durée, le creusement du déficit commercial français s’explique par la progression constante des importations en provenance du Pérou (6 années consécutive), avec une hausse conséquente en 2019. Le niveau des exportations françaises, pour sa part, présente davantage de fluctuations et connaît une baisse en 2019 pour la 3e année consécutive.

Le Pérou se situe en 2019 au 93e rang de nos clients (comme en 2017) et au 66e rang de nos fournisseurs (71e en 2018), ne représentant qu’environ 0,07 % de notre commerce extérieur.

2-Des exportations directes en baisse,  qui s’établissent à 215 M€ pour 2019

Nos exportations, constituées à 98% de produits manufacturés, ont atteint 215 M€ en 2019 (-6%).  

La France est le 21e fournisseur du Pérou, selon les douanes péruviennes, et notre 7e pays client en Amérique latine, derrière le Brésil, le Mexique, le Chili, la Colombie, l’Argentine et le Panama.

Pour ce qui est de l’évolution de nos principaux postes, on notera notamment :

  • Le segment « autres produits industriels » (106,4 M€), qui représente 49,5% de nos exportations en 2019, demeure le premier poste d’exportations mais connait une quasi-stagnation (-0,3% par rapport à 2018).
  • Parmi les autres secteurs importants figurent les « produits chimiques, parfums et cosmétiques » (+3,8%, record de 45,9 M€)  et les « produits pharmaceutiques » qui reculent, pour leur part, pour la 2e année consécutive (27,3 M€ ; -6,9%)
  • Les « équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques » (70,4 M€, - 11,4 %), deuxième poste d’exportations en 2019, chutent à leur niveau le plus bas depuis 10 ans.
  • Le segment « produits des industries agroalimentaires » (16 M€, +22 %), passe au troisième rang et se redresse après une forte chute en 2018. Cette hausse s’explique presque entièrement par les préparations et conserves à base de pommes de terre qui passent de presque 0 à 3 M€ en 2019.
  • Finalement, pour ce qui est des matériels de transports (4ème, 15,7 M€ ; -18%) on note une chute des exportations de véhicules (7,7 M€ ; -43%).

 Il convient de souligner que si les exportations françaises sont en baisse, cette tendance n’est pas tout à fait représentative de la présence réelle de nos produits sur le marché péruvien. En effet, nombre de nos groupes fournissent le marché péruvien depuis des centres de production et de distribution installés dans des pays tiers.

3 – Hausse des importations françaises, notamment de GNL

Nos achats de produits péruviens s’établissent à 571 M€ en 2019, une progression conséquente de 20%, qui s’explique presque entièrement par la hausse de nos importations de gaz naturel. Pour ce qui est des évolutions notables pour 2019 :

  • le premier poste d’importations correspond aux produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (206 M€, +11,3%) dont les fruits tropicaux et subtropicaux (130,9 M€, +20,5%) qui représentent à eux seuls 23% de nos importations totales.
  • le pôle « hydrocarbures naturels, produits des industries extractives » augmente de 254% pour atteindre un niveau historique de 140 M€ (+100 M€) grâce au GNL (122 M€, +380% ; 87% du pôle).
  • En 3ème place, les produits issus de « l’industrie agroalimentaire » (121,2 M€, -0,8%) connaissent des variations au niveau des sous-produits même si le chiffre global évolue peu.  On constate par exemple pour 2019 une hausse des préparations et conserves à base de poisson et de produits de la pêche (58,1 M€, +5,4%).
  • Enfin, « les autres produits industriels » (101,8 M€, -6,7%), se caractérisent par la forte baisse des importations de « plomb, zinc et étain » (47,1 M€, -20%).
  • A noter finalement, la disparition du poste « produits raffinés du pétrole » qui passe de 17 M€ à 0 en un an ; en cohérence avec la production irrégulière du secteur pétrolier péruvien.

 Le Pérou se classe 4e fournisseur de la France en Amérique Latine, derrière le Brésil, le Mexique, le Chili et devançant la Colombie. La France est le 22e client du Pérou selon les douanes péruviennes.

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