Présentation de l'économie norvégienne

Peuplée de 5,35 millions d’habitants sur une superficie de 385 200 km2 (incluant les 62 700 km2 de l'Archipel du Spitzberg), la Norvège est devenue en quarante ans  la trentième économie mondiale avec un PIB de près de 418 Mds USD en 2018 : son revenu par tête (près de 78 k USD) la plaçait au troisième rang mondial du classement du FMI des pays les plus riches du monde.

Les recettes tirées l'exploitation du plateau continental norvégien ont été mises en réserve dans un fonds souverain, le Goverment Pension Fund Global (GPFG), créée en 1990, abondé à partir de 1996 et géré par une division de la Banque de Norvège (NBIM), sous l'autorité du parlement (Storting, unicaméral). L'encours de ce fonds atteignait au 31 décembre 2019 plus de 1020 Mds EUR, ce qui représente près de  trois fois le PIB du pays et le place au premier rang des fonds souverains dans le monde. Ce fonds, investi aux deux-tiers en actions, fait du governement norvégien le premier investisseur institutionnel de la planète, avec  plus de 2,5 % de la capitalisation boursière mondiale.

L' économie reste encore largement dépendante du secteur primaire : les exportations d'hdyrocarbures représentent plus de la moitié des exportations totales du pays et, pour la première fois, le montant des exportations de produits de la mer a dépassé 10 Mds EUR.

Cette dépendance explique le refus, par deux fois, à une courte majorité, du peuple norvégien, de rentrer dans la Communauté européenne, en 1972 et 1994. Pour autant, la Norvège est très fortement intégrée à l'Union européenne qui absorbe les 3/4 de ses exportations (son premier client était en 2018 le Royaume-Uni et son premier fournisseur la Suède). Institutionnellement, la Norvège, membre fondateur de l'AELE, est le principal acteur de l'Espace économique européen. Elle est également signataire des accords de Schengen.

La Norvège est écoutée sur la scène internationale et promeut résolument le multilatéralisme, la résolution pacifique des conflits et la libéralisation du commerce international et des flux de capitaux.

La Norvège est résolument engagée sur la voie de la diversification de son économie. Elle souhaite capitaliser sur sa tradition d'ingénierie et les savoirs-faire développés dans l'extraction offshore pour contribuer à la décarbonisation de l'économie mondiale et à la réalisation des objectifs de Paris. Le pays est l'un des plus avancés en matière de capture et de stockage du carbone (CCUS) et développe des technologies hydrogènes innovantes. S'il ne produit pas de véhicules terrestres, c'est l'un des pays les plus avancés en matière de mobilité électrique terrestre (mi 2019, pour la première fois, plus des 50 % des immatriculations de véhicules neufs concernaient des véhicules totalement électriques) et maritime (développement de navires hybrides, totalement électrique et à propulsion hydrogène).
La Norvège est également le premier producteur et exportateur mondial de salmonidés et l'un des pays les plus en avance en matière de nouvelles technologies d'aquaculture (fermes en pleine mer contrôlées à distance). Elle reste un acteur important de la filière bois, que la numérisation de l'économie mondiale a conduit à se restructurer en profondeur.
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