Relations bilatérales

  • Échanges commerciaux de la France avec le Niger

Sur l’ensemble de l’année 2017 (source : Douanes françaises), les exportations de la France vers le Niger augmentent de +16,7% avec un volume de 150,3 MEUR (tandis que la moyenne Afrique de l’Ouest se situe à -1,4%). En conséquence, le Niger devient le 20ème client de la France en Afrique subsaharienne en 2017 (23ème en 2016). En tout état de cause, la France conserverait son rang de 1er partenaire commercial du Niger en représentant près de 30% des importations totales et 1/3 des exportations totales du pays (source : Trade Map).

De leur côté, les exportations du Niger vers la France augmentent de +8,5% avec un volume de 238,7 MEUR (tandis que la moyenne Afrique de l’Ouest se situe à +11,1%). En conséquence, le Niger maintient son rang de 9ème fournisseur de la France en Afrique subsaharienne en 2017 (mais il était 6ème en 2015).

Structurellement, la balance commerciale bilatérale est toujours fortement excédentaire en faveur du Niger, mais le déficit tend à se réduire (7ème solde déficitaire de la France en Afrique subsaharienne avec -88,4 M EUR) du fait de la nette diminution des importations d’uranium.

  • IDE et présence française au Niger

Le flux d’IDE français au Niger a fortement augmenté en 2014 (+853,5 MEUR) suite aux investissements du Groupe Bolloré dans le pays (chantier de la boucle ferroviaire et reprise des actifs de la société publique Bénirail), aux investissements d’Areva, notamment pour la réalisation de la route Arlit-Agades, ainsi qu’à la constitution d’une flotte de transport (camions) par la société française Necotrans/R Logistic (pour le transport de l’uranium). Depuis, les flux sont retombés (59,3 MEUR en 2015 et 1,8 MEUR en 2016).

Fin 2016, le stock d’IDE français au Niger atteignait 1.071 MEUR, très stable par rapport à fin 2015 (1.069 MEUR) et fin 2014 (1.060 MEUR), ce qui représentait le 9ème stock d’IDE français en Afrique subsaharienne (derrière le Nigéria, l’Angola, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Ghana et le Gabon).

Globalement, une trentaine d’entreprises françaises (investisseurs individuels et filiales d’entreprises) sont actives au Niger sur l’ensemble des secteurs de l’économie, avec un chiffre d’affaires estimé à environ 1 milliard d’euros.

  • Politique d’assurance-crédit de la France/Niger

Selon la classification de la politique d’assurance-crédit, le Niger est classé en catégorie 7 de l’OCDE, « ouvert sous conditions » pour des opérations à destination d’acheteurs non souverains ou faisant l’objet de cofinancements avec des bailleurs multilatéraux ou avec neutralisation du risque pays.

Au 31 décembre 2017, il n’y avait [à la connaissance du SE] aucun encours COFACE sur le Niger.

  • Aide publique au développement de la France au Niger

L’aide française transite très largement au travers de l’AFD. Entre 2008 et 2016, le volume total des autorisations de l’AFD au Niger, hors soutiens budgétaires et PROPARCO, s’est élevé à 332,9 MEUR, dont 166,3 MEUR sous forme de subventions, 162,4 MEUR de prêts souverains concessionnels et 4,3 MEUR de garanties. Le portefeuille d’activités géré par l’AFD au Niger est aujourd’hui de plus de 280 M€ et comprend 21 projets vivants (hors ONG, projets multipays et PROPARCO). Le reste à verser sur ces projets était d’environ 200 MEUR à fin 2017.

La France a accordé au Niger depuis 2012, 101 MEUR au titre des appuis budgétaires : sept subventions d’aide budgétaire à hauteur de 56 MEUR et deux prêts budgétaires de l’AFD pour un total de 60 MEUR. Les secteurs d’imputation sont principalement l’apurement des arriérés et les dépenses sociales.

En 2018, une nouvelle ABG de probablement 10 MEUR sera accordée au Niger, à l’issue de la mission financière française qui séjournera à Niamey prochainement afin d’instruire une nouvelle aide budgétaire sur don à l’État du Niger.

Lors de la Conférence de la Renaissance du Niger tenue à Paris en décembre 2017, la France s’est engagée à accorder des financements à la hauteur de 400 MEUR (tout instrument confondu) sur la période 2017-2021. Sur cette période, la contribution de l’AFD sera de 335 MEUR.

Publié le