Situation économique et financière du Mexique – Août 2019

Description de la structure de l’économie

Taille de l’économie : le Mexique est la 2ème économie d’Amérique Latine, son PIB était de 1 223 Mds USD fin 2018 (FMI). Son économie se place au 15ème rang mondial, avec un vaste marché intérieur de près de 130,5 M d’habitants (11ème rang mondial).

Degré d’ouverture : le Mexique est un grand défenseur du libre-échange et de l’intégration commerciale ; il dispose d’un  réseau de 12 accords de libre-échange (ALE) incluant 46 pays et de 32 accords de promotion et de protection réciproque des investissements (APPRI). L’Accord Canada–États-Unis–Mexique (T-MEC) a été signé le 30 novembre 2018 et ratifié par le Sénat mexicain le 19 juin 2019. Il doit encore être ratifié par les Congrès canadien et étasunien. L’Accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mexique (TLCUEM) est également en attente de ratification, suite à la conclusion d’un accord de principe entre l’Union Européenne et le Mexique le 21 avril 2018. L’ouverture commerciale du Mexique est de 36% du PIB[1] ; le pays est également très ouvert aux investissements étrangers qui alimentent la machine exportatrice.

Niveau de développement : le Mexique accuse d’importants retards en termes de développement social et humain : ainsi, 41,9% de la population vivait en-dessous du seuil de pauvreté en 2018[2], et le PIB par habitant (8 312 EUR en 2018) continue de masquer de très fortes inégalités (indice de Gini de 43,4 en 2016 soit le 38ème plus mauvais pays en termes d’inégalité). Avec un indice de développement humain de 0,774, le Mexique se situe en 2017 au 103ème rang sur 188 pays.

Avantages comparatifs et structure de l’économie : la position géographique du pays lui permet d’avoir une relation économique et commerciale privilégiée avec les Etats-Unis. Par ailleurs, le pays est riche en ressources naturelles (minerais, produits agricoles) : en 2018, il fut le 1er producteur d’argent au monde (1,7 million de kilogrammes produits) et en 2017 le 11ème producteur de pétrole (avec légèrement moins de 2 millions de barils produits/jour, un niveau historiquement bas depuis 1980) malgré une baisse continue de la production depuis 2004[3]. Le pays compte un certain nombre de groupes industriels dynamiques et internationalisés (Pemex, América Móvil, Bimbo, Grupo Carso…) et une main d’œuvre bon marché, sur laquelle il a fondé sa compétitivité à l’exportation.

Performances sur le long terme : économie émergente, le Mexique a privilégié ces dernières années l’assainissement de ses comptes publics et le renforcement de sa résistance aux chocs externes au détriment de sa croissance. La croissance moyenne a été de 2,2% entre 2012 et 2017, de 2 % en 2018[4]. La croissance risque cependant de décélérer en 2019 : le pays a frôlé la récession technique au T2 2019 (+0,1% g.a au T1 2019 et +0,4% au T2 2019) et le consensus de croissance des économistes interrogés par Banxico s’établit à 0,8% en juillet 2019 (vs. 2,2% en début d’année).

Place du secteur privé : le Mexique dispose d’une économie ouverte de marché où le secteur privé est à l’origine de 86% du PIB[5].

Eléments d’analyse conjoncturelle

Performance récente de la croissance : Depuis l’élection d’Andrés Manuel López Obrador (AMLO) et particulièrement depuis sa prise de fonction le 1er  décembre dernier, l’économie a été marquée par une baisse de croissance. Alors que la croissance trimestrielle avait atteint +2,6% (g.a.) au T3 2018, elle a ralenti pour atteindre +1,7% au T4 2018 et seulement +0,1% au T1 2019. Cette croissance continue d’être tirée par la consommation, bien qu’en ralentissement, et par les transferts de fonds des migrants (remesas) : ces dernières ont atteint un record de 7,7  Mds USD au T1 2019 (+7,2% g.a.). L’évolution du PIB a surpris au T2 2019 : la croissance est atone, à 0,4 % g.a. (0,1 % g.t.)[6], mais elle reste positive, alors que les analystes[7] prévoyaient un trimestre de décroissance; l’économie mexicaine connaît néanmoins son pire de semestre depuis la crise de 2009.

Dans ce contexte, l’ensemble des analystes revoit à la baisse les prévisions de croissance pour le Mexique en 2019. Malgré des estimations du Président toujours à 2 %, le Ministère des Finances prévoit désormais seulement 1,1 % de croissance et le FMI 0,9% (contre 2,3% en début d’année).

Moteurs de la croissance (consommation, investissement, commerce extérieur) : Les exportations restent le principal moteur de l'économie mexicaine, croissant 10 fois plus que le PIB sur les six premiers mois. La consommation privée, tirée par les remesas, est également un moteur traditionnel de la croissance mexicaine, en ralentissement néanmoins sur le 1er semestre. Au mois de mars la consommation a chuté de 0,7% g.a. et 1,4% g.m, soit la première baisse en g.a. depuis 2012. Plus généralement, sur les quatre premiers mois de l’année, la consommation privée a crû de seulement +1,4% (g.a.) en moyenne, contre +2,4% sur la même période en 2018. La mise en place tardive des programmes sociaux promis par le nouveau Gouvernement explique en grande partie la faiblesse de la consommation, selon les analystes.

Situation du commerce extérieur : Le Mexique enregistre un excédent commercial de 3,1 Mds USD au S1 2019. La balance pétrolière connaît un déficit record de 10,6 Mds USD ; la balance non-pétrolière est en excédent de 13,7 Mds USD. Les exportations atteignent 227,3 Mds USD au 1er semestre, en croissance de 3,7 % g.a, et malgré une baisse de 9,5 % g.a des exportations pétrolières (et -20,4 % g.a sur le mois de juin – leur pire niveau en 35 ans). Les exportations non-pétrolières ont augmenté de 4,7 % g.a sur le semestre.

Flux d’IDE : Le Mexique jouit d’une attractivité importante ; les IDE sont largement destinés à alimenter la machine exportatrice mexicaine et participent à faire du pays la « base-arrière » industrielle des Etats-Unis. Sur l’année 2018, le flux d’IDE a atteint 31,6 Mds USD, en augmentation de 6,4% g.a. mais toutefois en forte baisse en fin d’année 2018 : à -28 % g.a. au T4 2018 (à 5,0 Mds USD vs. 7,0 Mds USD au T4 2017). L’annulation du projet d’aéroport international à Mexico ainsi que plusieurs initiatives demeurées sans suite présentées au Sénat par la majorité présidentielle (interdiction de la facturation de plusieurs commissions bancaires, révocation de certaines concessions minières, nationalisation des fonds de pension…) pourraient être à l’origine de ce ralentissement des IDE en fin d’année. Les IDE semblent repartir à la hausse en 2019, avec plus de 18 Mds d’IDE reçus au premier semestre, soit le meilleur premier semestre depuis 2013. La progression est cependant limitée : +1,5% g.a., versus +14% enregistré au S1 2018.

Dépendance aux financements externes : Le déficit courant reste stable et mesuré, à 1,8% du PIB au T1 2019. Ce déficit reste financé par les IDE (2,6% du PIB en 2018). En comparaison avec les autres pays émergents, la part de détenteurs non-résidents dans la dette publique est limitée (environ 30%, selon la répartition suivante : Etats-Unis [50 à 55]%, Asie [15 à 20] %,  le reste pour l’Europe).

Politique économique

Policy mix : la Banque Centrale a acquis une grande crédibilité ces 20 dernières années, et son mandat comme son indépendance sont respectés. Le Président élu s’est engagé à respecter l’autonomie de Banxico et à maintenir les disciplines fiscale et financière. De manière plus générale, les autorités sont parvenues à créer une certaine résilience aux crises financières et aux turbulences des marchés financiers par des efforts constants de maîtrise de l’inflation. En termes de politique budgétaire, la réforme fiscale mise en œuvre sous le mandat d’Enrique Peña Nieto (EPN) a permis d’augmenter les recettes fiscales de 4,8 points de pourcentage (de 8,3% du PIB en 2012 à 13,1% fin 2017) notamment grâce à une augmentation de 78% du nombre de contribuables. La dépendance à l’égard des recettes pétrolières a également diminué : de 8,8% du PIB en 2012 à 3,8% en 2017. L’administration fiscale mexicaine (SAT) a annoncé une augmentation de 2,7 M de contribuables depuis l’arrivée du Président López Obrador. Le dernier recensement établit à 74,4 M le nombre de mexicains payant leurs impôts et finançant 64% du budget de l’État fédéral. Il existe toutefois encore une grande marge de manœuvre afin de faire en sorte que la pression fiscale moyennes du Mexique, qui est de 16,2% (en 2018)[8] se rapproche de la moyenne de celle des pays de l’OCDE (34,19% en 2018).

Pro ou contra cyclicité de la politique budgétaire : Depuis sa campagne, Andrés Manuel López Obrador prône une orthodoxie budgétaire rigoureuse et des mesures dites  d’« austérité républicaine ». L’objectif principal des finances publiques, le maintien d’un excédent primaire à 1 % permettant une stabilisation de la dette, a été atteint sur le 1er semestre via des mesures d’austérité parfois brutales (baisse de la masse salariale, suppression des dépenses superflues…) et des réorganisations de dépenses, qui affectent fortement certains Ministères. Le retard de mise en place des projets et politiques, et certaines décisions comme la centralisation des achats publics[9] sont à l’origine d’un sous-exercice des finances publiques sur le 1er semestre de 2019 (-5,9% par rapport au budget ; -4,5% g.a.). Si la sous-exécution du budget permet au Gouvernement d’atteindre son objectif d’excédent, son caractère procyclique pèse sur la croissance et contribue à la paralysie des autorités publiques fédérales, qui affecte fortement l’économie via la consommation publique, et pourrait, à terme, affecter la consommation des ménages dépendants des transferts fédéraux.  Dans ce contexte, le Ministre des Finances A. Herrera a présenté un plan d’appui à l’économie contra cyclique. Ambitieux par les montants, et impactant a priori peu l’équation budgétaire du Gouvernement (notamment grâce à la mobilisation de ressources extrabudgétaires ou de mécanismes de garanties), il vise à contrer l’absence de croissance au Mexique via des dépenses d’infrastructures, l’accroissement des crédits et garanties de crédits via les banques de développement et des avances sur les appels d’offres du Gouvernement fédéral de 2020 à 2019.

Inflation et politique monétaire / de change : Après avoir été supérieure à l’intervalle cible de la Banque centrale (3% ± 1%) pendant plus de 2 ans, entre janvier 2017 et février 2019, l’inflation a atteint son plus faible niveau depuis décembre 2016 en juillet 2019 (3,78% g.a), ce qui a permis une 1ère diminution du taux directeur de la banque centrale de 8,25 % à 8% le 15 août dernier. Concernant la politique de change, les autorités monétaires ont mené une stratégie d’accumulation de réserves depuis 2008/2009 ; atteignant un maximum de 198,2  Mds USD en février 2015. Depuis lors, elles ont diminué en raison des mécanismes de défense du peso mis en œuvre par la Banque Centrale. Elles s’élèvent aujourd’hui à 179 Mds USD (au 1er juillet 2019).  Le Peso mexicain est résilient : il s’est apprécié de 4,7% entre le 1er juillet 2018 et le 1er juillet 2019, malgré une certaine volatilité financière et une tendance négative pour d’autres grandes devises émergentes. La devise mexicaine profite d’un dollar étasunien relativement faible, d’une forte incertitude concernant d’autres grandes économies émergentes et d’un différentiel de taux d’intérêt favorable au Mexique issu d’une politique monétaire restrictive de la Banque centrale[10].

Dette externe/publique : La dette publique mexicaine a quasiment doublé au cours du sextennat d’Enrique Peña Nieto : passant de 5 500 Mds MXN (250,6 Mds EUR)[11] en décembre 2012 à près de 10 500 Mds MXN (475 Mds EUR) en juin 2018, soit un montant égal à 46,4% du PIB[12] contre 34,8 % du PIB en 2012[13]. AMLO s’est engagé, depuis la campagne, à ne pas accroître la dette du secteur public sur la durée de son mandat. La dette du secteur public fédéral est en baisse, à 44,9 % du PIB fin juin 2019 (versus 46,9 % du PIB en décembre dernier).

Secteur bancaire  

Taille du secteur et structure : Le nombre total de banques opérant au Mexique s’élève à 51 banques commerciales et 6 banques de développement. Les banques commerciales ont connu 3 entrées récentes : Banco Shinhan en janvier 2018, Banco S3 en mars 2018 et KEB Hana Bank en janvier 2019. Le portefeuille de crédits total des différentes institutions bancaires avait augmenté de 4,9% à la fin d’avril 2019 (g.a), atteignant 243 Mds EUR. Le secteur bancaire se caractérise par sa concentration importante, les 7 premières banques représentent 79 % des actifs et 81 % du total des crédits en 2018.

Dollarisation et évolution des crédits (volume et taux) :

Le ratio crédit au secteur privé et dépôt du secteur privé/PIB est de 25,6% en 2018 ce qui est faible (45% en moyenne pour l’Amérique Latine et Caraïbe). De plus, la croissance des crédits bancaires est actuellement en décélération. Ainsi seules 47% des entreprises déclarent avoir recours au crédit bancaire. Ce taux est toutefois hétérogène : les entreprises de plus de 100 salariés ont un recours significativement plus élevé que les PME. Seuls 12% des micros entreprises ont accès au crédit et 32% des PME n’ont pu investir faute de financement[14]. Les principaux facteurs limitant le recours au crédit évoqués par les entreprises sont les contreparties exigées et le niveau des taux. Par conséquent l’accès aux services financiers est le sixième obstacle le plus important pour les entreprises selon l’indice de compétitivité du forum économique mondial[15]. Une part importante (54,20% en 2017) du crédit privé est destiné au secteur public (gouvernement fédéral, Etat ; municipalités, agence gouvernementale), ce qui est plus important que la Turquie (28,50%), la Russie (17,40) et le Chili (23,60%)[16]. De plus, seulement 37% des adultes ont accès aux services financiers (39% en 2015), ce qui est très faible comparé aux 80% du Brésil ou de la Chine[17].

Résilience à la crise financière : le secteur bancaire mexicain est sain, solvable, correctement capitalisé et supervisé selon les meilleures pratiques en matière de normes prudentielles, de gestion des risques, de comptabilité et de gouvernance. Le Mexique fait ainsi partie des 10 premiers pays à avoir mis en œuvre les normes Bâle III depuis le 1er janvier 2013. Le taux de créances douteuses est l’un des plus bas parmi les émergents (2,12% en avril 2019). La concentration du secteur accroît néanmoins le risque d’instabilité du système financier mexicain et le rend vulnérable face à une sortie de capitaux qui pourrait être opérée par des banques très majoritairement étrangères (cf. BBVA durant la crise financière de 2008).
Mesures de soutien et réformes en matière de supervision : la réforme financière, adoptée fin 2013, a encouragé la concurrence, incité les banques à accroître leur volume de crédits à des taux plus compétitifs, renforcé le rôle des banques publiques de développement dans de nombreux secteurs définis comme stratégiques, renforcé les droits des usagers des banques et des services financiers, consolidé le cadre juridique d’exécution des garanties en cas d’impayés et abouti à des mesures plus strictes pour la lutte contre le blanchiment d’argent. La question du blanchiment d’argent et financement du terrorisme demeure un sujet important : la publication du premier rapport d’évaluation nationale des risques par l’autorité de régulation bancaire a montré que les sept principales banques du pays présentaient un niveau de risque élevé d’exposition au blanchiment d’argent.

Perspectives et réformes structurelles

Stratégie et modèle de croissance : Le Mexique n’a pas encore dérogé à son modèle axé sur les exportations de produits à faible contenu local, essentiellement à destination des Etats-Unis[18], et l’utilisation d’une main d’œuvre bon marché et peu productive. Dans ce contexte, l’accord trilatéral conclu entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada est déterminant et les modifications prévues  (règles d’origine dans l’automobile, thème salarial…) pourraient affecter l’économie mexicaine. Alors que le gouvernement précédent avait mis en place des réformes d’envergure visant à ouvrir davantage le pays aux investissements étrangers et renforcer la compétitivité (réforme du secteur des télécommunications; la réforme des secteurs de l’électricité et des hydrocarbures ayant pour principal objectif de libéraliser et augmenter la production), la politique du nouveau gouvernement repose plutôt sur des relances keynésiennes, via une relance de l’investissement public et est tournée vers le marché intérieur.

Climat des affaires : Au classement « Doing Business » 2018 de la Banque Mondiale évaluant l’environnement des affaires, le Mexique a chuté de onze places en 2 ans, passant du 38e au 49e rang sur 190 pays. Il demeure néanmoins le 1er pays d’Amérique latine devant le Chili, le Pérou et la Colombie.

Forces et faiblesses structurelles (R&D, marché du travail, concurrence, corruption, éducation…) : de nombreux dysfonctionnements structurels grèvent la compétitivité du pays, classé 46ème sur 140 pays et 2ème d’Amérique latine (derrière le Chili) à l’indice 2018 du Forum Economique Mondial. Le Mexique continue à souffrir :

  • d’un déficit d’infrastructures (en 2017, 2,6% du PIB a été investi dans les infrastructures contre 5% en moyenne pour les économies émergentes d’Amérique Latine)[19] ;
  • d’une main d’œuvre insuffisamment qualifiée (68% de la main d’œuvre est qualifiée contre 79% en moyenne pour l’OCDE[20]) ;
  • de sous-investissements en R&D (0,5% du PIB en 2013, l’investissement en R&D au Mexique est faible par rapport aux autres pays de l’OCDE ayant le même PIB/hab) ;
  • de la faiblesse de sa productivité (stagnation de la productivité du travail[21]) ;
  • de l’importance de l’économie informelle (près d’un quart du PIB ; 56,5% de la population active en 2017)[22] ;
  • d’une faible pression fiscale (16,2% du PIB, contre 31,3% en Argentine, 32,2% au Brésil et 34,19% en moyenne dans les pays de l’OCDE).

Enfin, le coût de l’insécurité et de la violence (liées notamment au crime organisé) a récemment été évalué à 21% du PIB[23], source de préoccupation pour le secteur privé. Le coût de la corruption s’élèverait à 10% du PIB[24] contre 2% au niveau mondial. Malgré les réformes récentes visant à lutter contre la corruption (comme la loi de responsabilités administrative ou « ley 3de3 » et la création du Système National Anticorruption), la perception de la population mexicaine quant à la corruption s’est détériorée : le Mexique a chuté de 27 places dans le classement de perception de la corruption de Transparency International en trois ans, pour se classer 138e/180 en  2018. Le pays se situe ainsi dernier parmi les pays de l’OCDE.

 


[1] Le taux d’ouverture de l’économie est calculé comme (X+M)/(2*Y), où X correspond aux exportations, I aux importations et Y au PIB au prix du marché.

[2]  Conseil National d’Evaluation de la Politique de Développement Social (Coneval)

[3] Baisse de la production de pétrole brut de 6,6% en 2015, 5% en 2016 et 9,5% en 2017 (Pemex)

[4] Selon les données de la Banque Mondiale

[5] Institut national de statistiques (INEGI)

[6] En séries désaisonnalisées

[7] J.P. Morgan, Bank of America et Citibanamex ; les analystes se basaient sur le proxy mensuel du PIB (à +0,2 % g.a. et ‑0,3 % g.a. en avril et en mai respectivement) et sur des premiers chiffres décevants en juin (investissements, exportations, finances publiques) pour établir leur pronostic de récession.

[8] CNBV

[9] AMLO a décidé de centraliser l’ensemble des achats fédéraux au sein d’une unité spécialisée du Ministère des Finances, dans un souci de lutter contre la corruption et de permettre des synergies et la baisse des prix des achats. A terme, cette unité devrait rassembler 80% des achats publics.

[10] Taux d’intérêt directeurs à 8,25 % en juillet. La politique restrictive de la Banque centrale vise à combattre une inflation restée au‑dessus de l’intervalle cible de janvier 2017 à juin dernier (30 mois)

[11] Le taux de change est de 21,9337 MXN/EUR le 22 Août 2018 à l’ouverture (Bloomberg).

[12] Chiffres du Ministère des Finances mexicain, qui diffèrent de ceux du FMI dans leur calcul. Le FMI l’estime à 53,5% en 2017.

[13] incluant à la fois la dette du Gouvernement Fédéral et des organismes et entreprises publiques, notamment Petróleos Mexicanos – Pemex et la Comisión Federal de Electricidad – CFE.

[14] Systematic country diagnostic 2018, World Bank

[15] Après la corruption, les crimes, la bureaucratie inefficace, les taxes et les régulations

[16] Systematic country diagnostic 2018, World Bank

[17] Global Findex (Global Financial inclusion database), World Bank, Washington, DC

[18] L’intégration internationale du Mexique repose encore largement sur son appartenance à l’Accord de Libre Echange Nord-Américain (ALENA) en vigueur depuis 1994, et ce malgré la volonté affichée de diversifier ses partenaires commerciaux : les Etats-Unis ont absorbé 81,1% en 2015 et 80,9% en 2016, 80,0% en 2017 (chiffre relativement stable depuis 2007).

[19] Systematic country diagnostic 2018, World Bank

[20] Systematic country diagnostic 2018, World Bank

[21] +0,3% en 2016, +0,3% en 2017, -1% en 2018 et -1,3% au T1 2019 g.a selon  l’INEGI.

[22] Systematic country diagnostic 2018, World Bank

[23] Selon l’ « Indice de Paix » de Mexico 2018, élaboré par l’ ONG Institut pour l’Economie et la Paix

[24] Organisation des Etats Américains (OEA)

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