Relations commerciales bilatérales France-Maldives en 2025

Les échanges bilatéraux de marchandises se sont légèrement repliés entre 2024 et 2025 (-5,5%) en raison de la baisse conjuguée de nos exportations (-2,6%) mais également de nos importations en provenance de ce pays (-21,4%). L’excédent bilatéral stagne en 2025 (42,2 MEUR), sans toutefois atteindre le record de 2022 (56,7 MEUR). Les échanges bilatéraux devraient se replier en 2026, sauf livraison d’aéronefs par la France, en raison du repli attendu du tourisme aux Maldives, secteur qui est à l’origine de l’importation d’une part croissante de produits de agroalimentaires et de luxe.

En 2025, les échanges bilatéraux de marchandises entre la France et les Maldives se sont légèrement repliés (-5,5%), pour atteindre 56,7 MEUR. Ils avaient atteint leur maximum – 84 MEUR - en 2022 grâce à la livraison d’aéronefs à la compagnie aérienne Maldivian. Nos échanges, dont le niveau varie fortement en fonction des livraisons aéronautiques, dégagent un excédent depuis 2021 (les Maldives couvraient à peine 15% de leurs importations en provenance de France en 2025) qui a stagné entre 2024 et 2025 (+1,6%) pour atteindre 42,2 MEUR, soit le 75e excédent français. Ce chiffre reste toutefois en deçà du niveau atteint en 2022 (56,7 MEUR).

Des exportations françaises en léger repli malgré la bonne tenue du tourisme

Les exportations françaises vers les Maldives s’établissent à un niveau relativement faible (49,5 MEUR en 2025, soit 2,6% de moins qu’en 2024). La baisse de nos exportations en 2025 s’explique avant tout par celle de nos livraisons de produits agricoles et agroalimentaires et de parfums et cosmétiques, secteurs très dépendants de la consommation touristique. Les arrivées de visiteurs ont pourtant progressé de 9,8% entre 2024 et 2025, ce qui signifie que la France a perdu des parts de marché sur ces secteurs de concentration. Les Maldives se placent, au niveau mondial, au 138e rang des clients de la France. Nos exportations sont concentrées sur un nombre relativement réduit de secteurs, dont les principaux sont :

  1. Les produits agricoles et agroalimentaires à hauteur de 18,6 MEUR, soutenus par la demande des complexes hôteliers recevant une population étrangère fortunée ;
  2. Les équipements de transports à hauteur de 18,3 MEUR, qui dépendent des livraisons d’aéronefs et de pièces détachées à la compagnie aérienne Maldivian ;
  3. Les produits chimiques, parfums et cosmétiques à hauteur de 5,5 MEUR ;
  4. Les équipements électriques à hauteur de 1,5 MEUR.

La France reste un fournisseur relativement mineur des Maldives – le 15e en 2025 selon les statistiques locales- avec une part de marché évaluée à 1,4%.

Des importations françaises concentrées sur les produits de la mer

Les exportations maldiviennes vers la France se sont fortement repliées en 2025 (-21,4%) pour s’établir à 7,2 MEUR. Les Maldives se classent ainsi au 165e rang de nos fournisseurs. A l’image des exportations maldiviennes très concentrées, nos importations sont exclusivement constituées de produits de la mer et dérivés.

 La France constitue un client relativement important des Maldives ; elle se classait, selon les statistiques locales, au 7e rang, absorbant 2,7% de leurs exportations.

Les échanges de services entre les Maldives et la France sont assez élevés grâce à l’activité touristique. Ils ont atteint 88 MEUR en 2024 (derniers chiffres disponibles), dont 5 MEUR d’exportations françaises et 83 MEUR d’importations. Plus de 58 000 touristes français ont visité les Maldives en 2025 (55 000 en 2024), ce qui représente 2,6% du total et classe notre pays au 8e rang en termes de provenance.

 Perspectives :  2026 devrait être moins favorable que 2025. La connectivité aérienne des Maldives reposant essentiellement sur les pays du Golfe, dont les compagnies sont fortement affectées par les perturbations liées à la guerre en Iran, la desserte de la destination est fragilisée. Le nombre de touristes accueillis a déjà reculé de 4,1% depuis le début de l’année alors qu’il était très bien orienté avant la guerre. Même en cas d’arrêt rapide du conflit, cette tendance mettra du temps à s’inverser. Enfin, la clientèle la plus touchée est la clientèle européenne, plutôt que les clientèles indienne ou chinoise, alors même qu’elle séjourne plus longtemps sur place et y dépense davantage, notamment en produits français.

 

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