MAROC
Relations économiques bilatérales
Malgré un renforcement de la concurrence – en particulier extra-européenne (Chine, Etats-Unis) – la France reste globalement le 1er partenaire économique et financier du Maroc. En 2025, les échanges commerciaux ont atteint un record historique de 15,1 Mds EUR. La forte baisse des exportations marocaines de véhicules automobiles, conjuguée à une bonne tenue de nos exportations, a permis de renforcer notre excédent commercial (à 340 M EUR en 2025 contre 82 M EUR en 2024). Le Maroc est le 1er client et le 1er fournisseur de la France en Afrique. Principal pourvoyeur de devises du Maroc, la France demeure le 1er investisseur étranger (27 % du stock total) et le 1er pays d’origine des transferts de la diaspora et des devises. Présentes dans tous les secteurs de l’économie, les entreprises françaises sont mobilisées pour accompagner le Maroc dans ses ambitions (nouveaux écosystèmes industriels, transition énergétique, santé, Coupe du monde 2030).
1. Depuis 2024, la France rééquilibre sa balance commerciale avec le Maroc et son excédent augmente légèrement en 2025. Entre 2012 et 2023, la hausse plus rapide de nos importations en provenance du Maroc a fait basculer notre solde bilatéral d’un excédent de 1,1 Md EUR en 2012 à un déficit de 835 M EUR en 2023, dans un contexte d’intégration accrue du Maroc dans les chaines de valeur industrielles. En 2024, pour la 1ère fois depuis dix ans, la France rééquilibre sa balance commerciale avec le Maroc avec un léger excédent +82 M EUR, grâce aux principaux écosystèmes industriels français intégrés à l’économie marocaine (automobile, électronique, santé et chimie). En 2025, la France renforce son excédent commercial avec le Maroc (+340 M EUR). L’empreinte économique française au Maroc est fondée sur des échanges équilibrés, l’investissement et la création d’emplois qualifiés.
2. Tous secteurs confondus, le Maroc est le 21ème partenaire commercial de la France mais le 1er en Afrique. En 2025, les échanges commerciaux continuent de progresser (+1,9 %) atteignant un record historique à 15,1 Mds EUR. Le commerce bilatéral a plus que doublé depuis 2015. En termes d’exportations vers le Maroc (+3,6 % à 7,7 Mds EUR), nos principaux postes progressent remarquablement – le matériel électrique (en hausse de +13,2 %) et les produits agricoles (+26,7 %) – à l’exception du secteur de l’aéronautique en baisse de -17 %. Le Maroc absorbe ainsi 43 % des exportations françaises vers l’Afrique. En 2025, la France devient le 4ème fournisseur (9 % des importations) du Maroc derrière la Chine (13,9 %), l’Espagne (13,6 %), et désormais les Etats-Unis (9,3 %). En termes d’importations (+0,2 % à 7,4 Mds EUR), il convient de noter que la hausse du matériel électrique (+19 %), des produits aéronautiques (12 %) et des équipements pour automobiles (+20 %) ont partiellement contenu la chute des produits automobiles (-25 %). Ce repli reflète la tendance globale de baisse des exportations automobiles marocaines. Le Maroc reste toutefois le 1er fournisseur africain de la France, et 18ème au niveau mondial avant la Tunisie (25ème) et l’Algérie (26ème). En 2025, la France reste le 2ème client du Maroc avec 19 % des exportations marocaines.
3. La France demeure le 1er investisseur étranger au Maroc, avec un engagement marqué dans les secteurs industriels et les services. La France est le 1er investisseur étranger, en stock (15 Mds EUR en 2023) comme en flux (33 % des flux nets entrants en 2025). Avec la représentation de la quasi-totalité des entreprises du CAC 40 et l’implantation de près de 1 159 filiales d’entreprises françaises employant près de 152 000 personnes, le Royaume est la 1ère destination des investissements français en Afrique (20 % du total du stock de capital et 30 % des personnes employées). En 2025, la vigueur des investissements français est à nouveau démontrée : les flux nets français se sont élevés à 10 Mds MAD (1 Md EUR) soit leur plus haut niveau depuis 10 ans et expliquent 90 % de la hausse des flux d’IDE nets au Maroc entre 2024 et 2025. Enfin, la France reste particulièrement attractive pour les investissements marocains à l’étranger : le stock d’IDE marocain étant passé de 372 M EUR à 1,8 Md EUR entre 2015 et 2024. Le Maroc est ainsi le 1er investisseur africain en France.
4. 1er pays d’origine des transferts financiers de la diaspora marocaine, des recettes touristiques et 1er bailleur bilatéral, la France est aussi le premier partenaire financier du Maroc. En 2023, les transferts financiers des marocains résidant à l’étranger (« MRE ») de France ont atteint 3,3 Mds EUR. Les MRE de France représentent 31 % du total des transferts reçus par le Royaume, devant l’Espagne (13 %) et l’Arabie Saoudite (11 %). Par ailleurs, la France consolide sa position en tant que 1er marché émetteur des recettes touristiques au Maroc. Les dépenses des touristes français en 2024 se sont élevées à 3,3 Mds EUR (contre 3,2 Mds EUR en 2023), soit 32 % du total. Cette hausse des dépenses de voyageurs français porte la reprise de l’activité touristique marocaine, avec un afflux historique de 19,8 millions de visiteurs en 2025. Les recettes touristiques et les transferts représentent un apport important de devises, enjeu majeur pour le financement et la stabilité du Maroc. Par ailleurs, le Maroc est le 1er bénéficiaire des financements AFD dans le monde et bénéficie de nombreux instruments de la DG Trésor et de BPIfrance.