Relations économiques bilatérales

La France reste pour le Maroc un partenaire économique de premier rang. Notre position commerciale au Maroc, historiquement forte, faite face à une concurrence accrue (la France est dépassée par l’Espagne au rang de 1er partenaire commercial depuis 2012) mais le Maroc est le premier bénéficiaire des financements de l’Agence Française de Développement (AFD) dans le monde. En termes d’IDE, de transferts financiers des Marocains résidant à l’étranger et d’arrivées touristiques, la France demeure à bonne distance en première position.

 

1. Les flux commerciaux se font désormais au bénéfice du Maroc

Depuis 2012, la France est le second fournisseur commercial du Maroc, derrière l’Espagne. La France est également le deuxième client du Maroc après l’Espagne. Selon les douanes françaises, 2018 a été marquée par une hausse de 4,4% de nos exportations. En tendance, nos exportations vers le Maroc (+8,9% entre 2012 et 2018) ne progressent plus suffisamment pour contrebalancer nos importations en provenance du Royaume, qui sont en très forte hausse depuis 2012 (+62,1% entre 2012 et 2018). Globalement, les évolutions récentes tendent à confirmer la montée en gamme des exportations marocaines, davantage orientées vers des produits industriels (secteur automobile surtout).

Dans ces conditions, notre solde bilatéral, s’est peu à peu réduit, passant d’un excédent de 753 M EUR en 2012, à un déficit de 919 M EUR en 2018. La situation excédentaire de 19,4 M EUR en 2016 n’a été qu’une embellie conjoncturelle due à la hausse des exportations agricoles, sylvicoles et de l’aquaculture (+64,4%, soit 215 M EUR), en partie grâce à nos livraisons de céréales qui concernent l’essentiel de nos exportations agricoles vers les Maroc.

En 2018, sur les principaux postes, notre solde bilatéral s’organise comme suit :

Principaux postes bénéficiaires

  • Machines industrielles et agricoles, machines diverses : 386,3 M EUR (contre 331,7 M EUR en 2017) ;
  • Produits métallurgiques et métalliques : 278,6 M EUR (contre 306,8 M EUR en 2017) ;
  • Produits informatiques, électroniques et optiques : 202,6 M EUR (contre 207,7 M EUR en 2017).

    Principaux postes déficitaires

  • Produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture : -534,5 M EUR (contre -590,4 M EUR en 2017) ;
  • Textiles, habillement, cuir et chaussures : -686,1 M EUR (contre -643 M EUR en 2017) ;
  • Matériels de transport : -1 018,6 M EUR (contre -924,9 M EUR en 2017).

2. La France est le premier investisseur étranger au Maroc

Avec 10,2 Mds EUR en 2017, la France est, en stock, le premier investisseur étranger du Royaume. Selon l'Office des changes du Maroc, la France était à l'origine de 35,1% du stock total d'IDE en 2017. En outre, la France est aussi le pays d'origine des plus gros flux nets d'IDE recus par le Maroc, soit 21% des flux (500,7 M EUR) en 2017. Nos IDE au Maroc sont largement concentrés dans l'industrie. Avec plus de 900 filiales d'entreprises francaises recensées, le Maroc est la première destination des investissements francais sur le continent africain. A noter que 33 entreprises du CAC 40 sont présentes au Maroc.

3. La France est le premier pays d'origine des transferts financiers des migrants et du contingent de touristes

En 2017, les transferts financiers des Marocains résidant en France ont atteint 2,14 Mds EUR, soit 35,4% du total des transferts recus à ce titre par le Royaume. Par ailleurs, la France a, une nouvelle fois en 2017, fourni le premier contingent de touristes étrangers, avec 3,53 millions d'arrivées (soit 31% du total des arrivées y compris les Marocains Résidant à l'Etranger). Leurs dépenses se sont élevées à 2 Mds EUR.

4. Le Maroc est le premier bénéficiaire des financements de l'AFD

Le Maroc est le premier bénéficiaire des financements de l’AFD dans le monde, avec une exposition (encours + restes à verser signés) de 2,9 Mds EUR au 30 octobre 2018. L’AFD a octroyé 426 M EUR au Maroc en 2018 (dont 20,2 M EUR par PROPARCO).

L’encours des prêts du Trésor (décaissements moins remboursements) s’élevait à 901,9 M EUR à fin décembre 2018, principalement concentré dans le secteur des transports (LGV, tramways de Rabat et de Casablanca).

Entre 2000 et 2018, 34 études FASEP ont été conduites au Maroc (en particulier dans le secteur de l’eau) pour un montant total de 100,1 M EUR (dont 75 M EUR de don exceptionnel pour l’assistance technique de la LGV).

En 2015, la Direction générale du Trésor a accordé une ligne de don (4 M EUR) et de prêt (21 M EUR) dédiée au financement des PME marocaines. Une ligne de garantie française est associée à ce financement. En 2016, le montant du don affèrent a été relevé (de 2 M EUR supplémentaires).

 

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