Indicateurs et conjoncture

Depuis la révolution de 2011, l’activité économique en Libye est particulièrement volatile, compte tenu de la dépendance de l’économie libyenne à la production pétrolière, des variations du prix du baril de pétrole et de l’évolution de la situation sécuritaire. L’embellie observée depuis 2017 (baisse des tensions sur les comptes courants et publics et sur les prix) s’est interrompue en 2019 avec la reprise des conflits. La situation s’est aggravée en 2020 avec la crise sanitaire et le long blocus pétrolier issu des rivalités autour des revenus pétroliers, entrainant une chute de la production de pétrole, unique ressource du pays. Fragilisée par ce contexte conjoncturel, l’économie libyenne est en outre handicapée par l’importance du secteur informel et de la corruption, ainsi que par la dualité de son système institutionnel (ouest/est). Par ailleurs, son secteur privé est embryonnaire et les services publics sont insuffisamment assurés. Des réformes profondes des institutions, de l’appareil productif, des finances publiques et du secteur financier sont nécessaires.

Publié le