SRI LANKA
Les échanges commerciaux entre la France et le Sri Lanka en 2025
Les échanges bilatéraux de marchandises se sont stabilisés entre 2024 et 2025 (+3%) en raison de la forte hausse de nos importations (+7,4%) qui a largement compensé la réduction de nos exportations vers ce pays (-14,5%). Le déficit bilatéral structurel progresse encore (+13,9%) par rapport à 2024, sans toutefois atteindre le record de 2022. Les échanges bilatéraux devraient au mieux stagner en 2026 en raison des perturbations logistiques liées à la guerre en Iran et d’une demande relativement molle en France.
En 2025, les échanges bilatéraux de marchandises entre la France et Sri Lanka ont légèrement progressé (+3,3%), pour atteindre 556 MEUR. Ils avaient atteint leur maximum en 2015 grâce à la livraison d’aéronefs à SriLankan Airlines mais ont été fortement affectés par la crise économique que traverse le pays depuis 2020, qui l’a conduit à adopter des mesures de réduction des importations, dont la levée progressive s’est achevée en février 2025. Nos échanges dégagent un déficit structurel considérable (la France couvre moins de 20% de ses importations en provenance du Sri Lanka) qui a encore progressé entre 2024 et 2025 (+13,9%) pour atteindre 385 MEUR, soit le 41e déficit français. Ce chiffre reste toutefois en deçà du niveau atteint en 2022 (435 MEUR).
Des exportations françaises à nouveau en forte baisse en raison de la réduction de nos livraisons aéronautiques
Les exportations françaises vers le Sri Lanka s’établissent à un niveau relativement faible (85 MEUR en 2025, soit 14,5% de moins qu’en 2025). Le Sri Lanka est le 4e client de la France en Asie du Sud, derrière l’Inde, le Pakistan et le Bangladesh. Il se place, au niveau mondial, au 124e rang des clients de la France. Nos exportations sont concentrées sur un nombre relativement réduit de secteurs, dont les principaux sont :
- Les produits pharmaceutiques pour 11,5 MEUR, en baisse de 21,7% par rapport à 2024.
- Le matériel aéronautique pour 6,8 MEUR, en baisse de 77,4% par rapport à 2024, poste très dépendant des commandes de la compagnie nationale SriLankan Airlines, actuellement en restructuration ;
- Les parfums et cosmétiques à hauteur de 4,7 MEUR en légère baisse
- Les tissus pour 4,6 MEUR, poste qui a plus que doublé en valeur entre 2024 et 2025.
La France reste un fournisseur mineur du Sri Lanka - le 22e en 2025 selon les statistiques locales- avec une part de marché évaluée à 0,7%.
Des importations françaises concentrées sur quelques produits qui progressent en 2025
Les exportations sri lankaises vers la France ont progressé de 7,4% en 2025 pour s’établir à 470 MEUR. Le Sri Lanka se classe ainsi au 72e rang de nos fournisseurs avec un accès au marché européen en général et français en particulier, facilité par l’application du mécanisme dit « SPG+ ». En Asie du Sud, le Sri Lanka se classe au 4e rang des fournisseurs de la France, derrière l’Inde, le Bangladesh et le Pakistan. Nos importations sont concentrées sur un très faible nombre de produits : le textile-habillement (268,9 MEUR, soit 57,2% du total), les produits agricoles et agro-alimentaires avec la pêche, le thé et les épices (78,7 MEUR, 16,7% du total), les articles de joaillerie et bijouterie, avec essentiellement pierres précieuses et semi-précieuses (40,8 MEUR, 8,7% du total) et les articles en caoutchouc et plastique (35,1 MEUR, 7,5%) grâce à la présence de plusieurs usines du groupe Michelin sur place.
La France constitue un client relativement important du Sri Lanka ; elle se classait, selon les statistiques locales, au 10e rang en 2025, absorbant 2% de ses exportations.
Les échanges de services entre le Sri Lanka et la France restent modestes. Ils ont atteint 328 MEUR en 2024 (derniers chiffres disponibles), dont 98 MEUR d’exportations françaises et 230 MEUR d’importations, essentiellement concentrées dans le secteur du tourisme.
Perspectives : La levée progressive des restrictions aux importations imposées par le Sri Lanka à partir de 2020, la stabilisation économique et la reprise notamment du secteur manufacturier auraient dû soutenir nos échanges bilatéraux en 2026, même si nos exportations ne progresseront de manière significative que si de nouvelles livraisons d’aéronefs interviennent. Les incertitudes liées au conflit en Iran, qui a des répercussions directes fortes sur le Sri Lanka (notamment en termes de perturbation des chaînes logistiques et des transports) et la mollesse attendue de la consommation de produits textiles en 2026 en France, devraient toutefois limiter la progression de nos échanges cette année.