Les relations commerciales bilatérales en 2019

Un recul des échanges commerciaux entre la France et le Kazakhstan en 2019.

Graphique 1 : Évolution des exportations et des importations françaises entre 2008 et 2019 (en M €)

Graphique 1 : Évolution des exportations et des importations françaises entre 2008 et 2019 (en M €)

Source : Douanes françaises

D’après les Douanes françaises, les échanges commerciaux franco-kazakhstanais ont augmenté de 9,2 % en 2019. Après une baisse en 2018, nos importations depuis le Kazakhstan ont augmenté de 7,7% en 2019, s’approchant de 3,2 Mds EUR. Elles sont toujours presque exclusivement composées d’hydrocarbures (94,3 % du total). Nos exportations vers le Kazakhstan sont en hausse pour la deuxième année consécutive : elles ont connu une hausse de 22,5% en 2019, atteignant 424 M EUR. Le déséquilibre est donc toujours très marqué, même si le taux de couverture progresse lui aussi modérément pour la deuxième année consécutive, pour atteindre 13,2%. Le manque de grandes commandes publiques kazakhstanaises continue de limiter nos exportations. Etant donné la baisse du prix moyen du baril de pétrole (64 USD en moyenne en 2019, contre 71 USD en 2018), la hausse de notre facture énergétique vis-à-vis de Kazakhstan s’explique par une hausse des volumes importés. En 2019, le Kazakhstan était le 2e fournisseur de pétrole brut de la France, derrière l’Arabie Saoudite mais devant le Nigéria et la Russie.

Le déficit de notre balance commerciale avec le Kazakhstan se réduit mais reste important.

Graphique 2 : Évolution de la balance commerciale entre 2008 et 2019 (en M €)

Graphique 2 : Évolution de la balance commerciale entre 2008 et 2019 (en M €)

Source : Douanes françaises

La balance commerciale entre la France et le Kazakhstan est structurellement déficitaire en notre défaveur du fait de l’importation massive de pétrole – pour mémoire, la balance commerciale globale du Kazakhstan est structurellement nettement bénéficiaire du fait de ses exportations d’hydrocarbures (72,8 % du total en 2019). La France avait progressivement réduit son déficit commercial vis-à-vis du Kazakhstan de 2012 à 2016, essentiellement grâce à la diminution des importations (années marquées par une baisse du prix moyen du baril). La tendance s’est nettement inversée en 2017 (hausse en volume de nos importations de pétrole et augmentation du cours moyen de celui-ci).

La France est le 9ème fournisseur du Kazakhstan en 2019.

Tableau 1 : Les fournisseurs du Kazakhstan en 2018 et 2019 (en %)

Tableau 1 : Les fournisseurs du Kazakhstan en 2018 et 2019 (en %)

Source : Comité des statistiques kazakhstanais

Les importations du Kazakhstan ont progressé de 14,0% en 2019 (+9,9% en 2018). Avec une part de marché de 1,8 % (contre 2,0% en 2018), la France est un fournisseur secondaire du Kazakhstan, loin derrière la Russie et la Chine. Distancée par l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis, la France a été dépassée au fil des ans par l’Ouzbékistan, la Corée du Sud et la Turquie.

1ers postes d’exportation en 2019 : les matériels de transport devancent les équipements mécaniques, et les produits chimiques, parfums et cosmétiques.

Tableau 2 : Montant (en 2018 et 2019) et évolution des exportations et importations par secteurs

Tableau 2 : Montant (en 2018 et 2019) et évolution des exportations et importations par secteurs

Source : Douanes françaises

En 2019, les exportations françaises vers le Kazakhstan étaient majoritairement composées de matériels de transports (26,3% du total), d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (24,5 % du total), ainsi que de produits chimiques, parfums et cosmétiques (21,6 % du total). La bonne performance des matériels de transports s’explique par un rebond du poste « aéronefs et engins spatiaux » ainsi que par une nouvelle hausse du poste « locomotives et autre matériel ferroviaire roulant ».

D’après les statistiques kazakhstanaises, en 2019, la France est resté le 5e client du Kazakhstan, absorbant 6,3 % des exportations kazakhstanaises (stable). Elle se place derrière l’Italie (14,5%), la Chine (13,6%), la Russie (9,7%) et les Pays-Bas (7,6%).

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