Données sectorielles

L'agriculture

La croissance économique robuste de ces deux dernières décennies a conduit à de rapides mutations structurelles. La part du secteur agricole dans l’économie a pratiquement été divisée par deux (de 43 % du PIB en 1996 à 20 % en 2017 selon la Banque mondiale) tandis que la part de l’industrie dans le PIB a doublé, passant de 15 % en 1996 à près de 30 % en 2017.L’emploi dans le secteur agricole a en parallèle drastiquement diminué: en 2017, seulement 26 % des emplois sont agricoles, contre 70 % en 2007. En dépit de cette forte baisse, l’agriculture reste la principale source de revenu pour la majorité des Cambodgiens en zones rurales et conserve un rôle important dans l’activité économique et le maintien de la sécurité alimentaire. Les défis auxquels le secteur est confronté (manque de productivité et de capacités de transformation des produits agricoles, faible compétitivité-prix par rapport aux pays voisins) sont par conséquent de première importance pour le Cambodge.

Les services financiers

Caractérisé par un taux de bancarisation encore faible (22%), le secteur des services financiers au Cambodge est en pleine expansion depuis le début des années 2010. La banque centrale tente d’accompagner cette croissance en renforçant le cadre réglementaire, dans un marché très ouvert aux investissements étrangers, et impacté par une dollarisation de l’économie quasi-totale. Très nombreuses (57 en 2018), les banques détiennent la très grande majorité des actifs financiers (84,2%). Caractéristique des pays à faible niveau de développement, les Institutions de microfinance (IMF) restent très présentes au Cambodge et permettent de garantir l’accès au financement à une partie de la population exclue du réseau bancaire traditionnel, essentiellement en zone rurale  (77% de la population en 2017). Le secteur est, par ailleurs, marqué par la montée de la « Fintech » (technologie financière), la jeunesse de la population et sa forte connectivité constituant un terreau particulièrement favorable à son développement. Le secteur des assurances, enfin, progresse, comme en témoignent le nouveau cadre réglementaire introduit récemment par la banque centrale, soucieuse de réguler l’entrée sur un marché de plus en plus concurrentiel.

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