ITALIE
Relations économiques bilatérales France-Italie
Une relation économique forte
La France et l’Italie sont des partenaires économiques majeurs. En 2025, l’Italie est le 4ème partenaire commercial de la France. Pour l’Italie, la France est le 2ème partenaire commercial. En 2024, la France maintient son rang de 1er investisseur en stock en Italie, alors que l’Italie est le 9ème investisseur en stock en France
1/ Les échanges de biens et de services s’établissent à 136 Md€ en 2025.
Les échanges commerciaux de biens entre la France et l’Italie se sont élevés à 101 Md€ en 2025 (après 99 Md€ en 2024). Le palier de 100 Md€ d’échanges commerciaux avait été franchi la première fois en 2022.
L’Italie est le 4ème partenaire commercial de la France en 2025 (3ème en 2024). L’Italie est le 3ème client de la France après l’Allemagne et les États-Unis, et son 5ème fournisseur après l’Allemagne, la Chine, les États-Unis et la Belgique.
La France demeure le 2ème partenaire commercial de l’Italie en 2025. La France est le 3ème client de l’Italie après l’Allemagne et les États-Unis, et son 3ème fournisseur après l’Allemagne et la Chine.
Les exportations de biens français vers l’Italie ont diminué de 1 % du fait de la réduction de la composante énergétique et des matériels de transport en 2025. Les exportations françaises sont composées à 12 % de produits chimiques, parfums et cosmétiques (+0,7 % par rapport à 2024), 11 % d’hydrocarbures et autres produits des industries extractives (-15 %), 11 % de matériels de transport (-17 %), 10 % de produits des industries agroalimentaires (-4,3 %) et 10 % des produits métallurgiques (+15 %).
Les importations en provenance d’Italie ont augmenté de 6,2 % en 2025, portées par le renforcement de la composante des produits pharmaceutiques. Les importations françaises sont composées à 12 % de textile-habillement, cuir et chaussures (-3,7 % par rapport à 2024), 12 % de machines industrielles et agricoles (-1,3 %), 12 % de produits des industries agroalimentaires (+5,3 %), 11 % de produits pharmaceutiques (+120 %) et 11 % de produits métallurgiques (+5 %).
Les échanges de services poursuivent une hausse constante depuis 2021. Ceux-ci s’établissent à 35 Md€ en 2025 (+13 % par rapport à 2024), en hausse régulière depuis 2021 où ils s’établissaient à 22 Md€. Le solde est négatif en 2025 (616 M€) après avoir été positif en 2024 (53 M€).
2/ La France est le 1er investisseur étranger de la Péninsule et l’Italie le 9ème investisseur en France.
La France est le 1er investisseur en stock en Italie. Le stock d’IDE français s’y élève à 86,6 Md€ en 2024. Ce stock correspond à l’approche géographique (données non disponibles selon l’approche dite de « l’investisseur ultime », qui permet de remonter jusqu’au véritable donneur d'ordre de l'opération). En dix ans, le stock d’IDE français en Italie a doublé, plaçant l’Italie au 5ème rang des pays récipiendaires de nos IDE. La France compte plus de 2 000 participations de contrôle dans des entreprises italiennes, principalement dans le Nord-Ouest du pays, qui font de la France le 2ème employeur étranger (plus de 300 000 emplois) après les États-Unis.
L’Italie est le 9ème investisseur étranger en France. L’Italie y dispose d’un stock d’IDE de 23,9 Md€ en 2023 selon l’approche géographique (62,4 Md€ selon l’approche de l’investisseur ultime) derrière le Luxembourg (191 Md€), les Pays-Bas (119 Md€), la Suisse (118 Md€) et l’Allemagne (103 Md€).
3/ Les partenariats industriels devraient continuer à se développer entre la France et l’Italie.
L’Italie et la France comptent 4 000 entreprises installées de part et d’autre de la frontière, qui génèrent près de 400 000 emplois. Plusieurs groupes franco-italiens illustrent la force des liens industriels entre les deux pays. EssilorLuxottica et Stellantis sont des leaders mondiaux de l’industrie manufacturière. Dans l’aéronautique et l’aérospatiale, ATR (entre Airbus et Leonardo) fait valoir son expertise en matière d’aviation régionale, tandis que la Space Alliance (Thales Alenia Space et Telespazio) et STMicroelectronics jouent un rôle clé dans le renforcement des souverainetés spatiale et en microélectronique européennes. Au-delà des grands groupes, des centaines de PME, italiennes en France et françaises en Italie constituent, de part et d’autre des Alpes, un réseau dense de sites de production, de centres de décision et de points de vente.
Le Traité du Quirinal favorise l’émergence de nouveaux projets communs et d’investissements croisés, alors que la souveraineté économique pourrait accélérer les alliances industrielles transfrontalières dans l’intelligence artificielle et le nucléaire. Les PIIEC européens dans la santé, la microélectronique ou la décarbonation favorisent aussi le développement de projets cofinancés.
4/ Le secteur touristique constitue un levier économique important pour nos deux pays.
En 2025 il représente 11 % du PIB italien et 9 % du PIB français. Le secteur, fortement impacté par la crise sanitaire, a retrouvé dès 2023 son niveau prépandémique en termes d’arrivées tant en France qu’en Italie. Selon la Banque d’Italie, le nombre de voyageurs internationaux s’est intensifié en 2024 (88,6 M, une progression de 3,4 % par rapport à 2023). En parallèle, les recettes touristiques de l’Italie ont atteint 60 Md€ en 2025 (après 54 Md€ en 2024).
Les flux croisés restent très soutenus, les clientèles italiennes et françaises figurant parmi les moteurs principaux du tourisme des deux côtés des Alpes. En 2025, 21,5 M de voyageurs français et italiens ont visité l’un des deux pays, générant des dépenses touristiques croisées de près de 8 Md€ (après 7 Md€ en 2024). Les événements internationaux (Jubilé du Vatican en 2025, Jeux olympiques et paralympiques d’hiver à Milan-Cortina en 2026) ont contribué à entretenir cette dynamique qui devrait se poursuivre dans la durée.