Situation macroéconomique de l'Irak

Structurellement dépendante des activités pétrolières et caractérisée par un secteur privé peu développé, l’économie irakienne enregistre des performances très volatiles : récession en 2025 (-0,4%) et croissance quasi nulle en 2024 (0,1%) et 2023 (0,9%) faisant suite à une croissance de 7,7% en 2022. Pour 2026, le FMI anticipe une baisse du PIB de 6,8% et une croissance annuelle moyenne autour de +2,8% d'ici à 2030. Ces variations importantes de l’activité résultent des évolutions de la production et des cours du baril de pétrole. La trajectoire d’endettement public, qui représente aujourd’hui 53,9% du PIB, apparaît insoutenable à moyen terme. Selon le FMI, la dette publique pourrait s’élever à 66,9% du PIB en 2030 en l’absence de réformes structurelles ambitieuses. La politique budgétaire a été jusqu’à présent expansionniste, avec des dépenses de fonctionnement portées par la hausse de la masse salariale publique. Point positif, l’inflation est globalement maîtrisée.

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