IRAK
Situation macroéconomique de l'Irak
Structurellement dépendante des hydrocarbures (~90% des recettes budgétaires) et caractérisée par un secteur privé encore peu développé, l’économie irakienne enregistre des performances très volatiles, étroitement liées à la production, aux cours et au transit du pétrole. Après un recul de 0,4 % en 2025, le FMI (WEO 2026) anticipe une contraction du PIB de 6,8% en 2026, sous l’effet du conflit régional impliquant l’Iran et des fortes perturbations du détroit d’Ormuz, puis un rebond de 11,3% en 2027, conditionné à la normalisation des exportations. La trajectoire d’endettement public s’est nettement dégradée : de 53,9% du PIB en 2025, la dette brute pourrait atteindre 61,7% en 2026. Le FMI projetait auparavant une hausse jusqu’à 77,6% du PIB à l’horizon 2030 (Article IV 2025), en l’absence de réformes structurelles ambitieuses. La dégradation budgétaire provoquée par le choc de 2026 renforce le risque d’une trajectoire durablement ascendante, même si une nouvelle projection du FMI est nécessaire pour en mesurer l’ampleur. La politique budgétaire a été fortement expansionniste, portée par la masse salariale et les pensions publiques. Le déficit s’est creusé en 2026 avec la contraction des recettes pétrolières. Point positif : l’inflation est relativement maîtrisée.