Les échanges commerciaux de l’Irak en 2018

En 2019, les exportations de l’Irak ont atteint 91,0 Mds USD. A 96,5 % ces exportations correspondent à des combustibles minéraux, quasi exclusivement du pétrole brut. Les principaux clients de l’Irak ont été la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, les Etats-Unis et l’Italie.

De leur côté, les importations ont atteint 49,8 Mds USD la même année ; la base productive de l’économie irakienne étant limitée, le pays est contraint d’importer la quasi-totalité de ses besoins. Les principaux fournisseurs de l’Irak en 2019 ont été les Emirats arabes unis, la Chine et la Turquie.

L’Irak a donc dégagé en 2019 un excédent commercial de 41,2 Mds USD, un résultat en léger recul par rapport à 2018, où il avait atteint 43,8 Mds USD : les importations ont certes reflué en 2019 (-3,8 Mds USD), mais la baisse des exportations a été plus forte (-6,5 Mds USD). Le prix du baril exporté (65,6 USD en moyenne en 2018 contre 61,3 en 2019) a en effet pesé sur les exportations en valeur, ce que la légère augmentation des exportations de pétrole brut en volume (de 3,498 M b/j en 2018 à 3,538 M b/j en 2019) n’a pas compensé.

Avertissement : cet article a été rédigé à partir des statistiques sur l’Irak issues de la base de données de UN Comtrade. Ces statistiques sont construites à partir des informations déclarées par les pays partenaires de l’Irak (données miroir). Au moment de la rédaction de ces lignes, les statistiques du commerce entre l’Irak et l’Iran n’étaient toujours pas connues. L’Iran est pourtant un partenaire commercial de premier plan de l’Irak.

1. 91,0 Mds USD d’exportations en 2019, dont quasi exclusivement des hydrocarbures

En 2019, le montant des exportations a atteint 91 Mds USD. A 96,5 %, ces exportations sont constituées de combustibles minéraux, dont essentiellement du pétrole brut. En volume, l’Irak est le 3ème exportateur mondial de pétrole brut en 2019 avec 200,8 Mt exportées, derrière l’Arabie Saoudite (358,4) et la Russie (286,1) et devant le Canada (197,0) et les Emirats Arabes Unis (139,4)[1].

Cette année-là, les principaux clients de l’Irak en combustibles minéraux sont la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, les Etats-Unis et l’Italie. Ces cinq pays représentent à eux seuls 75 % des exportations de combustibles minéraux de l’Irak en 2019. La France est classée 11ème importateur avec 1 Md USD d’importations de combustibles minéraux (cf. graphique 1 de l'annexe).

2. 49,8 Mds USD d’importations en 2019, très variées

Les importations irakiennes ont atteint 49,8 Mds USD en 2019. La base productive de l’économie irakienne étant limitée, le pays est contraint d’importer la quasi-totalité de ses besoins.

Il s’agit notamment de produits liés directement ou indirectement à l’effort de reconstruction : les machines et appareils électriques, les machines et engins mécaniques, mais aussi la fonte, le fer, l’acier, le plastique (et les ouvrages en ces matières) représentent un tiers (33,3 %) des importations irakiennes en 2019 (cf. graphique 2).

Viennent ensuite les biens de consommation courante (produits alimentaires, vêtements, cosmétiques, etc.) avec 18,5 % des importations, les biens de consommation durable (véhicules, articles de bijouterie, ameublement) avec 16,5 % et, enfin, les produits pétroliers transformés (en croissance de 80 % sur un an, conséquence du sous-investissement dans le médian pétrolier) avec 7,5 %.

Les principaux fournisseurs de l’Irak en 2019 ont été les Emirats arabes unis (27,6 % de part de marché), la Chine (19,0 %) et la Turquie (18,0 %). La France se classe au 17ème rang des fournisseurs de l’Irak avec une part de marché de 1,0 % (cf. graphique 3).

 3. Un excédent commercial en léger repli, à 41,2 Mds USD

L’Irak a donc dégagé en 2019 un excédent commercial de 41,2 Mds USD, en léger recul par rapport à 2018 (cf. graphique 4). Les importations ont reculé (‑ 3,8 Mds USD) sous l’effet de la baisse de la demande de matières plastiques, tabacs, céréales, fer, fonte et acier et produits laitiers. Mais la baisse des exportations a été plus forte (‑ 6,5 Mds USD) : le reflux des prix du baril exporté (65,6 USD en moyenne en 2018 contre 61,3 en 2019) a en effet pesé sur les exportations en valeur, ce que la légère augmentation des exportations de pétrole brut en volume (de 3,498 M b/j en 2018 à 3,538 M b/j en 2019) n’a pas compensé.

 


[1] Source complémentaire utilisée: BP Statistical Review of World Energy 2020 | 69th edition

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