Commerce extérieur

La relance des importations s’est traduite en 2021 par un creusement du déficit de la balance commerciale israélienne. Il s’élève désormais à 30,2 Mds USD, contre 19,3 Mds USD en 2019 et 3 Mds en 2015. Le taux de couverture est de 66,5%.

 

1. Les exportations israéliennes de biens ont atteint 60 Md USD en 2021, retrouvant leur niveau de 2019 (58,5 milliards)

Le commerce des services (74 Mds USD d’exportations) est excédentaire et surpasse celui des biens depuis deux ans, comblant presque de moitié le déficit commercial.

Cette hausse de 20% en un an s’explique en partie par le rebond économique mais aussi par une tendance affichée avant la crise COVID et qui ne semble pas avoir pâtit de la hausse du shekel (+21,9% vis-à-vis de l’euro et +20,5% sur l’USD entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021). Les exportations de produits manufacturés ont crû de 8% en trois ans.

Plus en détail, les exportations de « systèmes et composants électroniques » (INTEL notamment) sont le premier poste d’exportation israélien avec 26% du total. Il enregistre une hausse de 25% en 2021 et profite donc nettement de la demande mondiale adressée à ce secteur.

Concomitamment, les exportations israéliennes de « produits chimiques » (19% du total) ont diminué (-6% en valeur) et la part de ce poste a perdu 4 points.

Les exportations israéliennes de diamants bruts et polis qui s’étaient contractées de 52% en 2020, sont reparties à la hausse avec +71% en 2021 (5,3 Mds USD) confirmant l’importance de ce secteur dans l’économie israélienne et expliquant aussi l’importance des échanges avec la Belgique, les E.A.U. ou l’Inde. La Russie approvisionne habituellement Israël à hauteur d’un tiers de ses achats en diamants mais ce sont les USA qui sont les principaux acheteurs avec 50% des exportations israéliennes de diamants.Les exportations israéliennes restent principalement dirigées vers l’Union Européenne (23% des exportations, +2 points par rapport à 2020), vers les États-Unis (26% des exportations) et vers l’Asie (23% des exportations). La Chine absorbe 7,2% de ces exportations et l’Inde 4,5% ce qui en fait respectivement les deuxième et troisième client d’Israël. La France (2,1%) est au douzième rang.

 

2. Importations israéliennes (90,2 Md USD) en hausse de 30% sur un an dépassent désormais leur niveau de 2019 (76,7 Md USD)

La part des matières premières (y compris les céréales et carburants) est prépondérante avec 54% du total importé en valeur. La hausse des cours explique une évolution de +25% sur un an.

Les importations de biens liés aux investissements augmentent aussi de 28% (13,8 Mds USD).

Les « biens de consommation » sont en hausse de 29% (dont équipements électriques 5,6 Mds USD, +30%). Israël est une économie de consommateurs qui achètent facilement à l’étranger grâce à la généralisation du commerce électronique.

L’Union Européenne est toujours le principal fournisseur d’Israël (34% des importations), l’Asie (27% des importations) voit sa part augmenter de 2 points au détriment de cette des États-Unis (9,1% des importations). La Chine (11,8% des importations) et la Suisse (7,3%) sont respectivement les deuxièmes et troisièmes fournisseurs d’Israël. La France (2,6% de part de marché) est à la onzième place.

La Russie et l’Ukraine représentent respectivement 2,5% et 0,8% des importations de biens et services et 1,3% et 0,4% des exportations de biens et services en Israël. Toutefois ce sont des acteurs de premier plan pour les diamants et les céréales. En effet, les diamants bruts en provenance de Russie constituent un tiers des approvisionnements de la bourse aux diamants [1]. Pour les céréales, 25% des importations en 2021 provenaient d’Ukraine et 12% de Russie. Depuis quelques années, les importations venues d’Ukraine étaient en baisse [2] et celles de Russie avaient tendance à augmenter.

 

3. La balance des services est largement excédentaire

Les exportations de services de 2021 se sont établies à 74 Mds USD ce qui est un record (55,2 Mds USD en 2020). Elles surclassent pour la deuxième année consécutive les exportations de biens et leur excédent passe de 5 à 14 Mds USD. Cela reflète les performances du secteur de la haute technologie (15% du PIB et 10% de la main d’œuvre), un secteur qui a bénéficié de la numérisation des activités pendant la pandémie et qui a su attirer de l’ordre de 26 Mds USD d’IDE en 2021, deux fois plus qu’en 2020.

Les services high-techs constituent 82% de l’ensemble des exportations de services (61,1 Mds USD sur 74 milliards USD).

L’excédent de la balance israélienne de services continue de croître en 2021 et s’établit à 40,9 Mds USD contre 30,1 Mds USD en 2020.

 

 

[1] Source : bourse aux diamants de Tel-Aviv, les chiffres varient fortement selon les sources

[2]  44% en 2919 et 30% en 2020

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