Relations bilatérales entre la France et Israël

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Les échanges commerciaux avec Israël, d’un montant plus faible que ceux de nos principaux concurrents européens (Allemagne, Italie, Grande-Bretagne) ont progressé à un rythme modéré depuis 2014. Nos exportations de biens se sont élevées à 1,45 Md€ en 2018 et nos importations depuis Israël à 1,21 Md€. La France est le 8e fournisseur d’Israël et son 9e client. Près de 7000 PME françaises exportent en Israël et le marché local est fortement demandeur de produits de qualité et issus du savoir-faire français. Les échanges de services prennent une part croissante dans la relation bilatérale et tendent à s’équilibrer. La contribution de la dépense des touristes israéliens (plus de 500 000 par an) dans les exportations de services, notable, est encouragée par l’ouverture de nouvelles lignes aériennes directes avec des aéroports de province (Metz, Nice, Bordeaux, Nantes, etc.).

 

En Israël, les groupes français se positionnent en particulier dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures ferroviaires, ainsi que dans les biens de consommation. EDF énergie nouvelles est ainsi le premier acteur de l’énergie solaire en Israël, tandis qu’Alstom, Thales, Egis et Systra remportent régulièrement des appels d’offres dans le domaine du ferroviaire, où le gouvernement israélien investit massivement, dans une logique de rattrapage. L’Oréal est fortement implanté, Décathlon s’est implanté à l’été 2017 et rencontre un fort succès qui conduira le groupe à ouvrir de nouveaux magasins en 2019. 

 

L’investissement israélien en France reste en revanche très limité. On estime cependant qu’une cinquantaine d’entreprises israéliennes sont actives sur notre territoire et y emploient 1500 personnes. La principale est le géant pharmaceutique Teva, qui représente près de 350 emplois, effectif qu’elle devrait réduire significativement dans le cadre de son plan de restructuration mondial. En mai 2018, le groupe Delta Galil, leader israélien de l’habillement, a racheté le fabricant de sous-vêtements Eminence, qui représente 600 emplois dans le Gard.

 

Au-delà des échanges classiques, les échanges dans l’innovation sont une dimension importante de la relation économique bilatérale. Il existe en effet une opportunité pour les entreprises françaises de tirer parti du dynamisme de la « Startup Nation » pour améliorer leur compétitivité via l’innovation, à travers des coopérations technologiques et des investissements. Ces trois dernières années, plusieurs groupes français ont accru leur présence au contact de cet écosystème, à l’image en particulier d’Orange, de STMicroelectonics et de Renault. L’accord cadre pour les coopérations technologiques bilatérales (FIRAD) permet d’apporter un soutien aux projets collaboratifs entre entreprises françaises et israéliennes. L’attractivité de la France pour les startups et talents israéliens constitue également un enjeu, auquel contribue la communauté French Tech locale, forte de plus de 500 membres. Au sein des échanges dans l’innovation, la cyber-sécurité occupe une place centrale, Israël ayant développé dans ce domaine un leadership mondial qui attire de très nombreuses délégations professionnelles.

 

Suite à sa visite en septembre 2017, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a lancé, avec ses homologues une « task force » bilatérale visant à augmenter les échanges commerciaux, les investissements et les coopérations dans l’innovation entre les deux pays.

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