Relations bilatérales

La relation économique bilatérale avec l’Indonésie est dense mais la place de la France dans le pays est encore modeste. La France est le 17ème fournisseur de l’Indonésie et le 9ème investisseur étranger. L’aéronautique représente selon les années entre la moitié et les deux tiers des exportations françaises vers l’Archipel. La part de marché des entreprises françaises dans les importations indonésiennes s’élève à 1%, contre 3% au niveau mondial.

Très importants dans les années 90, les investissements français se sont réduits de moitié après la crise asiatique, pour repartir à la hausse à partir du début des années 2010. Aujourd’hui, environ cent cinquante entreprises françaises sont implantées en Indonésie. La présence française est variée. Plusieurs filiales indonésiennes de sociétés françaises occupent des positions de leader sur leur marché respectif.

Enfin, notre coopération financière est dynamique, la France se classant au 2ème rang des bailleurs de fonds bilatéraux en termes d’encours, (4ème rang en termes d’engagements annuels) grâce aux activités de l’AFD qui a fêté en 2017 ses dix ans dans le pays. Ses interventions se font sous forme de prêts de politique publique et de soutien à des projets.

Les transformations à l’œuvre en Indonésie font de ce pays un marché porteur pour nos entreprises. D’ici 2030, la classe moyenne devrait représenter 135 millions de personnes. Les marchés de biens de consommation, de la santé, de la formation vont en bénéficier et continuer de croître.

Par ailleurs, dans un contexte d’urbanisation rapide, de volonté politique de réduire des coûts logistiques, de mieux connecter le pays et d’améliorer sa productivité, le gouvernement indonésien a engagé un vaste programme d’investissements dans les infrastructures (247 projets prioritaires sur la période 2015-2019 pour un coût total de 450 Mds USD dont la moitié à financer par le secteur privé). Celui-ci offre de nombreuses opportunités dans des secteurs comme les transports, l’énergie, les services environnementaux, les télécommunications et le tourisme.

Afin de soutenir ces grands projets, deux groupes de travail institutionnels bilatéraux ont été lancés dans l’énergie et le développement urbain durable. En matière d’énergies renouvelables, un club export, le FREGI (French Renewable Energies Group for Indonesia) a été également créé pour fédérer les acteurs français du secteur implantés en Indonésie.

 

 Luhut Ambafrance

Réunion de travail avec le ministre coordinateur pour les Affaires maritimes

 

En dépit des progrès réalisés par l’Indonésie dans le classement Doing Business de la Banque Mondiale (elle est passée en 2 ans de la 106ème à la 72ème  place) de nombreux obstacles relatifs à l’accès au marché et à l’investissement persistent. Le pays est encore relativement peu ouvert aux échanges internationaux, le taux d’ouverture de l’économie s’élevant à seulement 29% du PIB. Les barrières non-tarifaires, le plafonnement de la participation étrangère au capital des sociétés locales  dans certains secteurs et la difficulté à obtenir des permis de travail pour leurs cadres étrangers figurent  parmi les principales doléances des entreprises étrangères.

Les intérêts économiques français en Indonésie sont représentés, au-delà du service économique, par Business France, la Chambre de Commerce Franco-Indonésienne (IFCCI)  et une trentaine de Conseillers du commerce extérieur. Le service économique collabore également étroitement avec la commission commerciale de Délégation de l’Union européenne et l’Eurocham.

 

 

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