Situation économique et financière de la Hongrie

En 2026, l’économie hongroise montre des signes de reprise après une croissance atone entre 2023 et 2025 (0,5 % en moyen). Le PIB a progressé de 1,7 % au premier semestre, porté par les services et l’industrie, tandis que l’agriculture a fortement reculé en raison de la sécheresse. Les perspectives restent toutefois prudentes en raison de la fragilité budgétaire et de la forte dépendance aux marchés extérieurs. Les principales institutions prévoient une croissance comprise entre 1,6 % et 1,8 % en 2026, contre un objectif initial de 4,1 %.

Après avoir atteint 25,7 % début 2023, l’inflation a progressivement diminué, passant de 17,6 % en 2023 à 3,7 % en 2024 et 4,4 % en 2025. Entre janvier et août 2026, elle s’est établie à environ 1,7 % sur un an. La MNB prévoit une inflation de 1,8 % en 2026, contre 3,2 % pour la Commission européenne et 3,8 % pour le FMI. Cette amélioration a permis à la banque centrale d’assouplir progressivement sa politique monétaire : le taux directeur, ramené de 13 % en 2022 à 5,5 % en août 2026, a été maintenu à ce niveau en septembre. Parallèlement, elle a décidé de réduire son objectif d’inflation de 3 % à 2,5 % à partir du 1er janvier 2028, avec une bande de tolérance de ±1 point de pourcentage.

Le déficit budgétaire reste le principal point de fragilité de l’économie hongroise. Après -5,1 % du PIB en 2024 et -4,7 % en 2025, le déficit devrait atteindre -7,5 % du PIB en 2026, selon le budget révisé, tandis que l’audit du nouveau gouvernement estime qu’il aurait pu atteindre -8,3 % sans mesures correctrices. La dette publique, à 74,4 % du PIB en 2025, devrait atteindre 77,5 % en 2026.

Le marché du travail reste relativement robuste, avec un taux de chômage de 4,5 % en juillet 2026, malgré un léger recul de l’emploi. Les salaires continuent de progresser rapidement, le salaire brut moyen ayant augmenté de 7,5 % sur un an. Le salaire minimum a été relevé de 11 % en 2026 à 322 800 HUF (897 EUR). Le nouveau gouvernement souhaite poursuivre les hausses salariales et réduire l’impôt sur le salaire minimum.

Plus largement, ses priorités économiques sont la relance de l’investissement et de l’emploi, l’assainissement des finances publiques et une réforme fiscale visant à renforcer la progressivité du système, dans la perspective de créer les conditions nécessaires à l’adoption de l’euro d’ici 2030.

Publié le