Relations économiques bilatérales France-Hongrie

 

1/ Les échanges commerciaux franco-hongrois poursuivent leur progression

Avec des échanges commerciaux d’un montant de près de 8,142 Mds € en hausse de 4,4% en 2019 et un solde commercial qui s’améliore avec un déficit de 700 M €, la France se positionne comme le 8e partenaire commercial de la Hongrie. En 2019, nos exportations ont augmenté de 5,7 % à 3,721 Mds € (+203 M €), alors que les importations de produits hongrois progressaient de 2,4% à 4,31 Mds € (+105 M €).

La France se positionne désormais comme la 6ème destination des produits hongrois (4,32%) et son 10ème fournisseur (3,58%) en 2019. Pour mémoire, les échanges commerciaux entre la France et la Hongrie ont doublé en 16 ans, passant de 3,8 Mds€ en 2003 à 8,1 Mds€ en 2019. Alors que l’année 2018 avait été le témoin d’une progression modeste de nos échanges (+2%) pour atteindre 7,8 Mds €, l’année 2019 a été marquée par une hausse plus ferme (+ 4,4%), soit un montant d’échanges cumulés de 8,142 Mds €.

Nos exportations (3,721 Mds€) sont en progression dynamique (+5,7%)

Comme les années précédentes, les produits industriels constituent en 2019 le poste le plus important de nos exportations (1,539 Md €), devançant les équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques (1,305 Md €) et les matériels de transport (596,7 M€). Les ventes de produits pharmaceutiques, après une bonne année en 2018, repartent à la baisse (-12,9%)  à 352 M €. Ce poste constitue l’un des points forts de nos exportations (9,5% de nos ventes à la Hongrie), au même titre que les produits chimiques, parfums et cosmétiques à 404 M € en 2019. Les livraisons de véhicules automobiles affichent une hausse de +11,4% à 281,7 M €, et celles des pièces automobiles se stabilisent à 151,4 M €, le poste des livraisons d’aéronefs repartant à la hausse (123,9 M € contre 52 M € 2018.)

Enfin, les ventes du secteur agroalimentaire (produits agricoles + produits des industries agroalimentaires) sont en hausse de près de 8% en 2019 par rapport à 2018 : 259 M € contre 239 M € en 2018. Le secteur agroalimentaire représente 7 % de l’ensemble de nos ventes à la Hongrie en 2019. Les ventes de produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture marquent elles aussi une progression, avec un montant de 114,4 M€ (+13,2 %), grâce à la forte contribution des ventes de céréales, légumineuses et oléagineux (81 M €). Par ailleurs, les exportations de nos industries agroalimentaires repartent à la hausse (+4,7%), pour atteindre 144,8 M €. Si certains postes de l’offre française confortent leurs positions, notamment les pesticides (116,5 M€, + 23 %), d’autres voient leur position s’éroder, à l’instar des machines agricoles (60 M€, - 9%).

Les trois principales régions françaises exportatrices en Hongrie sont respectivement : la région Auvergne-Rhône-Alpes (714 M €), l’Ile-de-France (658 M €) et le Grand-Est (547 M €).

Alors que nos importations progressent à un rythme moindre (+2,4%)

En 2019, nos importations ont connu, comme en 2018, une hausse modérée de 2,4%. Les ventes hongroises sont concentrées sur les secteurs industriels hongrois traditionnellement performants (pharmacie, machines électriques, électroniques, informatiques et secteur automobile). Ainsi, le secteur des équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques, avec 1 579 M EUR, constitue en 2019 35,7% des ventes hongroises à la France. Les matériels de transport, 2ème poste hongrois à l’exportation (26,6% des exportations hongroises vers la France), progressent fortement (+24,4% à 1 176 M €), tandis que les ventes de produits en caoutchouc et en plastique, 3ème poste, restent inchangées (+1 % à 357 M€).

Les livraisons d’automobiles continuent de progresser fortement (+59% à 829 M€), tandis que les ventes de pièces automobiles diminuent légèrement de 22% à 232 M € en 2019. Enfin, les produits pharmaceutiques qui sont un secteur traditionnellement important (4,9%), connaissent une baisse de 4,4% à 217,7M €.

 

2/ L’investissement français en Hongrie est important et diversifié

Selon la méthode des investissements ultimes, la France se situe au 4e rang des investisseurs étrangers avec un stock d’investissements estimé à 5 Mds EUR par la Banque centrale de Hongrie après l’Allemagne, les Etats-Unis et l’Autriche et devant la Corée du sud. Les investissements sont très diversifiés, ils concernent l’énergie (VEOLIA), l’industrie (Valeo, Schneider-Electric, Michelin, PSA, Lafarge, Legrand) ou l’agro-industrie (Bonduelle, Eureden, Axéréal), le secteur financier (Groupama,  BNP Paribas), la distribution (Auchan, Décathlon), l’industrie pharmaceutique (Sanofi, Servier, Ceva), et l’environnement (Veolia, Suez, Ereco).

Les 491 entreprises françaises recensées (source CCI FH / Service économique) emploient plus de 45 600 salariés pour un chiffre d’affaires de 9 Mds €. Dans l’ensemble, il s’agit essentiellement d’investissements de grands groupes, mais depuis quelques années le tissu des PME se renforce substantiellement. Il est à noter qu’il n’y a pas en Hongrie de constructeur automobile français présent avec une unité d’assemblage, mais seulement des équipementiers travaillant pour les grands constructeurs européens, très présents sur le territoire (Audi-Volkswagen, Mercedes et bientôt BMW), ainsi que pour le japonais Suzuki. Depuis le rachat d’OPEL en Europe par le groupe PSA, l’entreprise française dispose d’une usine de moteurs en Hongrie.

 

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