Relations économiques bilatérales France-Hongrie

Les échanges commerciaux entre la France et la Hongrie repartent à la hausse en 2017 avec un total d’échanges de 7,6 Mds€ contre 7,27 Mds€ en 2016.

1/ La France est le 7ème partenaire commercial de la Hongrie

En 2017, la Hongrie est, d’après les Douanes françaises, notre 28ème marché (0,7% de nos exportations) et notre 26ème fournisseur (0,6% de nos importations). La France est, d’après le Bureau des statistiques hongrois, le 7ème partenaire de la Hongrie en 2016 avec 4,21% des échanges globaux. Elle est la 6ème destination des produits hongrois (4,38%) et se situe au 9ème rang des fournisseurs de la Hongrie (4,02%).

Nos exportations vers la Hongrie, s’élèvent à 3,4 Mds€. En 2017, les produits industriels constituent le poste le plus important de nos exportations (1,52 Md €), devançant les équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques (1,23 Md €) et les matériels de transport (400,73 M€). Les ventes de produits pharmaceutiques sont de nouveau en baisse de 2,7% à 385,51 M€. Ce poste constitue toujours un des points forts de nos exportations (plus de 11% de nos ventes à la Hongrie en moyenne), au même titre que les produits chimiques, parfums et cosmétiques en hausse de 8,4% à 385,21 M€. Alors que les livraisons de véhicules automobiles affichent une hausse et de +48,1% à 191,96 M€, celles des pièces automobiles connaissent une baisse légère de -2,9 % à 103,21 M€. Le poste des livraisons d’aéronefs repart à la hausse (90,6 M€) en 2017 après les baisses observées en 2015 et en 2016.  Enfin, les ventes du secteur agroalimentaire (produits agricoles + produits des industries agroalimentaires) sont en hausse légère en 2017 par rapport à 2016 : 217 M€ en 2017 contre 215 M€ en 2016, soit une hausse de 1,08%. Le secteur agroalimentaire représente 6,4 % de l’ensemble de nos ventes à la Hongrie en 2017. Si les ventes de nos IAA marquent une nette progression, avec un montant de 141,52 M€ (+17 %), les exportations de produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (75,91 M€) connaissent en revanche une baisse de 19,4%.

Nos importations de la Hongrie s’élèvent à 4,2 Mds€. Les ventes hongroises sont concentrées sur les secteurs industriels traditionnellement performants (pharmacie, machine électrique, électronique, informatique) ainsi et sur le secteur automobile. Ainsi, le secteur des équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques constitue en 2017, de 40,2% des ventes hongroises à la France. Les matériels de transport, 2ème poste hongrois à l’exportation, progressent (+7,4% à 833,2 M€) alors que les ventes de produits en caoutchouc et en plastique, 3ème poste, reculent de -3,6 % à 350,51M€). Les livraisons d’automobiles, premier poste à l’exportation, connaissent une baisse légère (-3,4% à 400,28 M€ tandis que les pièces automobiles progressent de 14% à 291,37 M€ en 2017. Enfin, la pharmacie est un secteur important (6,5%), connaisse une hausse 17,6% à 271,02 M€.

 

2/ L’investissement français en Hongrie est important et diversifié

La France est un investisseur majeur en Hongrie. La présence française a été multipliée par 3 entre 1999 et 2016, selon les données de la Banque de France, passant de 947 M € à 2,7 Mds €. Ce montant est très sous-estimé en raison des investissements transitant par pays tiers. Selon la méthode des investissements ultimes, la France se situe en fait au 4e rang des investisseurs étrangers après l’Allemagne, les Etats-Unis et l’Autriche et avant les Pays-Bas et le Luxembourg. Les investissements sont très diversifiés, ils concernent l’énergie (VEOLIA), l’industrie (Valeo, Michelin, PSA, Lafarge) ou l’agro-industrie (Bonduelle, Axéréal), le secteur financier (Groupama, AXA, BNP Paribas), la distribution (Auchan, Décathlon), l’industrie pharmaceutique (SANOFI, Servier, CEVA), et l’environnement (Veolia, Ereco).

Les 329 entreprises françaises recensées (source INSEE) emploient plus de 40 000 salariés pour un chiffre d’affaires de près de 7,7 Mds € (le PIB est de l’ordre de 110 Mds €). Dans l’ensemble, il s’agit essentiellement d’investissements de grands groupes. Il est à noter qu’il n’y a pas en Hongrie de constructeur automobile français présent avec une unité d’assemblage, mais seulement des équipementiers travaillant pour les grands constructeurs européens, très présents sur le territoire (Audi-Volkswagen, Mercedes), ainsi que pour le japonais Suzuki. Depuis le rachat d’OPEL en Europe par le groupe PSA, l’entreprise française dispose d’une usine de moteurs en Hongrie.

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