Conjoncture

Quatroze ans après l’atteinte de son point d’achèvement au titre de l’initiative Pays pauvres très endettés et l’allégement de dette de 467 MUSD consenti par la Bid, le Guyana enregistre des performances économiques raisonnablement solides : après une croissance moyenne de 3,85% sur la période 2012-2016, tirée principalement par l’augmentation de la production des mines d’or, la croissance du Pib est ressortie à 2,1% en 2017 (4,1% hors secteur extractif), avec une inflation maîtrisée (1,5%).

Le déficit de la balance des biens (196 MUSD en 2017), en fort creusement par rapport à 2016 (30,7 MUSD), est couvert par le fort excédent de la balance des revenus (332 MUSD, du fait notamment de l’importance des transferts des émigrés : plus du tiers de la population, d'environ 460 000 personnes, réside à l’étranger, dont 270 000 aux Etats-Unis). Par ailleurs, les IDE entrants ont représenté en 2017 plus de 210 MUSD (6 points de Pib), en lien avec l’émergence du Guyana comme futur eldorado pétrolier (production de 600.000 barils / jour attendue d'ici 2023, ce qui placerait le Guyana au 5ème rang des producteurs d’Amérique latine, devant l’Equateur).

Enfin, si le déficit public demeure élevé (4,5 points de PIB en 2017, inférieur toutefois aux prévisions de la loi de finances de 5,6%), du fait de l’importance des nécessités en termes d’infrastructures physiques et sociales, mais aussi du coût des subventions aux entreprises publiques, la dynamique de la dette publique demeure relativement contrôlée (52,2% du PIB en 2017 contre 51,9% en 2014).

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