Présentation de l'économie hellénique

Pays d’une population de 10 Millions d’habitants, la Grèce est entrée dans la Communauté Économique Européenne en 1981 et dans la zone euro en 2001. Économie ouverte et de services (79% du PIB), elle bénéficie de recettes en provenance de deux pôles d'excellence : le tourisme et la marine marchande. La flotte d'intérêts grecs est le leader mondial en termes de capacité de transport.

La Grèce est ouverte aux échanges internationaux mais n’est qu’un acteur modeste du commerce mondial. L'Union européenne est le principal partenaire commercial de la Grèce représentant plus de la moitié des importations et des exportations du pays. La France figure parmi les principaux fournisseurs et investisseurs avec environ 150 entreprises implantées et représentant des intérêts français.

Après dix années de croissance soutenue (4% en moyenne), tirée surtout par la consommation des ménages et les investissements publics, la Grèce traverse depuis 2008 sa plus grave crise économique. En mai 2010 le FMI, la CE et la BCE ont mis en place un premier plan d’aide à la Grèce, un second en 2012 puis un troisième en 2015,  en contrepartie duquel le pays devait mener une politique visant à assainir les finances publiques, tout en lançant les réformes structurelles nécessaires à la reprise de la croissance.

Le plan d’ajustement budgétaire arrivera à terme en août 2018, permettant à la Grèce de revenir sur les marchés financiers.

La programmation budgétaire à moyen terme (PBMT) 2019-2022, incluse dans le projet de loi, prévoit une croissance continue sur les quatre ans à venir, soutenue par un net rebond des investissements.

  Cadrage macroéconomique 2019-2022

Le cadrage est fondé sur :

  • Une croissance supérieure à 2% sur une moyenne annuelle après 2018 et jusqu’en 2021 et de 2,1% en moyenne sur l’ensemble de la période 2018/2022. Sur le moyen terme, la croissance résultera de la demande intérieure, sous l’effet de l’augmentation soutenue des investissements (1,6% en 2019), dont le rythme de hausse annuelle est estimé à 9,2% entre 2018 et 2022.

     

  • Une consommation privée estimée doubler sa contribution au PIB en 2019 et se maintenir à environ 0,8% PIB tout au long de la période 2019/2022 (1% en 2019 et 1,2% entre 2020 et 2022), grâce à une hausse correspondante de la dépense salariale de 1,8% entre 2019 et 2022, et du salaire réel moyen de 0,5% sur l’ensemble des années 2018-2022. L’évolution des salaires sous-entend une poursuite de la tendance à la hausse de l’emploi, à un taux moyen de 1,2 % sur la période 2019-2022, le recul du taux de chômage étant évalué à -14,3 % de la population active à la fin de la même période.

     

  • Une consommation publique réelle estimée se redresser à un taux marginal de 0,4 % à moyen terme avec une plus faible contribution au PIB  en 2019-2022 (0,1 % du PIB 2017).

     

  • Un commerce extérieur avec un impact légèrement négatif sur la croissance réelle pour la période (moyenne de -0.05% du PIB entre 2019 et 2022), la contribution positive de la balance des services devant être contrebalancée annuellement par la réduction des exportations nettes de biens, du fait de la hausse des importations.

     

  • Un taux d’inflation en hausse à 1,2% en 2019 (0,6% en 2018), et augmenter de 0,2% par an jusqu’en 2022. A l’issue de la période, le rythme d’augmentation des prix est évalué à 1,7%, soit légèrement en deçà de l’objectif de 2% de la BCE pour la moyenne de la zone euro.

     

Evolution des principaux agrégats de l’économie en % du PIB

(% variations annuelles, prix constants)

 

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

PIB

-0,3%

-0,2%

1,4%

2,0%

2,4%

2,3%

2,1%

1,8%

Consommation privée

-0,5%

0,0%

0,1%

0,5%

1,0%

1,2%

1,2%

1,2%

Consommation publique

1,2%

-1,5%

-1,1%

1,2%

0,4%

0,6%

0,4%

0,4%

Formation brute de capital fixe

-0,3%

1,6%

9,6%

11,1%

12,1%

9,4%

7,7%

5,7%

Exportations biens et services

3,1%

-1,8%

6,8%

5,6%

4,6%

4,4%

3,0%

3,0%

Importations biens et services

0,4%

0,3%

7,2%

5,5%

4,4%

4,2%

2,9%

2,9%

Déflateur du PIB

-1,0%

-1,0%

0,7%

0,9%

1,3%

1,6%

1,6%

1,8%

Prix à la consommation

-1,1%

0,0%

1,1%

0,6%

1,2%

1,3%

1,5%

1,7%

Emploi*

0,7%

0,5%

2,1%

1,7%

1,8%

1,4%

1,0%

0,7%

Taux de chômage*

22,8%

21,7%

19,8%

18,3%

16,7%

15,2%

14,0%

13,1%

Taux de chômage / Enquête sur la population active

24,9%

23,5%

21,5%

19,9%

18,2%

16,6%

15,4%

14,3%

* base comptable nationale

 

Croissance annuelle des agrégats financiers

 

 

Composantes des dépences du gouvernement général

 

En vue de garantir le financement des besoins financiers de la Grèce à la sortie du Mémorandum, le PBMT prévoit la création à court terme d’un « matelas », lui permettant de faire face à plusieurs facteurs de risque susceptibles d’affecter plus particulièrement l’économie fortement endettée qu’est la Grèce.

 

Profil d’endettement public

Evolution de la dette du gouvernement général (en M€)

 

2016

2017

2018

estimation

2019

prévision

2020

prévision

2021

prévision

2022

prévision

Dette 

en % du PIB

315.009

180,8%

317.407

178,6%

335.000

183,1%

323.300

170,4%

318.300

161,4%

313.300

153,1%

318.700

150,3%

Taux unifiés

en % du PIB

5.615

3,2%

5.626

3,2%

6.208

3,4%

6.295

3,3%

6.392

3,2%

6.697

3,3%

6.896

3,3%

PIB

174.199

177.735

182.959

189.743

197.218

204.572

212.002

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