Les relations économiques entre la France et la Grèce en 2019

En 2019, les échanges bilatéraux ont augmenté pour atteindre environ 3,4Mds€, soit une augmentation de 4,07% par rapport à 2018. La France a dégagé un excédent commercial avec la Grèce d'environ 1,5Md€, grâce à la hausse de 10% de nos exportations. Nos échanges commerciaux avec la Grèce tendent à croître et la présence française pourrait se densifier au regard de la reprise du pays. tteindre

I. Dynamiques, les échanges commerciaux sont tirés par l’industrie  manufacturière

Avec 4,3% des parts de marché, la France demeure le septième partenaire commercial de la Grèce. Elle est derrière l’Allemagne (11%) qui reste le principal fournisseur du pays, l’Iraq (8,8%), premier fournisseur de pétrole de la Grèce dont les importations ont augmenté de plus de 11% par rapport à 2018, l’Italie (8,1%), la Russie (7,6%) deuxième fournisseur d’hydrocarbures du pays, la Chine (7,06%) qui a vu ses exportations en Grèce augmenter de plus de 32% en 2019 et les Pays Bas (4,9%)[1].

Après le ralentissement enregistré pendant la crise grecque, les échanges commerciaux entre la France et la Grèce sont repartis à la hausse dès 2017, pour s’établir en 2019 à 3,4Mds€, au 2/3 constitués par les ventes françaises. Ils demeurent structurellement déficitaires en faveur de la France, en hausse de 18,2% pour 2019, à 1,5Md€. La Grèce est resté en 2019 notre 1er excédent commercial dans la zone euro et le 2ème dans l’UE, derrière le Royaume Uni.

Dynamiques, les exportations françaises vers la Grèce enregistrent une forte augmentation en 2019 (+ 10 %) par rapport à l’année précédente, culminant à 2,5 Md€.

Les produits chimiques, cosmétiques et pharmaceutiques représentent environ 30% (702M€) du total des exportations françaises, suivis par les produits agroalimentaires (20% à 480M€). Les autres principaux postes d’exportations françaises concernent les matériels de transports (12,8% à 314M€) et les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (11,6% à 285M€).

En 2019, les importations de produits grecs en France se sont maintenues au même niveau qu’en 2018 à 998M€ (estimées à 1,2Md€ selon les sources grecques). Au-delà des médicaments qui constituent le premier poste d’importation de Grèce (38,2% à 381M€), la France importe des produits métallurgiques et métalliques (19,2% à 192M€) et des produits des industries agroalimentaires (13,2% à 132M€).

La France est en quatrième position en matière de recettes touristiques, avec 1,092Md€ en 2019, en hausse de plus de 16,% par rapport à 2018, derrière l’Allemagne (2,956Md€), le Royaume Uni (2,556Md€) et les Etats-Unis (1,87Md€). Le nombre de touristes français s’est élevé en 2019 à 1,542 million de voyageurs, en hausse de 2% par rapport à 2018, représentant environ 5% des touristes étrangers en Grèce. Les touristes allemands occupent la première place avec 4, 026 millions de visiteurs, suivis par les Britanniques (3,499 M.)[2]

II. Les entreprises françaises font partie du peloton de tête des investisseurs en Grèce

En matière d’investissement direct étranger (IDE), la Grèce a connu une quatrième année consécutive d’augmentation, la valeur des IDE entrants dans le pays étant passée à 4,1 Mds€ en 2019 (contre 3,4 Mds€ en 2018) [1], le niveau le plus élevé de ces dix dernières années.  Près de 20% des entrées nettes d’IDE sont liés au programme de privatisations, lancé depuis 2011. Néanmoins, malgré la croissance affichée ces dernières années, elle ne serait pas suffisante pour les besoins de l'économie grecque : selon les dernières données de l'OCDE, les entrées totales d'IDE en Grèce ne représentaient que 16% du PIB en 2017.

La France fait traditionnellement partie des pays ayant un fort taux d’investissement sur le marché grec. Avec la crise grecque, les flux vers l’économie grecque ont cependant ralenti[2] et  varié ces dernières années entre 1,3 et 1,4Md€, faisant de la France le 5ème investisseur en stock avec une part de 5,5% des IDE en Grèce. Bien que plusieurs entreprises de la grande distribution et des services financiers se soient désengagées du marché grec, la présence française se maintient dans la quasi-totalité des secteurs d’activité : mécanique et automobile, énergie, BTP et concessions, chimie et pharmacie, services, industrie, etc.

A l’inverse, les investissements grecs en France apparaissent très limités : selon les données de la Banque de France, en 2018, le flux d’IDE grecs en France  s’est réduit de 227M€ et le stock total d’IDE grecs s’est élevé à 321M€, plaçant la Grèce à la 51ème position des investisseurs étrangers en France (0,04% du stock total d’IDE en France).



[1] Source : Banque de Grèce

[2] La France était encore en 2012, le 3e investisseur étranger en Grèce en stock d’IDE (2,7 Mds€), ainsi que le premier investisseur étranger en flux, essentiellement dans le domaine bancaire, grâce à la recapitalisation des filiales locales du Crédit Agricole et de la Société Générale avant leur cession.



[1] Source : Autorité nationale des statistiques ELSTAT

[2] Source : Institut de l'Association hellénique des entreprises touristiques (INSETE)

 

 

 

 

 

 

 

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