Indicateurs et conjoncture

Le Président Obiang, au pouvoir depuis 1979, a été réélu pour un nouveau mandat de sept ans lors de l’élection présidentielle du 24 avril 2016.

L’économie équato-guinéenne a été bouleversée par la découverte du champ pétrolier Zafiro en août 1996. Au cours de la décennie 2000, le PIB a été multiplié par plus de dix. Aujourd’hui, c’est une économie quasi monoproductrice d’hydrocarbures qui représentent 97 % des exportations. Le PIB atteindrait 7 285 Mds FCFA (soit 11,1 Mds EUR) en 2018, soit un tiers de moins qu’en 2014, sous l’effet de la baisse de l’activité extractive. La production pétrolière a entamé un déclin qui devrait se poursuivre graduellement à moyen terme, les principaux champs étant matures. Elle a atteint 174 000 barils/jour en 2017. La production gazière est également orientée à la baisse, mais des espoirs sont placés dans de nouveaux gisements.

Les autres activités du secteur primaire (agriculture, pêche, sylviculture) ont été marginalisées.

Le BTP, tiré par l’investissement public et souvent consacré à des projets de prestige, est en grande difficultés. L’industrie se limite à une brasserie concurrencée par les importations frauduleuses et à une cimenterie à l’arrêt. Le secteur tertiaire a connu un début de développement : quelques hôtels sont ouverts, trois opérateurs de télécommunication et cinq banques sont actifs.

Selon les estimations du FMI, la récession se serait aggravée en 2018 (-7,7 % contre 3,2 % en 2017). La contraction de l’activité devrait se poursuivre au cours des prochaines années. Le solde budgétaire redeviendrait excédentaire en 2018 (0,6 % du PIB) grâce à la réduction des dépenses. D’importants arriérés intérieurs ont été accumulés, portant ainsi le taux d’endettement public à 37,3 % du PIB en 2018.

La Guinée équatoriale est engagée dans un programme de référence (« Staff-monitored program ») avec le FMI depuis début 2018, en cohérence avec les recommandations du sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEMAC du 23 décembre 2016. La conclusion d’un programme avec financement est attendue pour 2019.

La présence française est non négligeable en Guinée Equatoriale, avec un stock d’IDE de 114 M EUR en 2017, en hausse de 5,6 % sur un an. On dénombre 17 filiales françaises, dont les principales sont : Total distribution, CFAO, Accor, Bouygues, Vinci, Razel, Egis, Veritas, Société générale, Castel, Air France, Bolloré Africa Logistics. Les exportations françaises vers la Guinée Equatoriale se sont réduites à 29 M EUR en 2017, en baisse de 71,8 % depuis 2014. Les produits des industries agricoles et alimentaires constituent le premier poste d’exportation (44,5 %), suivi des machines et outillage (18,4 %).

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