Relations Bilatérales

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Commerce bilatéral

D’après les Douanes françaises, en 2019, les échanges commerciaux entre la France et la Guinée se sont élevés à 195,2 M EUR, en repli de 20,6% en g.a., Les exportations françaises vers la Guinée sont en recul de près de 13% en g.a. à 148,4 M EUR, notamment en raison de l’important repli de nos ventes de produits pétroliers raffinés. En revanche, les préparations pharmaceutiques demeurent notre premier poste de ventes (15% de nos exportations) et sont en progression de l’ordre de 12%. Les importations françaises en provenance de Guinée ont fortement chuté de près de 40%, toujours composées quasi exclusivement de produits des industries minières (minerais métalliques). L’excédent commercial français progresse, avec des exportations françaises en moyenne entre 2 et 3 fois supérieures aux importations sur les 10 dernières années.

Tableau

Investissements directs étrangers (IDE) et présence française

D’après la CNUCED, en 2018, le stock d’IDE s’est établi à 4,8 Mds USD. Les flux d’IDE entrants se sont élevés à 483 M USD contre 577 M USD l’année précédente. D’après la Banque de France, en 2018, le stock d’investissements directs français en Guinée s’établit à 118,4 M EUR. Les flux se sont établis à 24,4 M EUR (contre des désinvestissements de 14,3 M EUR l’année précédente).

160 sociétés françaises sont recensées dont une quarantaine de filiales, environ une centaine d’entreprises de droit local, dont au moins un actionnaire a la nationalité française, et près de 15 marques françaises représentées. A noter notamment, les présences d’Africa Bolloré Logistics (concessionnaire du port de Conakry), d’Orange (1er opérateur du secteur via Sonatel), de Total (distribution de carburants), de Castel (brasserie Sobragui et usine d’huile d’arachide Copeol), de Vinci / Sogea Satom, ou encore de la Société Générale (SGG). Un Club des investisseurs français en Guinée a été créé en 2018.

Coopération financière

Les instruments d’aide-projet de la DG Trésor

La Guinée est éligible au Fasep, au prêt du Trésor direct (sous condition) et au crédit export garanti par l’Etat. La Guinée a notamment bénéficié d’un financement Fasep pour la réalisation d’une étude sur la construction d’hôpitaux modulaires à l’intérieur du pays. L’étude a permis de déboucher sur un projet de construction d’hôpitaux régionaux à Kindia et Labbé pour lequel les autorités sont à la recherche de financements. A ce stade, la mobilisation des outils de financement non-concessionnels est contrainte par l’atteinte du plafond d’endettement non-concessionnel, fixé dans le cadre du programme triennal FEC du pays avec le FMI.

Les activités du groupe AFD

Avec le Contrat de Désendettement Développement (C2D) et depuis la reprise en 2016 des prêts souverains respectant les critères FMI, tous les outils financiers de l’AFD sont mobilisés en Guinée. Au niveau du C2D (1er signé en juin 2013 et 2ème C2D signé en juillet 2016, pour un montant total 167,5 M EUR sur 2013-2021), plusieurs secteurs de concentration ont été retenus : agriculture et développement rural, éducation de base, formation professionnelle et décentralisation. Les prêts souverains de l’AFD, depuis 2016, ont été concentrés sur les secteurs de l’énergie et de l’eau potable, tandis que les subventions ont été mobilisées sur l’agriculture et la santé. Le guichet de l’AFD dédié au financement des ONG est également actif. Enfin, l’agence appuie le développement du secteur privé au travers de sa filiale PROPARCO et de sa palette d’instruments financiers (prêts aux sociétés privés, prises de participation, garanties ARIZ pour les PME).

Le dispositif d’assistance technique d’Expertise France

Expertise France intervient dans les secteurs de la santé, de la gouvernance économique et financière, des migrations, de la protection civile et de la lutte contre le dérèglement climatique. L’agence s’engage ainsi aux côtés de la direction nationale des Impôts, de la Cour des comptes, etc. sur financement de la France et de l’Union européenne.

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