Relation économique bilatérale

Avec 33,6 Md€ d’exportations et 21,1 Md€ d’importations, le Royaume-Uni était en 2019 le 6ème client de la France, et son 7ème fournisseur. La France reste quant à elle le 5ème fournisseur du Royaume-Uni avec 13% de part de marché, derrière l’Allemagne (27,5%), la Chine (19,9%), les États-Unis (19,6%), et son 4ème client après les États-Unis, l’Allemagne et la Chine.  

L’excédent de la balance commerciale avec le Royaume-Uni a atteint en 2019 près de 12,5 Md€, en hausse de 521 M€ par rapport à 2018 bien que les importations soient reparties à la hausse en 2019 (+ 2,8%) après un repli en 2018 (-5,1%). Si les importations en provenance du Royaume-Uni ont augmenté en 2019, cette hausse a largement été compensée par une croissance des exportations françaises, atteignant près de 33,6 Md€. Les exportations françaises ont tiré profit du dynamisme de la demande britannique et de l’effet de stockage, en prévision d’un retrait sans accord du Royaume-Uni de l’UE. Le Royaume-Uni reste le premier excédent bilatéral de la France, devant Singapour (5,2 Md€), Hong Kong (5,12 Md€). 

Le commerce de biens entre la France et le Royaume-Uni est caractérisé par des échanges intra-branches. Les principaux postes d’exportation sont donc les mêmes que ceux pour les importations. Par ordre d’importance, les échanges de biens se concentrent dans (i) les produits de la construction aéronautique et spatiale, (ii) et les produits de la construction automobile. Il convient de noter que les exportations d’aéronefs et d’engins spatiaux, en hausse de 53%, ont été particulièrement dynamiques et ont atteint près de 3,2 Md€ en 2019.

Les échanges de services présentent à l’inverse une structure plus diversifiée, avec une concentration dans les transports, les services aux entreprises et les voyages pour les exportations et dans la finance, les services aux entreprises et les télécommunications pour les importations.

Le Royaume-Uni et la France sont des investisseurs réciproques importants. En 2017, le Royaume-Uni avait un stock d’investissements directs à l’étranger (IDE) de 90 Md€ en France, contre 112 Md€ pour le stock d’IDE de la France au Royaume-Uni. Avec 118 projets d’IDE pour environ 2 500 emplois, le Royaume-Uni était le 3ème investisseur étranger en France en 2018, derrière les États-Unis et l’Allemagne. La France était pour sa part le 8ème investisseur étranger au Royaume-Uni, avec 94 projets d’IDE représentant 6 000 emplois.

Le Royaume-Uni était en 2016 le deuxième pays d’implantation des entreprises françaises à l’étranger, avec près de 3 800 filiales de groupes français représentant environ 120 Md€ de chiffre d’affaires annuel et plus de 400 000 emplois. La présence britannique en France était de 1 200 filiales de groupes britanniques pour 34 Md€ de chiffre d’affaires annuel et 88 000 emplois.

 

 

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