Relation économique bilatérale

Le commerce de biens entre la France et le Royaume-Uni est caractérisé par des échanges intra-branches. Les principaux postes d’exportation sont donc les mêmes que ceux pour les importations. Par ordre d’importance, les échanges de biens se concentrent ainsi dans (i) les véhicules automobiles, (ii) les aéronefs et engins spatiaux (iii) et les préparations pharmaceutiques. Les échanges de services se concentrent dans les services de voyage, de transport et les autres services aux entreprises pour les exports vers le Royaume-Uni et dans les services financiers et les autres services aux entreprises s’agissant des imports vers la France.

Le Royaume-Uni est le troisième excédent commercial de la France pour les échanges de biens. Celui-ci s’est élevé à 4,1 Md€ en 2017, en baisse de 7,6 Md€ par rapport à l’année précédente, en raison d’une diminution de 0,8 % des exports français vers le RU et d’une augmentation de plus de 37 % des imports français depuis le RU. Le Royaume-Uni était le 5ème client de la France (30,9 Md€ d’exports) et son 6ème fournisseur (26,8 Md€) tandis que la France était le 3ème client du RU (derrière les États-Unis et l’Allemagne) et son 5ème fournisseur (derrière l’Allemagne, la Chine, les Pays-Bas et les États-Unis). En 2016, le solde commercial français au titre des échanges de services était également excédentaire de 3,2 Md€, malgré la baisse des exports français vers le RU (-4,2 %). 

Le Royaume-Uni et la France sont des investisseurs réciproques importants. En 2016, le Royaume-Uni était la 4ème économie d’accueil du stock d’investissements directs étrangers (IDE) français (8,1% du total), avec un stock de 97,1 Md€ selon la Banque de France. Ce montant était de 125 Md€ en 2007 (14,4 %). Le stock d’IDE britanniques en France était de 77,7 Md€ (11,7 %) faisant du Royaume-Uni le 3ème investisseur étranger en France. En 2016, la France était à l’origine de 131 projets d’investissement au Royaume-Uni (8 000 emplois) contre 85 projets en France pour les investisseurs britanniques (3 700 emplois).

Le Royaume-Uni était en 2014 le deuxième pays d’implantation des entreprises françaises à l’étranger avec plus de 3 000 filiales de groupes français, pour un chiffre d’affaires de 131 Md€ et 405 000 emplois (Eurostat).  

 

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