Relations économiques bilatérales

Avec 33,6 Md€ d’exportations et 21,1 Md€ d’importations en 2019, le Royaume-Uni est un des principaux partenaires commerciaux de la France (son 6ième client et son 7ième fournisseur). La France reste quant à elle le 5ème fournisseur du Royaume-Uni avec 13% de part de marché, derrière l’Allemagne (27,5%), la Chine (19,9%), les États-Unis (19,6%), et son 4ème client après les États-Unis, l’Allemagne et la Chine.

Le Royaume-Uni était en 2019 le premier excédent commercial de la France (12,5 Md€), devant Singapour (5,2 Md€) et Hong Kong (2,1 Md€). Si les flux bilatéraux ont été affectés par la crise sanitaire et ses conséquences économiques, les liens commerciaux avec le Royaume-Uni restent puissants (16,3 Md€ d’exportations et 10,7 Md€ d’importations de marchandises entre janvier et octobre 2020) et la France a enregistré un excédent commercial (balance des biens uniquement) de 5,6 Md€ sur les huit premiers mois de l’année 2020.

Outre les liens commerciaux, le Royaume-Uni et la France sont des investisseurs réciproques importants. En 2019, le Royaume-Uni était le 3ème investisseur étranger en France derrière les Etats-Unis et l’Allemagne, avec 173 projets d’IDE, et un stock d’investissements de 94 Md€.

L’excédent de la balance commerciale avec le Royaume-Uni a atteint en 2019 près de 12,5 Md€, en hausse de 521 M€ par rapport à 2018 bien que les importations soient reparties à la hausse en 2019 (+ 2,8%) après un repli en 2018 (-5,1%). Si les importations en provenance du Royaume-Uni ont augmenté en 2019, cette hausse a largement été compensée par une croissance des exportations françaises, atteignant près de 33,6 Md€. Les exportations françaises ont tiré profit du dynamisme de la demande britannique et de l’effet de stockage, en prévision d’un retrait sans accord du Royaume-Uni de l’UE. Le Royaume-Uni reste le premier excédent bilatéral de la France, devant Singapour (5,2 Md€), Hong Kong (5,12 Md€). 

Le commerce de biens entre la France et le Royaume-Uni est caractérisé par des échanges intra-branches. Les principaux postes d’exportation sont donc les mêmes que ceux pour les importations. Par ordre d’importance, les échanges de biens se concentrent dans (i) les produits de la construction aéronautique et spatiale, (ii) et les produits de la construction automobile. Il convient de noter que les exportations d’aéronefs et d’engins spatiaux, en hausse de 53%, ont été particulièrement dynamiques et ont atteint près de 3,2 Md€ en 2019.

Les échanges de services présentent à l’inverse une structure plus diversifiée, avec une concentration dans les transports, les services aux entreprises et les voyages pour les exportations et dans la finance, les services aux entreprises et les télécommunications pour les importations.

L’intensité des flux bilatéraux entre la France et le Royaume-Uni a été affectée au printemps 2020 par la crise sanitaire et ses conséquences économiques. Entre janvier et août 2020, les exportations de biens de la France vers le Royaume-Uni ont atteint (en valeur) 16,3 Md€, contre 23,2 Md€ sur la même période en 2019, soit une baisse de près de 30 %. Quant aux importations, elles ont atteint 10,7 Md€ sur les 8 premiers mois de 2020, contre 14,5 Md€ pour la même période en 2019, soit un repli de 26 % en glissement annuel. Si la balance des échanges de biens reste excédentaire sur la période janvier-août 2020, le solde s’est toutefois dégradé (- 35,7 %) et s’est établi à 5,6 Md€.

Le Royaume-Uni et la France sont des investisseurs réciproques importants. En 2019, le Royaume-Uni avait un stock d’investissements directs à l’étranger (IDE) de 94 Md€ en France, contre 78,7 Md£ pour le stock d’IDE de la France au Royaume-Uni en 2018 (dernières données de l’ONS publiées en août 2020). Avec 173 projets d’IDE pour environ 6 000 emplois créés ou préservés, le Royaume-Uni était le 3ème investisseur étranger en France en 2019, derrière les États-Unis et l’Allemagne. La France était pour sa part le 4ème investisseur étranger au Royaume-Uni, avec 99 projets d’IDE créant 2 882 emplois entre mars 2019 et avril 2020.

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