Commerce extérieur de l'Egypte

L’Egypte présente un déficit commercial structurel (42,1 Mds USD soit 10,3% du PIB en 2020/21) en raison de la faiblesse de son appareil exportateur et d’une part conséquente d’importations incompressibles.

En 2020/21, l’Egypte a exporté pour 28,7 Mds USD de biens, en hausse de 8,7% en un an. Les exportations d’hydrocarbures (31% des exportations totales contre 32% l’année dernière) sont légèrement en hausse de 1,4% à 8,6 Mds USD. Les exportations hors-hydrocarbures, ont quant à elles augmenté de 12,2% sur l’exercice 2020/21 à 20,1 Mds USD représentant 70% des exportations totales. Ces dernières sont dominées à 57% par les produits finis (dont les engrais minéraux et phosphate, le textile, les appareils électroménagers, etc., suivies à 27% par les produits semi-finis (dont : or, polymère d'éthylène et de propylène, composés organiques et inorganiques, etc.) et enfin à 16% par les matières premières, principalement agricoles (fruits et légumes, coton etc…). En termes de répartition géographique, les exportations égyptiennes étaient destinées à 31% aux pays de l’Union Européenne, à 23% aux pays arabes et 15% aux pays asiatiques.

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L’Egypte est structurellement dépendante des importations, que ce soit pour son approvisionnement en denrées stratégiques (matières premières agricoles, notamment le blé, le maïs, le sucre…), en intrants pour son industrie manufacturière ou en biens de consommation pour son marché intérieur de 103 millions d’habitants. Ainsi, le pays a importé pour 70,7 Mds USD de biens en 2020/21, en hausse de 12,6% en un an. Si les importations d’hydrocarbures se sont réduites à leur plus bas niveau depuis dix ans (-3,3% à 8,6 Mds USD), la balance énergétique de l’Egypte reste déficitaire pour la seconde année consécutive à hauteur de 6,7 M USD mais fortement en baisse par rapport à l’an passé (420 M USD). Les importations hors hydrocarbures sont en hausse de 15,2% en 2020/2021 à 62,1 Mds USD (87% des importations totales du pays). Parmi les importations hors hydrocarbures de l’Egypte, 37,2% concernaient des biens intermédiaires (pièces détachées, composés organiques et inorganiques, polypropylène etc….), 30,7% des biens de consommation, durables (véhicules, appareils électroménagers, télévisions etc…) ou non-durables (médicaments, textiles, viandes, produits laitiers, produits de la pêche etc…), 15,5% des biens dits « d’équipement » (ordinateurs, pompes, équipements de télécommunication etc…) et 12,2% des matières premières (blé, maïs, minerais de fer etc…). En termes de provenance géographique, les importations égyptiennes provenaient à 27% des pays de l’Union Européenne, à 25% de pays asiatiques et 19% de pays arabes.

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Les performances à l’export de l’Egypte sont handicapées par un positionnement structurellement centré sur des productions à faible valeur ajoutée. L’ensemble des grands postes commerciaux s’affichent en déficit : produits et équipements électriques (-10,6 Mds USD), céréales et oléagineux (-5 Mds USD), matériel de transport (-5,7 Mds USD) et produits chimiques (-4,1 Mds USD).

En termes d’investissements étrangers, les flux nets ont été ramenés de 7,5 Mds USD (soit 2% du PIB) en 2019/20 à 5,2 Mds USD (soit 1,3% du PIB) en 2020/21 en ligne avec la baisse globale déclenchée par les inquiétudes des investisseurs quant aux effets persistants de la pandémie dans le monde. Les investissements restent principalement concentrés dans les hydrocarbures (36,8% contre 40% l’an passé), suivis par les services (35,3%), le secteur manufacturier (16,5%) et de la construction (3,9%).

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