Commerce extérieur de l'Egypte

L’Egypte présente un déficit commercial structurel (36,5 mds$ soit 10% du PIB en 2019/20) en raison de la faiblesse de son appareil exportateur et d’une part conséquente d’importations incompressibles (l’Egypte étant par exemple le 1er importateur de blé au monde, sa production manufacturière et industrielle dépend à 40% d’intrants importés).

Les Emirats-Arabes-Unis (8,4% des échanges commerciaux de l’Egypte), la Chine (7,8%), les Etats-Unis (6,3%), l’Arabie Saoudite (5,9%) et le Royaume-Uni (5%)  étaient les premiers partenaires commerciaux de l’Egypte en 2019/20. La France figurait au 12e rang, représentant l’année dernière 3,4% des échanges commerciaux de l’Egypte.

En 2019/20, l’Egypte a exporté pour 26,4 mds$ de biens, en baisse de 8% en un an, sous l’effet d’une diminution de 26% des exportations d’hydrocarbures (à 8,5 mds$) qui représentaient encore l’année dernière 32%des exportations égyptiennes (42% en 2018/19), et malgré une hausse des exportations hors-hydrocarbures de 6% à 17,9 mds$. Ces dernières sont dominées à 55% par les produits finis (dont les engrais minéraux et phosphate, le textile, les appareils électroménagers etc…), suivies à 30% par les produits semi-finis (dont : or, polymère d'éthylène et de propylène, composés organiques et inorganiques etc…) et enfin à 15% par les matières premières, principalement agricoles (fruits et légumes, coton etc…). En termes de répartition géographique, les exportations égyptiennes étaient destinées à 36% aux pays de l’Union Européenne (43% aux pays européens au sens large), à 22% aux pays arabes, 12% aux pays asiatiques, 10% aux Etats-Unis.

distribution des exports

répartition des exports

L’Egypte est structurellement dépendante des importations, que ce soit pour son approvisionnement en denrées stratégiques (matières premières agricoles, notamment le blé, le maïs, le sucre…), en intrants pour son industrie manufacturière ou en biens de consommation pour son marché intérieur de 100 millions d’habitants. Ainsi, le pays a importé pour 62,8 mds$ de biens en 2019/2020, en régression de 5,5% en un an. Si les importations d’hydrocarbures se sont réduites à leur plus bas niveau depuis dix ans (-23% à 8,9 mds$), la balance énergétique de l’Egypte est redevenue déficitaire l’année dernière à hauteur de 420M$. Les importations hors hydrocarbures n’ont,  elles, diminué que de 2% en 2019/2020 à 53,9 mds$,(86% des importations totales du pays. Parmi les importations hors hydrocarbures de l’Egypte, 31% concernaient des biens intermédiaires (pièces détachées, composés organiques et inorganiques, polypropylène etc….), 27% des biens de consommation, durables (véhicules, appareils électroménagers, télévisions etc…) ou non-durables (médicaments, textiles, viandes, produits laitiers, produits de la pêche etc…), 14% des biens dits « d’investissement » (ordinateurs, pompes, équipements de télécommunication etc…) et 11% des matières premières (blé, maïs, minerais de fer etc…). En termes de provenance géographique, les importations égyptiennes provenaient à 29% des pays de l’Union Européenne (36% de l’Europe au sens large), à 23% de pays asiatiques, 20% de pays arabes, 7% de Russie et des pays de la C.E.I., 5% des Etats-Unis.

distribution des imports  

répartition des imports

Partenaires commerciaux

En termes d’investissements étrangers, les flux nets se sont établis en moyenne à 7,7 mds$ au cours des cinq dernières années. Ils ont été ramenés de 8,2 mds$ (soit 2,7% du PIB) en 2018/2019 à 7,5 mds$ (soit 2,1% du PIB) en 2019/2020. Ils restent principalement concentrés dans les hydrocarbures (52,4% des IDE sur les 6 premiers mois 2019/2020), du fait de la mise en production des nouveaux champs gaziers et pétroliers (Zohr notamment). La Grande-Bretagne (4,8 mds$), les Emirats Arabes Unis (1,6 Mds$), la Belgique (1,5 md$), les Etats-Unis (1,5 md$), et les Pays-Bas (1,4 md$) ont été les principaux investisseurs en Egypte au cours de l’année 2019/2020. La France s’est classée au 9ème rang (350 M$).

    IDE

Investisseurs

 

IDE par secteurs

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