Commerce extérieur de l'Egypte

L’Egypte présente un déficit commercial structurel (38 mds$ en 2018/19 soit 13% du PIB) en raison de la faiblesse de son appareil exportateur et d’une part conséquente d’importations incompressibles (l’Egypte étant par exemple le 1er importateur de blé au monde, sa production manufacturière et industrielle dépend à 40% d’intrants importés).

La Chine (6,8% des échanges commerciaux de l’Egypte), les Etats-Unis (6,6%), l’Arabie Saoudite (6,3%), les Emirats Arabes Unis (6,1%) et la Russie (5%) étaient les premiers partenaires commerciaux de l’Egypte en 2018/19. La France figurait à la 12ème place représentant 3% des échanges commerciaux de l’Egypte.

En 2018/2019, l’Egypte a exporté pour 28,5 mds$ de biens en 2018/2019, en progression de 10,3% en un an, sous l’effet de l’augmentation des exportations d’hydrocarbures qui représentent 42% des exportations égyptiennes (11,8 mds$, +32% en g.a.) tandis que les exportations hors hydrocarbures ont diminué légèrement (-1%) à 16,7 mds$. Ces dernières sont dominées à 64% par les produits finis (dont les engrais minéraux et phosphate, le textile, les appareils électroménagers etc…), suivies à 22% par les produits semi-finis (dont : or, polymère d'éthylène et de propylène, composés organiques et inorganiques etc…) et enfin à 14% par les matières premières, principalement agricoles (fruits et légumes, coton etc…). En termes de répartition géographique, les exportations égyptiennes étaient destinées à 36% aux pays de l’Union Européenne (43% aux pays européens au sens large), à 22% aux pays arabes, 12% aux pays asiatiques, 10% aux Etats-Unis.

Exportations EG

L’Egypte est structurellement dépendante des importations, que ce soit pour son approvisionnement en denrées stratégiques (matières premières agricoles, notamment le blé, le maïs, le sucre…), en intrants pour son industrie manufacturière ou en biens de consommation pour son marché intérieur de 100 millions d’habitants. Ainsi, le pays a importé pour 66,5 mds$ de biens en 2018/2019, en progression de 5,4% en un an. Si les importations d’hydrocarbures se sont réduites (-7% à 12,1 mds$), pour la première fois depuis 2015, permettant à l’Egypte de dégager un excédent (symbolique) de sa balance énergétique à 8M$, les importations hors hydrocarbures ont augmenté de près de 9% en un an à 54,4 mds$, représentant 82% des importations totales du pays. 39% des importations hors hydrocarbures de l’Egypte concernait des biens intermédiaires (pièces détachées, composés organiques et inorganiques, polypropylène etc….), 27% des biens de consommation, durables (véhicules, appareils électroménagers, télévisions etc…) ou non-durables (médicaments, textiles, viandes, produits laitiers, produits de la pêche etc…), 19% des biens dits « d’investissement » (ordinateurs, pompes, équipements de télécommunication etc…) et 11% des matières premières (blé, maïs, minerais de fer etc…). En termes de provenance géographique, les importations égyptiennes provenaient à 27% des pays de l’Union Européenne (35% de l’Europe au sens large), à 22% de pays asiatiques, 19% de pays arabes, 9% de Russie et des pays de la C.E.I.

Principaux partenaires com EG

En termes d’investissements étrangers, les flux nets se sont établis en moyenne à 7 mds$ au cours des cinq dernières années. Ils ont été ramenés de 7,7 mds$ (soit 3% du PIB) en 2017/2018 à 5,9 mds$ (soit 2% du PIB) en 2018/2019. Ils restent principalement concentrés dans les hydrocarbures (74,1% des IDE sur les 9 premiers mois 2018/2019), du fait de la mise en production des nouveaux champs gaziers et pétroliers (Zohr notamment). La Grande-Bretagne (6,2 mds$), la Belgique (2,3 mds$), les Etats-Unis (1,6 md$), les Emirats Arabes Unis (675 M$) et l’Arabie Saoudite (369 M$) ont été les principaux investisseurs en Egypte au cours de l’année 2018/2019. La France s’est classée au 10ème rang (140 M$).

Evolution IDE EGDistribution IDE EGTOP 10 principaux investisseurs

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