Situation macroéconomique

La banque centrale a annoncé à l’été 2018 que la situation économique du pays allait passer d’une « situation excellente » a une « bonne situation ». En effet la croissance économique de 2017 a été la plus forte enregistrée depuis 2012, avec une augmentation de PIB de 4,9% par rapport à 2016. Les conjoncturistes s’accordent globalement sur une diminution de la croissance en 2018, la BERD annonçant 3,6%, l’OCDE 3,7%, la Banque Centrale et la Commission 3,5%, et le Ministère des finances 3,6%. Les économistes de la Swedbank annoncent également une décélération à 3,5%. Il semble que la croissance économique devrait s’établir à 3,6%, l’Estonie bénéficiant d’une forte croissance du PIB nominal au second semestre 2018.

L’inflation continue sa hausse, et devrait se stabiliser à 2,8% pour l’année 2018. Elle devrait repasser sous la barre des 2% en 2010 en raison d’une baisse de l’impôt sur le revenu, et de la fin des fluctuations tarifaires dans le secteur de l’énergie. Les profits du secteur privé ont baissé sur Q2 en 2018. Avec un profit avoisinant 726 millions d’euros, les bénéfices sont 12% moins élevés qu’à la même période l’année dernière. Les investissements ont également décru de 20% sur la même période par rapport à 2017. Cette tendance s’accompagne d’une augmentation relative de la dette des entreprises estoniennes, qui s’est creusée de 3,2% début 2018 après trois ans de stagnation. Cette augmentation serait principalement due à un faible niveau d’investissement freinant avant tout la hausse des emprunts à long terme, un vrai problème structurel en Estonie.

Le nombre de chômeurs en Estonie était de 29 600 au troisième trimestre 2018, soit 4,5% de la population active (16 ans à l’âge légal de départ à la retraite). 32% des chômeurs étaient en capacité de travail réduite et 5100 emplois étaient vacants d’après le fond d’assurance du travail au troisième trimestre 2018. Ce chômage quasi-incompressible est la résultante d’une pénurie de main d’œuvre touchant plusieurs secteurs, et d’un niveau peu élevé des indemnités de chômage. Cette pénurie de main d’œuvre est néanmoins moins dommageable qu’en 2007, année pendant laquelle elle empêchait l’augmentation de la production manufacturière de 45%. Ce taux devrait se stabiliser autour de 25% en 2018. Parallèlement, la croissance des salaires a été accélérée par le manque de main d’œuvre, le salaire moyen étant passé de 800 à 1300 euros entre 2008 et 2018. Les recettes 2019 sont projetées à 11,06 milliards d’€ et les dépenses à 11,31 milliards d’€. La dette publique. La dette publique devrait se stabiliser à 8,2% en 2018 pour atteindre 7,4% en 2019.

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