Relation bilatérale

  • Commerce bilatéral

    Notre relation commerciale avec l’Equateur est marquée par l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Equateur et l’UE (au 1er janvier 2017) et par le démantèlement total des mesures de sauvegarde à la balance des paiements (juin 2017) que l’Equateur avait adopté dans le cadre de l’OMC. Ces nouvelles conditions permettront l’accroissement progressif des échanges bilatéraux entre l’Equateur et l’UE qui s’est traduit par une augmentation de 35,4% des exportations européennes vers l’Equateur en 2017. Entre janvier et octobre 2018, nos exportations vers l’Equateur ont connu une augmentation de 28,9% par rapport à la même période de l’année 2017, atteignant 96 MEUR contre 74 MEUR l’année précédente. En 2017, notre déficit commercial avec l’Equateur a atteint 293 MEUR, en augmentation de 13,6% par rapport à 2016 (-252 MEUR).

     Grâce à l’ALE, les difficultés d’accès au marché sont de moins en moins nombreuses, en particulier pour nos exportations dans certains secteurs clés comme l’automobile (+430% entre janvier et octobre 2018) et l’agro-industrie (+82% entre janvier et octobre 2018), qui ont souffert ces dernières années de mesures protectionnistes, mais qui enregistrent une augmentation substantielle depuis l’année dernière. Les difficultés d’accès au marché se concentrent désormais essentiellement dans le secteur des produits agricoles. L’accès au marché de ces produits devrait s’améliorer au gré de la mise en place progressive de l’accord commercial.

    En 2017, les exportations équatoriennes ont connu une augmentation de 13,7% et celles vers l’UE ont augmenté de 11%. Dans ce contexte, les importations françaises en provenance de l’Equateur ont atteint 399 MEUR, soit une augmentation de 7,5% par rapport à 2016 (371 MEUR).Les ventes équatoriennes vers la France sont très peu diversifiées et sont composées quasi-exclusivement de produits agricoles et agro-alimentaires (80% de produits agroalimentaires et 17,% de produits agricoles).

  • Investissements

    Le stock d’investissements français est relativement faible. Il est estimé par le SER à environ 350 MUSD en 2018 sur un stock global estimé (CEPAL) à 17,2 Mds USD. La France se positionne toutefois comme le 3ème investisseur européen au cours des 15 dernières années (derrière les Espagnols et les Allemands). Selon les chiffres de la Banque Centrale équatorienne, l’investissement français en flux est négatif en 2017 (- 2,6 MUSD contre -15 MUSD en 2015).

     L’Equateur a dénoncé en 2017 l’ensemble des accords de protection des investissements, à la suite d’une décision de la Cour Constitutionnelle qui a déclaré la clause d’arbitrage international comme anticonstitutionnelle. Les investissements français sur place seront protégés pour une durée de 16 ans à partir de la date de dénonciation. Les potentiels nouveaux investissements sont désormais face à un vide juridique qui leur est préjudiciable, raison pour laquelle le nouveau gouvernement équatorien souhaite négocier de nouveaux accords.

  • Financements

    Présente depuis 2015 en Équateur, l’AFD a engagé 564 MUSD à travers six prêts à des entités publiques dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie, de la reconstruction post-séisme, de l’éducation et du transport.

    Outre ces prêts, le Trésor a financé le lot de matériel roulant, la pose des voies et installations électriques du projet de tramway de Cuenca ainsi que l’assistance à maitre d’ouvrage de ce projet à travers deux crédits concessionnels du Trésor d’un montant total de 96,5 MEUR. Le tramway sera mis en service au mois de mai 2019.

 

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