Relation bilatérale

  • Commerce bilatéral

    Notre relation commerciale avec l’Equateur est marquée par l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Equateur et l’UE (au 1er janvier 2017) et par le démantèlement total des mesures de sauvegarde à la balance des paiements (juin 2017). Ces nouvelles conditions ont permis l’accroissement progressif des échanges bilatéraux entre l’Equateur et l’UE qui s’est traduit par une augmentation de 35,4% des exportations européennes vers l’Equateur en 2017 et de 9% en 2018, s’établissant à 2,4 Mds USD. En 2018, les exportations de produits français vers l’Equateur ont connu une augmentation de 29,9% par rapport à l’année 2017 atteignant 137,9 MEUR contre 106,02 MEUR l’année précédente. En 2018, notre déficit commercial avec l’Equateur a atteint 233 MEUR, en baisse de 20,2% par rapport à 2017 (-292 MEUR). Les chiffres de l’année 2019 sont encourageants pour nos exportations : entre janvier et septembre, nos exportations vers l’Equateur ont atteint 141,2 MEUR (contre 95,9 MEUR sur la même période de 2018 soit une augmentation de 47,2%) et la baisse du déficit commercial se confirme (-145 MEUR sur la période janvier – septembre 2019 contre -175 MEUR l’année précédente).

     Grâce à l’ALE, les difficultés d’accès au marché se réduisent, en particulier de nos exportations dans certains secteurs clés comme l’automobile (+262% en 2018) et l’agro-industrie (+86,6% en 2018), qui avaient souffert auparavant de mesures protectionnistes. Les difficultés d’accès au marché se concentrent désormais essentiellement sur le secteur des produits agricoles. L’accès au marché de ces produits devrait s’améliorer au gré de la mise en place progressive de l’accord de libre-échange : en 2020, un système de pré-listing sur les produits agricoles sera mis en place, ce qui facilitera les démarches des exportateurs européens.

    En 2018, les exportations équatoriennes vers l’UE sont restées stables et celles vers la France ont connu une baisse de 7,1% à 371 MEUR, retrouvant leur niveau de l’année 2016. Les ventes équatoriennes vers la France sont très peu diversifiées et sont composées quasi-exclusivement de produits agricoles et agro-alimentaires (80% de produits agroalimentaires et 17% de produits agricoles).

    Source : douanes françaises

  • Investissements et présence française.

     

    Les IDE perçus par l’Equateur sont historiquement faibles (650 MUSD en moyenne par an au cours des 10 dernières années). En 2018, ils ont atteint un record historique, atteignant 1,4 Md USD (606 MUSD en 2017) du fait essentiellement des investissements dans les secteurs pétroliers et miniers.

     Le stock d’investissements français est relativement faible. Il est estimé par le SER à environ 300 MUSD en 2018 sur un stock global estimé (CEPAL) à 17,2 Mds USD. La France se positionne toutefois comme le 3ème investisseur européen au cours des 15 dernières années (derrière les Espagnols et les Allemands). Selon les chiffres de la Banque Centrale équatorienne, l’investissement français en flux est négatif en 2017 (2,7 MUSD contre -2,6 MUSD en 2015).

     L’Etat souhaite donner une place prépondérante aux investisseurs privés, notamment étrangers, pour développer des partenariats public-privé dans des projets d’infrastructures (ports, aéroports, routes) y compris des projets dans des secteurs stratégiques. La loi des partenariats publics privés, qui prévoit des avantages fiscaux pour les nouveaux investisseurs et la création de zones de développement spéciales (ZEDES) avec des abattements fiscaux plus importants, a été adoptée par l’Assemblée Nationale.

    Les entreprises soumises à cette procédure pourraient néanmoins se voir imposer des conditions différentes selon leurs spécificités (secteur stratégique ou pas, provenance de l’investissement…).Dans ce cadre, le Ministère du commerce extérieur et des investissements a annoncé la signature de 11 contrats d’investissement en 2018, pour un montant de 360 MUSD dans les secteurs du tourisme, de l’énergie hydroélectrique, de la cosmétique et du textile (investissements locaux et étrangers).

    Le développement du secteur minier permettra par ailleurs l’arrivée de nouveaux IDE dans le moyen et le long terme. Ce secteur est appelé à prendre le relais du secteur pétrolier et les autorités locales travaillent à l’attribution des concessions. Le gouvernement a ainsi attribué la concession de 5 projets stratégiques (IDE attendus de l’ordre de 7 Mds USD entre 2018 et 2022) à des sociétés chiliennes, canadiennes, australiennes et américaines.

    L’Equateur a dénoncé en 2017 l’ensemble des accords de protection des investissements, à la suite d’une décision de la Cour Constitutionnelle qui a déclaré la clause d’arbitrage international comme anticonstitutionnelle. Les investissements français sur place restent protégés pour une durée de 16 ans à partir de la date de dénonciation. Les potentiels nouveaux investissements étrangers sont désormais face à un vide juridique qui  leur est préjudiciable, raison pour laquelle le gouvernement équatorien souhaite négocier de nouveaux accords.

  • Outils de coopération économique.

     

    Présente depuis 2015 en Équateur, l’AFD a engagé plus de 800 millions de dollars à travers d’une dizaine de prêts à des entités publiques dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie, de la reconstruction post-séisme, de l’éducation et du transport.

    Outre ces prêts, le Trésor a financé le lot de matériel roulant, pose des voies et installations électriques du projet de tramway de Cuenca ainsi que l’assistance à maitre d’ouvrage de ce projet à travers deux crédits concessionnels du Trésor d’un montant total de 96,5 MEUR.

    Un FEXTE (Fonds d’expertise technique, mis en place par le Trésor et l’AFD) est actuellement en cours dans le domaine des transports urbains, d’un montant de 550 000 EUR. Cet instrument permet de financer des actions (échanges d’expériences, ateliers avec des experts français) avec le ministère des transports, en particulier des actions couvertes par une lettre d’intention en matière de transports ferroviaires et alternatifs signée entre le MTES et  le ministère des transports équatorien

     Des fonds européens LAIF sont également disponibles via l’AFD qui a mis en place une dizaine de millions d’euros pour appuyer des investissements dans les secteurs eau/environnement et gestion des déchets.

 

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