Indicateurs et conjoncture

Fort d’une économie complètement dollarisée, avec un PIB de l’ordre de 100 Mds USD et un marché de plus de 17 millions d’habitants, l’Equateur possède d’abondantes ressources naturelles (pétrole, minerais, produits agricoles et aquicoles) et un secteur exportateur dynamique, qui lui confèrent une place de premier ordre parmi les principaux exportateurs de bananes, de crevettes, de roses et de cacao fin dans le monde.

L’Equateur traverse une période de transition politique et économique depuis l’élection du Président Lenin Moreno en avril 2017, qui se traduit par l’épuisement du modèle de développement basé sur les investissements publics en infrastructures, financés par l’endettement (notamment étranger), et par une réouverture du pays vers l’extérieur. Le Président Moreno souhaite donner une place prépondérante au secteur privé dans le développement du pays et promeut une politique économique visant à améliorer les fondamentaux macroéconomiques et assainir durablement les finances publiques, afin d’établir un cadre favorable à une croissance soutenable, de poursuivre les programmes sociaux qui ont permis de réduire la pauvreté et les inégalités et de préserver la dollarisation de l’économie.

En ce qui concerne la politique commerciale, l’Equateur a adhéré à l’accord de libre-échange entre l’UE, la Colombie et le Pérou qui améliore l’accès au marché équatorien aux PME et ETI.

Le gouvernement entend œuvrer au développement d’infrastructures dans les secteurs stratégiques (systèmes de transport urbains, projets énergétiques, infrastructures routières …) qui intéressent les entreprises françaises, très favorablement réputées pour leur sérieux et leur expertise. Le pays souhaite davantage s’appuyer  sur le secteur privé avec la promulgation d’une loi qui autorise l’octroi de concessions aux opérateurs privés dans certains de ces secteurs stratégiques.

L’Equateur devra relever plusieurs défis en 2019 : poursuivre la trajectoire de consolidation budgétaire affichée par le ministre des finances (objectif de déficit inférieur à 2%) dans un contexte où les cours du pétrole affichent une forte volatilité ; trouver les financements nécessaires (entre 8 et 9 Mds USD en 2019) auprès des bailleurs multilatéraux dans un contexte d’accès difficile sur les marchés internationaux; renégocier la dette bilatérale chinoise (6,5 Mds USD) et reprofiler la dette souveraine (échéances de 1,5 Md USD en 2019 et 2 Mds USD et 2020) ; relancer la croissance (attendue à 1,1% en 2018 mais seulement 0,7% en 2019 selon le FMI) dans un contexte où la rigueur fiscale et la baisse de la dépense publique s’imposent.

Publié le