Commerce extérieur

L’Equateur poursuit en 2019 sa politique volontariste d’ouverture commerciale et de recherche de débouchés pour ses produits (essentiellement agroindustriels) à l’étranger. Après l’entrée en vigueur de l’ALE avec l’UE en 2017 et sa mise en place progressive, l’Equateur affiche deux grandes priorités dans les mois à venir : établir une feuille de route pour un ALE avec le Mexique qui lui permettrait de s’insérer au sein de l’Alliance du Pacifique et poursuivre les contacts avec l’administration américaine en vue d’une potentielle future négociation commerciale.

Les échanges extérieurs équatoriens se heurtent depuis 2010 à un déficit commercial récurrent qui s’était résorbé en 2016 (excédent de 1,2 Md USD), tendance poursuivie en 2017 (90 MUSD) grâce aux restrictions commerciales mises en place au titre de la sauvegarde de la balance des paiements, qui ont provoqué une baisse significative des importations (jusqu’à -24% en 2016). Avec le démantèlement progressif de ces mesures, les importations ont augmenté de 22,4% en 2017 et de 16,3% en 2018, s’établissant à 22,1 Mds USD en 2018 et retrouvant leur niveau de 2015. En 2018, l’Equateur a enregistré un déficit commercial de 514,5 MUSD, tandis qu’au 1er semestre 2019, la balance commerciale est excédentaire de 110,7 MUSD.

En 2018, les exportations équatoriennes ont atteint 21,6 Mds USD contre 19,1 Mds USD en 2017, soit une augmentation de 5,9% (et +3,7% sur la période janvier-juillet 2019 en glissement annuel). Ce résultat est attribuable à la double augmentation des exportations pétrolières et dérivés (+27,5%, soit 8,8 Mds USD en 2018 // +3,7% pour la période janvier-juillet 2018/2019), ainsi qu’à une légère augmentation des exportations non pétrolières (+4,9% à 12,8 Mds USD // +3,7% pour la période janvier - juillet 2018/2019).

Les exportations primaires, composées essentiellement de produits agricoles et pétroliers, ont représenté 17 Mds USD en 2018, soit 78,7% du total des exportations, en augmentation de 14,8% par rapport à l’année précédente (14,8 Mds USD en 2017). Outre le pétrole (7,8 Mds USD en 2018, soit 36,1% des exportations), les principales exportations de l’Equateur sont constituées par : i/ des crevettes (3,2 Mds USD en augmentation de 6,6%, positionnant l’Equateur comme le deuxième exportateur mondial après l’Inde) ; ii/ des bananes (3,2 Mds USD en augmentation de 6,6%) ; iii/ des fleurs (0,8 Md USD en baisse de 3,4%) ; iv/ du cacao (0,6 Md USD en augmentation de 13%) ; v/ du bois (0,2 Md USD sans variation significative) et vi/ du poisson non - transformé (0,2 Md USD en augmentation de 18%).

Les importations CIF équatoriennes se sont établies à 23,2 Mds USD (22,1 Mds USD FOB) et présentent une augmentation de 16% par rapport à 2017. En 2016, les importations avaient connu une baisse de 24% par rapport à l’année précédente en raison des mesures protectionnistes mises en place par le Gouvernement dès 2015 (surtaxes atteignant 45%, quotas à l’importation de certains produits, essentiellement secteur automobile) mais surtout en raison du ralentissement de l’activité économique. Cette tendance s’est inversée complètement à partir de 2017. En 2018 et au premier semestre 2019 (+4,1% par rapport au premier semestre 2018), cette augmentation se poursuit à un rythme plus modéré, en raison de la conjoncture économique.

En 2018, l’Equateur a importé essentiellement des matières premières industrielles (5,8 Mds USD, +7,4%), des biens de consommation (5,2 Mds USD, +13%), des biens d’équipement industriels (3,6 Mds USD, +5,8%), des matières premières agricoles (1,5 Md USD, +25%) et des équipements de transport (1,5 Md USD, +15,4%). Les importations de combustibles et dérivés ont représenté 4,5 Mds USD en 2018 (+32,3%).

Source : Banque Centrale équatorienne

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