Relations économiques bilatérales

La France est le deuxième fournisseur de l'Algérie et continue de voir sa part de marché diminuer sous l’effet d’une concurrence accrue de la Chine (premier fournisseur depuis 2013), mais également de l’Italie et de l’Espagne. Les exportations françaises à destination de l’Algérie ont diminué de 18,2% en 2016, dans le contexte particulier de fermeture commerciale du pays. Les investissements ont pour leur part stagnés par rapport à 2015, avec des flux entrants en Algérie à hauteur de 138,4 MEUR, pour un stock de 2,3 Mds EUR.

Commerce : un excédent commercial en baisse

 

Les exportations françaises se sont établies à 5 Mds EUR en 2017, en baisse de 1,8% par rapport à 2016 (5,1 Mds EUR). Notre part de marché (10% en 2017) connaît une érosion constante depuis 2000 (alors à 24%), en raison d’une concurrence accrue. Entre 2000 et 2017, la part de marché de la France a été divisée par plus de deux malgré une hausse régulière de nos exportations (multipliées par 2,5). Sur la même période, la Chine a multiplié ses exportations vers l’Algérie par 38 (moins de 2,4% de part de marché en 2003, 18,1% en 2017), l’Italie et l’Espagne par 6 (détenant respectivement 8,2% et 6,8% de parts de marché).

Les importations françaises en provenance d’Algérie, à l’image de la structure des exportations du pays, sont constituées à 90% d’hydrocarbures, dont le pétrole brut (51% de nos importations), le gaz naturel (23%) et les produits du raffinage du pétrole (18%). En 2017, elles affichent une augmentation de 13% à 3,4 Mds EUR, contre 3 Mds EUR en 2016, imputable à la baisse du prix des hydrocarbures.

Au total, l’excédent commercial bilatéral de la France s’est contracté de 23,4% à 1,6 Md EUR malgré une  augmentation des échanges de 3,7% en valeur. L’Algérie est le sixième excédent commercial de la France (cinquième en 2015).

 

Investissements : la France, premier investisseur hors hydrocarbures

 

Selon les dernières données de la Banque de France, les flux d’investissement direct étranger (IDE) français en Algérie, après un tassement en 2013 et 2014, sont repartis à la hausse en 2015, avec des flux positifs d’IDE français vers l’Algérie de 141 MEUR en 2015 et 139 MEUR en 2016. Le stock d’IDE français en Algérie est ainsi estimé en 2016 à 2,25 Mds EUR, en hausse de 4,3% par rapport à 2015.

Les IDE français étaient principalement orientés vers les activités financières, hors assurance et caisse de retraites (environ 40%), le secteur automobile (20%), l’industrie pharmaceutique (6%) et l’industrie chimique (5%). La France se distingue donc par la diversité de sa présence économique, alors que ses principaux concurrents (en particulier l’Italie et l’Espagne) sont moins diversifiés.

On estime à près de 450 le nombre d’entreprises et entrepreneurs français implantés en Algérie, ils emploient environ 40 000 salariés (générant plus de 100 000 emplois indirects) et réinvestissent dans le pays une majorité de leurs bénéfices (autour de 80% pour les sociétés les plus importantes). On estime également à 7000 le nombre d’entreprises françaises qui exportent vers l’Algérie.

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