Indicateurs et conjoncture

Avec un territoire de 2,4 millions de km² et une démographie dynamique (+1,9% par an pour atteindre 43 M d’habitants au 1er janvier 2019), l'Algérie dispose du 4ème PIB du continent africain (168 Mds USD en 2017) et du PIB par habitant le plus élevé d’Afrique du Nord (18 594 USD en 2017 en PPA). La richesse de son sol (ressources en pétrole et en gaz), conjuguée à la hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux au cours des années 2000, ont permis aux autorités algériennes de disposer de moyens importants pour le développement de leur politique économique et sociale. En effet, les hydrocarbures ont représenté en moyenne sur la période 2004-2018 : 96% des exportations du pays, 43% des recettes fiscales et 21% du PIB.

Toutefois, la chute des cours mondiaux des hydrocarbures depuis la mi-2014 a mis en exergue les vulnérabilités de ce modèle économique. Le prix moyen du Sahara Blend (pétrole algérien) a chuté de 112,7 USD/baril en juin 2014 à 31,3 USD/baril en janvier 2016 pour remonter à 53,9 USD/baril en moyenne en 2017 puis 71,3 USD/baril en 2018. Par conséquent, le solde budgetaire a connu un déficit de 15,3% du PIB en 2015 et 13,1% en 2016 avant de se réduire à 6,6% du PIB en 2017. Le déficit du compte courant s’est lui aussi aggravé en raison de la contraction du montant nominal des exportations d’hydrocarbures et s’est établi à 16,6% du PIB en 2016 avant d'être ramené à 13,2% du PIB en 2017. La croissance a encore été de 3,3% en 2016, avant de tomber à 1,4% en 2017 puis 1,5% en 2018 (provisoire) du fait d’une baisse de la production d’hydrocarbures. Le taux de chômage était de 11,7% de la population active en septembre 2018, avec un chômage des jeunes (15-24 ans) particulièrement important (29,1%).

L’Algérie dispose cependant de marges de manœuvre pour traverser le choc exogène pétrolier et œuvrer vers une plus grande diversification de son économie. L’endettement public est faible, à environ 37% du PIB fin 2018 d’après les estimations du FMI, alors que la dette externe est marginale, à 2,1% du PIB. Les réserves de changes restent à un niveau satisfaisant (79,9 Mds USD fin décembre 2018, soit environ 16 mois d’importations de biens et de services). L’inflation a été ramenée de 5,6% en moyenne en 2017 à 4,3% en 2018. Enfin, le secteur bancaire fait preuve d’une situation globalement solide et reste largement capitalisé (le ratio de solvabilité global s’élève à près de 19,4% fin 2016).

 

Principaux indicateurs macroéconomiques

 

  • Population (1er janvier 2019) : 43 M (ONS)
  • PIB courant, Mds DZD (2017) : 18 594
  • PIB courant, Mds USD (2017) : 168
  • PIB par habitant, Mds USD (2017) : 4 016
  • Croissance du PIB (2017) : 1,4%
  • Taux de chômage (septembre 2018) : 11,7%
  • Inflation (moyenne 2018) : 4,3%
  • Solde budgétaire public (2017) : -6,7% du PIB
  • Dette publique (2017) : 25,8% du PIB
  • Dette extérieure (2017) : 2,5% du PIB
  • Taux de change USD/DZD (moyenne 2018) : 116,6
  • Taux de change EUR/DZD (moyenne 2018) : 137,7
  • Solde de la balance courante (2017) :  -13,2% du PIB
  • Réserves de changes (fin 2018) : 89,9 Mds USD (ONS)

 Sources : FMI

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