Indicateurs et conjoncture

Avec un territoire de 2,4 millions de km² et une démographie dynamique (+900 000 habitants/an, 44 millions d’habitants au 1er janvier 2020), l'Algérie dispose du 4ème PIB du continent africain (165 Mds USD en 2021) et du PIB par habitant le plus élevé du Maghreb.

Au cours des années 2000, la richesse du sol algérien (ressources en pétrole et en gaz) conjuguée à la hausse du prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux ont permis aux autorités de disposer de moyens importants permettant la mise en place de politiques économiques et sociales ambitieuses. Les hydrocarbures ont représenté en moyenne sur la période 2004-2020  93% des exportations du pays, 43% des recettes fiscales et 21% du PIB.

A partir de mi-2014, la chute du cours des hydrocarbures a mis en exergue les vulnérabilités de ce modèle économique. Le prix moyen du baril de Sahara Blend (pétrole algérien) a chuté de 113 USD mi-2014 à 31 USD début 2016, avant de remonter à 54 USD en moyenne en 2017, 71 USD en 2018 et 65 USD en 2019, avant de chuter de nouveau durant la crise sanitaire à 42 USD sur l’année 2020. Par conséquent, les comptes publics et extérieurs ont connu une nette dégradation : le déficit budgétaire a atteint jusqu’à 15% du PIB en 2015 (13% en 2020), alors que le déficit courant est resté compris entre 16% et 22% du PIB entre 2015 et 2019. La croissance économique a également été impactée, passant de 3,7% en 2015 à 0,7% en 2019.  Les derniers chiffres relatifs à l’emploi (mai 2019) font état d’un taux de chômage de 11%, avec un chômage des jeunes particulièrement important (27%).

La pandémie de Covid-19 est venue détériorer les perspectives économiques de l’Algérie pour 2020. Le FMI estime que la mise en place d’un confinement partiel et la baisse du cours des hydrocarbures (baril de Sahara Blend inférieur à 20 USD en mars-avril 2020) ont entraîné une contraction de l’économie de 4,9% en 2020. La production de pétrole a reculé de 10% entre 2019 et 2020 alors que la croissance hors-hydrocarbures – restée positive depuis 2014 – a enregistré un repli de 5%.

En 2021, l’économie algérienne a connu un rebond, avec une croissance réelle de 4%, portée par la reprise du cours des hydrocarbures (le baril de Sahara Blend a progressé de 69% entre 2020 et 2021- 71 USD/b en 2021). La production de pétrole algérienne a augmenté de 12 % sur un an, + 11 000 b/j entre 2020 et 2021. Celle du gaz a suivi la même tendance, avec une augmentation de la production de 24% soit +19 Mds m3. Avec une production et des exportations en hausse (+3% - pétrole ; 35% - gaz), la situation interne et externe de l’Algérie s’est améliorée en un an. Les déficits budgétaire et courant ont atteint 3,8% et 2,8% du PIB. La dette publique s’établirait à 63% du PIB et les réserves de changes à 45 Mds USD fin 2021 (soit 10 mois d’importations).

En matière de projections économiques, le FMI prévoit une projection de croissance à 2,4 % en 2022, à l'instar de la Banque africaine de développement (BAfD) à 3,7%, alors que la Banque mondiale conserve son hypothèse de croissance à 3,5%.

 

 

Principaux indicateurs macroéconomiques

 

  • Population (1er janvier 2020) : 44 millions (ONS)
  • PIB courant, Mds USD (2021) : 165
  • PIB par habitant, USD PPA (2020) : 11 022
  • Croissance du PIB (2021) : 4%
  • Taux de chômage (mai 2019) : 11,4%
  • Inflation (moyenne 2021) : 7,2%
  • Solde budgétaire public (2021) : -3,8% du PIB
  • Dette publique (2021) : 63% du PIB
  • Dette extérieure (2021) : 2% du PIB
  • Taux de change USD/DZD (fin de période 2021) : 135,1
  • Taux de change EUR/DZD (fin de période 2021) : 159,8
  • Solde de la balance courante (2021) : -2,8% du PIB
  • Réserves de changes (fin 2021) : 45 Mds USD

 Sources : FMI, ONS, Ministère des Finances

 

 

 

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