Indicateurs et conjoncture

Avec un territoire de 2,4 millions de km² et une démographie dynamique (+900 000 habitants/an, 44 M d’habitants au 1er janvier 2020), l'Algérie dispose du 4ème PIB du continent africain (169 Mds USD en 2019) et du PIB par habitant le plus élevé d’Afrique du Nord.

Au cours des années 2000, la richesse du sol algérien (ressources en pétrole et en gaz) conjuguée à la hausse du prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux ont permis aux autorités de disposer de moyens importants permettant la mise en place de politiques économiques et sociales ambitieuses. Les hydrocarbures ont représenté en moyenne sur la période 2004-2018 : 96% des exportations du pays, 43% des recettes fiscales et 21% du PIB.

A partir de mi-2014, la chute du cours des hydrocarbures a mis en exergue les vulnérabilités de ce modèle économique. Le prix moyen du baril de Sahara Blend (pétrole algérien) a chuté de 113 USD mi-2014 à 31 USD début 2016, avant de remonter à 54 USD en moyenne en 2017, 71 USD en 2018 et 65 USD en 2019. Par conséquent, les comptes publics et extérieurs ont connu une nette dégradation : le déficit budgétaire a atteint jusqu’à 15% du PIB en 2015 (9% en 2019), alors que le déficit courant est resté compris entre 16% et 22% du PIB entre 2015 et 2019. La croissance économique a également été impactée, passant de 3,7% en 2015 à 0,7% en 2019.  Les derniers chiffres relatifs à l’emploi (mai 2019) font état d’un taux de chômage de 11%, avec un chômage des jeunes particulièrement important (27%).

La pandémie de Covid-19 est venue détériorer les perspectives économiques de l’Algérie pour 2020. Le FMI estime que la mise en place d’un confinement partiel et la baisse du cours des hydrocarbures (baril de Sahara Blend inférieur à 20 USD en mars-avril 2020) devraient être à l’origine d’une contraction de l’économie de -5,2% en 2020. La production d’hydrocarbures devrait reculer de 17,7%, alors que la croissance hors-hydrocarbures – restée positive depuis 2014 – devrait enregistrer un repli de 2,3%. Les déficits budgétaire et courant pourraient respectivement atteindre -20% et -18% du PIB. La dette publique s’établirait à 61% du PIB et les réserves de changes à 36 Mds USD fin 2020 (soit 8 mois d’importations).

 

 

Principaux indicateurs macroéconomiques

 

  • Population (1er janvier 2020) : 44 M (ONS)
  • PIB courant, Mds USD (2019) : 169
  • PIB par habitant, USD PPA (2018) : 13 624
  • Croissance du PIB (2019) : 0,7%
  • Taux de chômage (mai 2019) : 11,4%
  • Inflation (moyenne 2019) : 2,0%
  • Solde budgétaire public (2019) : -9,3% du PIB
  • Dette publique (2019) : 46,3% du PIB
  • Dette extérieure (2019) : 1,7% du PIB
  • Taux de change USD/DZD (moyenne 2019) : 119,4
  • Taux de change EUR/DZD (moyenne 2019) : 133,7
  • Solde de la balance courante (2019) : -16,2% du PIB
  • Réserves de changes (fin 2019) : 62 Mds USD

 Sources : FMI, ONS

 

 

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