Le commerce extérieur de biens

Représentant 80% du PIB, les exportations tchèques en 2018 ont été destinées à l’UE 28 à hauteur de 87%, dont 66,4% vers la zone euro. L’excédent commercial tchèque croît continûment depuis 2000, pour atteindre l’an dernier plus de 15 milliards d’euros. L’Allemagne reste le principal débouché des exportations tchèques (33,6% en 2018), même si son importance a diminué (40% en 2000). Viennent ensuite la Slovaquie (7,9%), la Pologne (6,2%) et la France (5,2%). L’Allemagne continue d’être le principal fournisseur de la République tchèque (26,7% l’an dernier), contre plus de 30% en 2000. Suivent la Chine (13% contre seulement 6,5% en 2010), la Pologne (7,8%), la Slovaquie (5%), l’Italie (4,3%) et la France (3,3%). Le solde commercial de la République tchèque avec l’UE28 demeure largement excédentaire (44 Mds EUR, en hausse de 10%). Les excédents commerciaux sont particulièrement élevés avec l’Allemagne (16,6 Mds EUR, +8,5%), la Slovaquie (5,2 Mds EUR, stable) et la France (3,4 Mds EUR, stable). Le principal déficit commercial de la République tchèque est avec la Chine (-20 Mds EUR, +25%). Les machines et les matériels de transports (notamment automobiles : 25,3% du total des exportations tchèques) continuent de dominer les exportations (58,2%) comme les importations (47,2%), postes pour lesquels la République tchèque dégage un solde excédentaire tandis qu’elle est déficitaire dans les échanges de produits chimiques et pharmaceutiques.

 

  • Le commerce extérieur moteur traditionnel de l’économique tchèque

L’économie tchèque a, durant la décennie écoulée, mis à profit sa position géographique au cœur du marché unique, son industrie historiquement puissante (38% du PIB), spécialisée notamment dans l’automobile (9% du PIB), ainsi que la qualité de sa main d’œuvre pour attirer les investissements directs étrangers qui ont été multipliés par 5 (115,6 Mds EUR en 2016).

 L’économie tchèque est aujourd’hui extravertie et pleinement intégrée dans la chaîne de valeur de l’industrie manufacturière européenne, en particulier de l’industrie automobile allemande. Les échanges extérieurs représentent aujourd’hui 152% du PIB, contre 98% en 2000. Les exportations (80% du PIB) sont l’un des principaux ressorts de la croissance économique tchèque.

Toutefois, le caractère extraverti de l’économie tchèque et l’orientation géographique et sectorielle peu diversifiée des exportations, essentiellement destinées à l’UE 28 (87% dont 66,4% vers la zone euro et 33,6% vers l’Allemagne), constituent une réelle vulnérabilité aux chocs externes. Ainsi, l’actuel ralentissement de la croissance allemande et de la production industrielle en zone euro, de même que les incertitudes autour du Brexit et les tensions commerciales sino-américaines pèseront sans nul doute sur les chiffres du commerce extérieur tchèque cette année dans un contexte où le soft landing est le scénario le plus probable pour l’économie tchèque d’ici 2020.

  • L’Allemagne premier partenaire de la République tchèque, la Chine deuxième fournisseur

La stratégie de diversification initiée en 2012 par le gouvernement tchèque pour diversifier ses partenaires géographiques, au-delà des traditionnels partenaires européens, n’a pas permis à ce jour de réorienter les exportations tchèques vers d’autres marchés. L’Allemagne conserve son rang de premier partenaire commercial de la République tchèque, suivie de la Chine, de la Slovaquie, de la Pologne et de la France.

Les principaux débouchés de la République tchèque sont l’Allemagne qui absorbe 33,6% des importations tchèques, la Slovaquie (7,9%), la Pologne (6,2%) et la France (5,2%). Les principaux fournisseurs de la République tchèque sont l’Allemagne (26,7%), la Chine (13% contre seulement 6,5% en 2010), la Pologne (7,8%), la Slovaquie (5%), l’Italie (4,3%) et la France (3,3%).

L’excédent commercial s’établit à 15,6 Mds EUR en 2018, une baisse de 7,2%. Le solde commercial de la République tchèque avec l’UE28 demeure largement excédentaire (44 Mds EUR, en hausse de 10%). Les excédents commerciaux sont particulièrement élevés avec l’Allemagne (16,6 Mds EUR, +8,5%), la Slovaquie (5,2 Mds EUR, stable) et la France (3,4 Mds EUR, stable). La République tchèque accuse des déficits commerciaux essentiellement avec la Chine (-20 Mds EUR, +25%), la Pologne (-1,5 Md EUR, stable) et la Russie (-1,3 Md EUR, stable).

  • Des échanges concentrés sur les machines et les équipements de transport

La structure des produits exportés est caractérisée par la prédominance des biens industriels. Les produits manufacturés (textile, vêtements, chimie, etc.) représentent 33,3% des exportations totales et les produits de l’industrie agroalimentaire 3,1%. Les exportations de machines et équipements de transport sont passées de 45% des exportations totales en 2000 à 58,2% en 2018. Cette concentration résulte de la spécialisation industrielle historique de la République tchèque dans ce secteur avec Skoda, propriété de VW depuis 1991, mais aussi de l’implantation d’autres acteurs étrangers sur le sol tchèque, suite à l’adhésion de la République tchèque à l’Union européenne, dont Hyundai et Toyota-Peugeot Citroën ([1]). Les exportations de matériel de transport ont crû l’an dernier de 5,6%. Les livraisons de voitures ont été particulièrement dynamiques vers l’Allemagne, l’Espagne et la France. Les exportations des autres produits manufacturés et celles de produits agroalimentaires sont demeurées stables.

La structure des importations tchèques est semblable à celle des exportations. Les importations de machines et équipements de transport sont passées de 44% des importations totales en 2000 à 47,2% en 2018. Les importations des autres produits manufacturés (textile, vêtements, chimie, etc.) représentent 39,1% des importations totales et les produits de l’industrie agroalimentaire 4,36%. Les importations de machines et équipements de transport ont crû en 2018 de 7,3%. Les importations des autres produits manufacturés sont restées stables et celles de produits agroalimentaires ont crû en un an de 2,9%.

L’excédent commercial résulte essentiellement des exportations de véhicules, d’ordinateurs, de machines et d’équipements électriques. Le déficit de la balance commerciale résulte surtout de l’importation de métaux et de produits chimiques et pharmaceutiques.



([1]) Toyota deviendra l’actionnaire unique de la JV après le retrait de PSA à partir du 1er janvier 2021.

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