Relations Bilatérales

1. Commerce bilatéral entre le Cap-Vert et la France

En 2017, les exportations françaises se sont établit à 26 MEUR, soit une baisse de 28% par rapport à 2016. Cette baisse est essentiellement liée à la contraction des exportations de la France de produits raffinés (-68%, à 6,8 MEUR contre 21 MEUR en 2016), qui se maintiennent en première position des produits exportés. De même, nos exportations de céréales, légumineuses et oléagineuses ont chuté de 86% (de 4 MEUR en 2016 à 0,58 MEUR en 2017). Les aéronefs et engins spatiaux représentent 21 % des exportations, derrière les produits du raffinage du pétrole (26%) et devant les véhicules automobiles et les autres produits manufacturés, représentant chacun 11%.

Les importations françaises d'origine cap-verdienne demeurent faibles (0,36 MEUR, une baisse de 22% par rapport à 2016, où elles s’élevaient à 0,47 MEUR). En 2016, la part de marché de la France atteint 1,9% (après avoir oscillé entre 2 et 3% au début des années 2000) et notre pays se classe 7ème fournisseur, loin derrière certains de nos partenaires européens (Portugal, Pays-Bas, Espagne).

2. Investissement Direct à l'Etranger et présence française au Cap-Vert

L’étroite corrélation des cycles économiques cap-verdiens et européens – l’UE est le premier investisseur sur l’archipel - s’est notamment traduite par un recul net des IDE depuis 2008. Les flux d’IDE qui avaient atteint un plus haut historique en 2008 (209 MUSD) ont baissé depuis. Entre 2012 et 2014, ils se situent en moyenne à 72,5 MUSD par an (78 MUSD en 2014). En dépit de cette décélération, l’économie cap-verdienne demeure l’une des plus ouvertes aux investissements étrangers en Afrique sub-saharienne. Le stock d’IDE atteint 1 486 MUSD soit 92% du PIB du pays contre 15% en moyenne en Afrique de l’Ouest. Ces investissements interviennent notamment dans le secteur touristique et immobilier mais également dans les télécommunications, la santé, l’énergie, l’eau et l’assainissement. Les principaux investisseurs sont le Portugal, l’Espagne et la Chine.

La présence française est principalement le fait de particuliers qui créent leurs propres sociétés dans le secteur des services (gestion d’entreprises, tourisme). Même si le stock d’IDE français au Cap-Vert s’élevait à 6,5 MEUR en 2014, , il convient cependant de noter le récent intérêt d’entreprises françaises pour les opportunités d’investissement en infrastructures : eau, électricité, aéroports et ports, TIC.

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