Le commerce de biens entre la France et le Costa Rica en 2018

Les échanges commerciaux entre la France et le Costa Rica se basent essentiellement sur les importations de produits costariciens. Les exportations françaises vers le Costa Rica ont diminué de 5% (à 56,6 M EUR), tout comme les importations qui ont connu une légère baisse de 3,1% pour atteindre 217 M EUR, selon les douanes françaises. Le solde commercial reste donc déficitaire, à -160 M EUR.

***

Les exportations françaises vers le Costa Rica enregistrent pour une deuxième année consécutive une baisse de 5% pour s’établir à 56,6 M EUR (FAB), ce qui fait du Costa Rica notre 18ème client en Amérique latine et Caraïbes et notre 7ème client en Amérique Centrale. Les importations de produits costariciens ont diminué de 3,1% pour comptabiliser 217 M EUR en 2018 selon les données des douanes françaises, plaçant le Costa Rica en 8ème position parmi nos fournisseurs de la région Amérique Latine et Caraïbes et en 2ème position au sein de la région Amérique Centrale après Trinité et Tobago. C’est sur le poste des importations que notre commerce bilatéral avec le Costa Rica a construit sa dynamique.

   1. Le Costa Rica un lieu d’exportations de produits français en marge

Le flux des exportations françaises vers le Costa Rica reste très fluctuable, avec une forte diminution entre 2010 et 2014, pour connaitre une nouvelle croissance à partir de 2015 puis une nouvelle baisse observée en 2018. En 2018, les exportations françaises enregistrent une légère baisse (-5%) pour comptabiliser 56,6 M EUR. La France enregistre un déficit commercial avec le Costa Rica de -160 M EUR en 2018.  

Malgré une diminution des exportations de « produits pharmaceutiques », ils restent le premier poste d’exportations des produits français vers le Costa Rica (6,2 M EUR ; -7,6%). Ayant connu une forte augmentation des exportations, les « moteurs, génératrices et transformateurs électriques » sont le 2ème poste d’exportations vers le Costa Rica (3,6 M EUR ; +18,2%). Suivis de très près des exportations de « matériel de distribution et de commande électrique » avec une augmentation de 12,3% pour comptabiliser en 2018 3,3 M EUR. Enfin, les exportations de « matériel d’installation électrique » ont augmenté de 15,7% entre 2017 et 2018, passant de 2,5 M EUR à 2,9M EUR, occupant le quatrième poste d’exportations françaises. Alors que les exportations de « parfums et produits pour la toilette » avaient connu une forte augmentation entre 2016 et 2017, ces dernières ont diminué de 9,9% sur la période 2017-2018, pour atteindre 1,6 M EUR et se situant seulement à la 9ème position des exportations françaises. La même tendance apparait pour les exportations de « véhicules automobiles », avec une forte baisse enregistrée de 46,5% pour comptabiliser seulement 1,2 M EUR des exportations françaises.

En ce qui concerne les contributions importantes mais encore isolées du commerce extérieur au Costa Rica en 2018, « les produits chimiques inorganiques de base » qui ne comptabilisaient que 694 K EUR en 2017, atteignent en 2018 1 M EUR.

La composition des exportations fait apparaitre que le Costa Rica est un marché porté par les biens de consommation pour le commerce extérieur français et reste un marché encore très volatile pour la France.

   2. Le Costa Rica un fournisseur de la région Amérique Latine clé pour la France, basé essentiellement sur les biens de consommation

Alors que les importations depuis le Costa Rica avaient augmenté entre 2016 et 2017, celles-ci connaissent une récession en 2018 de 3,1% pour atteindre 216,8 M EUR. Le Costa Rica se place en 8ème position en tant que fournisseur de produits pour la France au sein de la région Amérique Latine et Caraïbes, et en 2ème position derrière Trinité et Tobago au sein de la région Amérique Centrale.

Les « fruits tropicaux et subtropicaux » sont le premier poste d’importations costariciennes vers la France, avec une hausse de 5,7% entre 2017 et 2018, pour comptabiliser en 2018 88,2 M EUR. En effet le Costa Rica reste notre premier fournisseur mondial d’ananas et le troisième fournisseur de bananes. Les « instruments et fournitures à usage médical et dentaire » qui malgré une baisse de 9,9% en 2018, restent le deuxième poste d’importation à 76,3 M EUR. Les « légumes et melons, racines et tubercules », ainsi que les « jus de fruits et légumes » et « autres préparations et conserves à base de fruits et légumes » se placent en 3ème, 4ème et 5ème position des importations françaises, malgré une baisse de 6,1% (11,9 M EUR) pour les jus de fruits et de 18,7% (8,9 M EUR)  pour les préparations et conserves à base de fruits et légumes. Alors que les importations de certains produits, tels que les « huiles et graisses » avaient augmenté entre 2016 et 2017, celles-ci ont fortement baissé en 2018, de 39,7% pour comptabiliser seulement 614 K EUR.

***

Publié le