Relations bilatérales

 

La France et la Colombie entretiennent des relations économiques fortes qui se sont par ailleurs intensifiées ces dernières années

 

1/ La France occupe une place particulière dans l’économie colombienne, puisqu’elle est le 1er employeur étranger avec environ 240 filiales françaises et plus de 120 000 emplois directs.  Selon les données de la Banque centrale de Colombie, le stock d’IDE français ressortait fin 2017 à plus de 3 Mds d’Usd, au 14ème rang parmi les investisseurs directs en Colombie avec 1,7% du total (9ème hors paradis fiscaux ou assimilés, très loin toutefois derrière les Etats-Unis (35,8 Mds), la Grande-Bretagne (20 Mds), l’Espagne (18,2 Mds) ou même la Suisse (10,6 Mds)).

La présence française est particulièrement diversifiée : 33 membres du Cac 40 sont ainsi présents en Colombie, souvent à la faveur d’acquisitions effectuées au cours des 5 dernières années. Ces filiales locales ont souvent une vocation régionale, généralement sur la zone andine, et parfois sur l’ensemble de l’Amérique latine. On observe plus récemment une vague d’implantations de la part dEti.

Cette présence est très significative dans la grande distribution (Casino), l’automobile (Renault), l’industrie pharmaceutique (Sanofi), l’hôtellerie (Accor Hotels), les services à la collectivité (Veolia, Suez, Transdev)  et les services aux entreprises et particuliers (Téléperformance, Sodexo, Axa-Colpatria, Publicis, Havas, JC Decaux) ; et significative dans l’industrie légère (Seb, Legrand, Schneider Electric, Morpho), l’industrie lourde (Saint-Gobain, Nexans) et l’ingénierie (Technip FMC, Boccard).

 

2/ Par ailleurs, la France et la Colombie se sont dotées de deux instruments bilatéraux afin d’améliorer le cadre des affaires bilatéral, permettant aux entreprises et particuliers de disposer d’un contexte fiscal clair et moderne entre les deux pays : (i) les deux pays ont ainsi adopté en juillet 2014 un Accord d’encouragement et de protection réciproque des Investissements. Déjà ratifié par la partie française, le texte a été approuvé par le Congrès colombien en juillet 2017 et se trouve  maintenant dans la dernière étape avant sa ratification : le contrôle de légalité par la Cour constitutionnelle ; (ii) la Convention de non-double imposition et d’échange d’information en matière fiscale a été signée en juin 2015. Alors que cet instrument est là aussi déjà ratifié par la France (octobre 2017), le processus de ratification par le congrès colombien a débuté mais pâtit de la priorité donnée à l’examen des accords de paix et du contexte des élections présidentielles.

 

3/ En termes d’échanges, après 10 années en plein essor, le commerce bilatéral connaît tendanciellement un fort ralentissement du fait de la chute des exportations françaises. Celles-ci ont ainsi été divisées par deux au cours des trois dernières années pour ne plus s’établir qu’à 502 MEUR en 2017, soit le pire résultat depuis 10 ans (409 MEUR en 2007), du fait principalement de l’attrition des livraisons d’avions à la compagnie aérienne privée Avianca.

La Colombie, troisième débouché commercial en Amérique latine en 2013, ne ressort plus ainsi qu’au 5ème rang en 2017, très loin désormais derrière le Chili et l’Argentine.

L’orientation, à l’inverse favorable, des exportations colombiennes vers la France en 2017 (+31,2% à 497,4 Meur) ramène le solde quasiment à l’équilibre : 4,6 MEUR en notre faveur (contre 618 en 2014).

 

4/ Enfin, la France se place au 1er rang des bailleurs bilatéraux de la Colombie avec un encours de l’AFD de l’ordre de 2 Mds d'EUR (4ème encours mondial de l'Agence).

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