Indicateurs et conjoncture

Le Cameroun est un pays d’Afrique centrale dont la population était estimée à environ 24,1 millions de personnes en 2017. Le Président Paul Biya, au pouvoir depuis le 6 novembre 1982, a été réélu en octobre 2018 pour un nouveau mandat de sept ans. Les élections législatives et municipales devraient avoir lieu en 2019. Le pays est affecté par l’action du mouvement Boko Haram au Nord et par une rébellion sécessionniste dans l’Ouest anglophone.

L’économie camerounaise est la plus diversifiée de la région et représente plus de 40 % du PIB de la CEMAC. Le PIB par tête atteint 1 544 USD en 2018. L’économie reste toutefois très dépendante de productions non transformées : produits agricoles (cacao, café, coton, huile de palme.), bois, pétrole, gaz naturel, etc. ; elle a, en conséquence, était affectée par la chute des prix des matières premières en 2014. La croissance devrait s’établir à 3,8 % en 2018 selon le FMI, contre une moyenne de 7,1 % entre 2007 et 2014. La production pétrolière est orientée à la baisse, mais des espoirs sont placés dans l’augmentation de la production gazière. La croissance camerounaise est tirée par l’investissement public, moyennant un endettement en augmentation rapide qui a porté la dette à 36,9 % du PIB en 2018.Cette croissance apparaît peu inclusive : le taux de pauvreté est passé de 39,9 % en 2007 à 37,5 % en 2014, soit un taux comparable à celui des PMA.

Le Cameroun a conclu le 26 juin 2017 un programme de Facilité élargie de crédit (FEC) de trois ans avec le FMI d’un montant de 483 M DTS (175 % du quota). Les principaux objectifs de ce programme sont de restaurer les équilibres macroéconomiques qui se sont dégradés sur la période récente, et d’enrayer la chute des réserves de devises (centralisées à l’échelle de la CEMAC). Le programme implique notamment une limitation de l’endettement non concessionnel. Il doit permettre d’apurer les arriérés intérieurs accumulés.

La présence commerciale française au Cameroun est très diversifiée et est le fait d’une centaine de filiales et de 200 entreprises appartenant à des ressortissants français. Elle est significative dans l’exploitation pétrolière, l’agro-industrie et le bois, le BTP, la banque, les assurances, les services de transport et de logistique ou encore la distribution. Le stock d’IDE français au Cameroun s’élevait à 695 M EUR en 2017, en baisse de 5,8 % sur un an. Les exportations françaises vers le Cameroun ont atteint 537,5 M EUR en 2017, soit une baisse de près d’un quart depuis 2013.

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