Les relations économiques, commerciales et financières entre la France et le Chili

Malgré une taille de marché relativement limitée (20 millions d’habitants), le Chili est une destination attractive pour les investisseurs étrangers. Cet intérêt pour le pays s’explique par son niveau de développement (membre de l’OCDE, classe moyenne représentant les 2/3 de la population), son climat d’affaires favorable et sa forte intégration économique internationale (31 accords de libres échanges signés avec 65 pays).

Les relations économiques entre la France et le Chili reposent pour l’essentiel sur les investissements français au Chili, où les trois quarts des entreprises du CAC 40 ont une présence significative et à partir duquel elles déploient souvent des activités régionales.

Le Chili est ainsi devenu le 3ème pays d’implantation des entreprises françaises en Amérique latine après le Brésil et le MexiqueLa présence française connaît un essor notable depuis une dizaine d’années, avec 280 filiales recensées en 2020 contre seulement 160 filiales dix ans plus tôt. Par ailleurs, le Chili accueille aussi les sièges régionaux de certaines entreprises actives dans les pays andins et ceux du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).  

Les entreprises françaises sont particulièrement présentes dans les activités liées à l’électricité, l’environnement (eau, traitement des déchets, etc.), les transports publics (aérien, ferroviaire, routier) et celles ayant trait à la transition énergétique. Ainsi, l’hydrogène vert représentent un véritable potentiel de développement.

De manière générale, les entreprises françaises sont présentes dans la plupart des secteurs économiques chiliens. C’est notamment le cas de la banque et assurance, l’industrie, la distribution, l’automobile, l’aéronautique, l'hôtellerie et les technologies d'identité.

Depuis 2017, le Chili est le 3ème client latino-américain de la France. Selon les données publiées par les douanes françaises, les échanges commerciaux se sont élevé à 2,3 Mds EUR en 2021 (+35% sur un an), retrouvant le niveau de 2018 (2,2 Mds EUR). 

L’excédent commercial revient en faveur de la France (128,6 MEUR versus -167,9 MEUR un an plus tôt) grâce notamment à la reprise des livraisons d’aéronefs et de véhicules. En rythme annuel, les exportations françaises (1,2 Md EUR) augmentent de 58% par rapport à 2020 (1er client européen du Chili depuis 2020) grâce au dynamisme du matériel de transport (+126% sur un an, à 605 MEUR). Comme en 2019, les livraisons sont principalement portées par l’aéronautique civile (456 MEUR ; +146% sur un an), représentant 38% des ventes françaises. En outre, les ventes de véhicules automobiles (123 MEUR), second poste d’exportation (10% des ventes françaises en 2021), sont également très dynamiques (+99% sur un an).

Les importations (1,1 Md EUR) progressent de 15% sur un an. Le Chili est le 3ème fournisseur de la France dans la région derrière le Brésil (2,9 Mds EUR) et le Mexique (2,5 Mds EUR). Compte tenu de l’importance du cuivre dans les exportations chiliennes (1er producteur et exportateur mondial), le métal représente le 1er poste d’achat (634 MEUR, +26% sur un an) soit 59% des importations depuis le Chili.

Parmi les nombreuses orientations stratégiques que le Chili et la France ont en commun, celles relatives au climat - dont notamment la décarbonation de l'économie - sont tout particulièrement des vecteurs de rapprochement et de développement de la relation économique entre les deux pays (hydrogène à bas niveau de carbone ; lithium ; cuivre vert ; ville durable ; etc.).

 

Investissements directs étrangers

Avec un stock d’investissement estimé par la Banque centrale chilienne à près de 2 Mds EUR en 2020, la France est le 14ème investisseur étranger au Chili et le 6ème investisseur européen, derrière l’Espagne, les Pays Bas, le Royaume-Uni, l’Italie et la Belgique. En outre, Invest Chile recense 21 projets d’origine française en 2021, équivalant à 564 MEUR, principalement destinés aux infrastructures et aux énergies renouvelables.

En miroir, la France se situe au 10ème rang des pays destinataires d’investissements chiliens (1,25 Md USD).

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