Les relations économiques et financières entre la France et le Chili

Malgré la taille limitée du marché chilien (18 millions d’habitants), son niveau de développement (membre de l’OCDE, 2/3 de la population appartiennent à la classe moyenne), son environnement favorable des affaires (croissance, sécurité juridique, ...) et son grand degré d’ouverture (accords de libres échanges avec 64 pays représentant 85% du commerce mondial) en font un pays d’investissement clairement identifié en Amérique latine pour les entreprises françaises. En 2019, 280 filiales françaises sont présentes au Chili, soit le second pays d’implantations françaises en Amérique du sud (après le Brésil) et le 3éme en Amérique latine (derrière le Mexique).

La France détient le 12ème stock d’IDE du pays en 2018 (gain de 8 places / 2017) et le 5ème européen. Elle conforte ainsi son positionnement, face à une concurrence croissante, principalement des pays investisseurs traditionnels (Etats-Unis, Canada, Espagne) mais aussi de nouveaux entrants, comme l’Australie et la Chine, la plupart d'entre eux, à la différence de la France, ayant une présence dans l'industrie extractive minière. 

Les échanges et les exportations françaises vers le Chili ont atteint, respectivement, 2,6 milliards € (+19,7%) et 1,6 milliards € (+50,6%) en 2019, tirés principalement par le secteur aéronautique, dont les ventes ont presque triplé en un an. Les importations françaises, d’un montant de 989 M€ et en légère baisse  (-10,5%), restent constituées majoritairement de cuivre (56,4% du total). Notre déficit s’est constamment réduit entre 2014 et 2018 et, pour la première fois en 10 ans, le solde de la balance commerciale franco chilienne est devenu excédentaire pour la France en 2019.

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