Relations bilatérales

Les exportations de produits français vers la République centrafricaine en forte baisse, les importations chutent en lien avec la baisse des achats de bois

Les exportations françaises vers la Centrafrique fluctuent fortement sur la période récente : baisse de 28,4 % en 2013-2014 au plus fort de la crise, reprise de 67,4 % en 2015, grâce notamment aux ventes de produits pharmaceutiques et de biens d’équipement, puis baisse continue. Il est délicat d’identifier ce qui est dû à la conjoncture propre du pays et aux achats des forces internationales.

La chute des exportations françaises à destination de la Centrafrique amorcée en 2016 (-15,1 %) s’est poursuivie en 2017 (-17,8 %). Le montant de nos exportations s’établit à 28,9 M EUR, contre 35,1 M EUR en 2016. Trois postes sont particulièrement touchés : les produits des industries agroalimentaires (-23,5 %), les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (-17,7 %) et les autres produits industriels (-20,0 %). La réduction des effectifs de la force Sangaris en octobre 20106 explique une partie de cette baisse.

A un niveau de nomenclature plus fin, on constate une baisse significative des exportations de produits pharmaceutiques (-60,3 % à 1,9 M EUR) et de machines industrielles et agricoles (-25,2 % à 4,8 M EUR). Alors que la reprise économique et du commerce extérieur s’est poursuivie en Centrafrique, cette évolution pourrait traduire un détournement des échanges vers de nouveaux partenaires commerciaux.

Les exportations de matériels de transport affichent une hausse de 68,5 % mais ce rattrapage ne permet pas d’effacer la baisse enregistrée en 2016 (-42,8 %) : elles s’établissent à 1,7 M EUR en 2017 contre 1,8 M EUR deux ans plus tôt.

Les importations françaises de produits centrafricains enregistrent une chute de 42,9 % et ne représentent plus que 3,2 M EUR. Cette baisse s’explique principalement par la baisse des importations de bois bruts (-39,0 % à 2,7 M EUR) qui représentent près de 85 % des importations totales. Les autres produits importés (fruits, viande, autres produits manufacturés, etc.) le sont en quantités négligeables (moins de 500 000 EUR au total).

L’excédent commercial de la France vis-à-vis de la Centrafrique se réduit de 13,0 % pour s’établir à 25,7 M EUR.

 

Tableau. Evolution des échanges commerciaux franco-centrafricains (M EUR)

Source : Douanes françaises

  2014 2015 2016 2017 Variation 2016-2017
Exportations 26,7 44,7 35,1 28,9 -17,8%
Importations 3,0 5,9 5,6 3,2 -42,9%
Solde commercial 23,6 38,8 29,5 25,7 -13,0%

 

Les entreprises françaises sont présentes dans les principaux secteurs d'activité en Centrafrique

Le stock des IDE français en République centrafricaine s’établissait à 126 M EUR en 2014 (dernières données disponibles), en baisse de 68 M EUR par rapport à 2013.

En dépit des crises successives les entreprises françaises traditionnellement présentes ont maintenu des implantations en Centrafrique : Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons), Somdiaa (sucre), Total (distribution des produits pétroliers), Air France, etc. L’année 2007 avait marqué un retour des investisseurs français avec l’arrivée d’Orange dans la téléphonie mobile (et son désengagement en parallèle de l’opérateur national de téléphonie fixe SOCATEL).

La politique d’assurance-crédit 2017 de la France pour la Centrafrique est ouverte sous condition de neutralisation du risque pays.

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