Relations bilatérales

Les exportations de produits français se stabilisent en 2018 après plusieurs années de forte baisse

Les exportations françaises vers la Centrafrique ont fortement fluctué sur la période récente : baisse de 28,4 % en 2013-2014 au plus fort de la crise, reprise de 67,4 % en 2015, grâce notamment aux ventes de produits pharmaceutiques et de biens d’équipement, puis baisse continue. Il est délicat d’identifier ce qui est dû à la conjoncture propre du pays et aux achats des forces internationales.

La chute des exportations françaises a connu un coup d’arrêt en 2018 : elles se sont établies à 29,6 M EUR suite à une hausse de 2,7 %. La tendance a été portée par la forte hausse des ventes de machines industrielles et agricoles (+1,8 M EUR, soit +38,0 %) ainsi que celle, plus surprenante, des produits de l’édition et de la communication, dont les ventes sont passées en un an d’un montant négligeable (environ 21 000 EUR) à 1,1 M EUR. En revanche, la baisse des ventes de produits pharmaceutiques, toujours au deuxième rang des produits les plus exportés (1,8 M EUR), s’est poursuivi, bien qu’à un rythme plus mesuré (-4,5 %) par rapport à la chute importante enregistrée en 2017 (-60,3 %). L’ensemble des produits des industries agroalimentaires enregistre également une forte baisse (-20,2 % à 6,6 M EUR).

Les importations françaises de produits centrafricains enregistrent une hausse de 61,1 % et atteignent 5,1 M EUR en 2018. Cette augmentation s’explique principalement par la hausse des importations de bois brut (+63,7 % à 4,4 M EUR) – qui représentent plus de 85 % des importations totales –, effaçant ainsi la baisse enregistrée par ce poste en 2017 (-39,0 %). Cette évolution est probablement liée aux changements appliqués à la mercuriale par les autorités centrafricaines durant l’année 2018 et qui ont fortement affectés les exportations en valeur. Outre le bois faiblement transformé, les autres produits importés (fruits, viande, autres produits manufacturés, etc.) le sont en quantités négligeables (moins de 500 000 EUR au total).

Au total, l’augmentation des exportations françaises ne compense pas celle des importations. Ainsi, l’excédent commercial de la France vis-à-vis de la Centrafrique se réduit de 4,6 % pour s’établir à 24,5 M EUR.

 

Tableau. Evolution des échanges commerciaux franco-centrafricains (M EUR)

Source : Douanes françaises

 

2014

2015

2016

2017

2018

S1 2019

Exportations

26,7

44,7

35,1

28,9

29,7

16,9

Importations

3,0

5,9

5,6

3,2

5,2

3,0

Solde commercial

23,7

38,8

29,5

25,7

24,5

14,0

 

Les entreprises françaises sont présentes dans les principaux secteurs d'activité en Centrafrique

Le stock des IDE français en République centrafricaine s’établissait à 190 M EUR en 2018, en hausse de 1,9 % par rapport à 2017.

En dépit des crises successives les entreprises françaises traditionnellement présentes ont maintenu des implantations en Centrafrique : Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons), Somdiaa (sucre), Total (distribution de produits pétroliers), Air France, etc. L’année 2007 avait marqué un retour des investisseurs français avec l’arrivée d’Orange dans la téléphonie mobile (et son désengagement en parallèle de l’opérateur national de téléphonie fixe SOCATEL).

La politique d’assurance-crédit 2019 de la France pour la Centrafrique est ouverte sous condition de neutralisation du risque pays.

 

Tableau. Evolution du stock d'IDE français en Centrafrique (M EUR)

Source : Banque de France

 

2014

2015

2016

2017

2018

Stock d'IDE

65

52

-39

186

190

Variation

-

-19,3%

-174,9%

-

+1,9%

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