Indicateurs et conjoncture

Après trois années de guerre civile ayant entrainé un effondrement de l’économie, Faustin Archange Touadera, a été élu Président de la République en février 2016 dans des conditions jugées satisfaisantes par la communauté internationale. La situation sécuritaire reste précaire et s’est récemment dégradée. La République centrafricaine est un PMA, considéré comme « État fragile », et dont les conditions de vie des populations se sont dégradées progressivement. Son indice de développement humain a reculé du 159ème au 196ème et dernier rang mondial en 2016. Après avoir atteint 4,5 % en 2016, la croissance économique s’est ralentie à 4,0 % en 2017 selon le FMI. Cette croissance relativement soutenue reflète avant tout un phénomène de rattrapage incomplet après l’effondrement de 2013 (-36,7 %).

L’agriculture (vivriers, café, coton, palmier à huile, forêt) contribue à 43 % du PIB centrafricain en 2016. L’industrie – industries extractives (or et diamants) et industries de transformation (boissons, sucre, cigarettes, tôles.) – contribue à 16 % du PIB. Les services (banques, commerce, hôtellerie, télécommunications) représentent 41 % du PIB.

La République centrafricaine est engagée depuis juillet 2016 dans un programme du FMI appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant initial de 118,1 M USD, porté  à 189 M USD au terme de deux augmentations successives. Le taux de prélèvement fiscal de la République centrafricaine (9,1 % du PIB en 2017, pour des dépenses de 14,9 % du PIB) la place dans une forte dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure (FMI, Banque mondiale, BAD, France, UE). Ce programme vise notamment à l’apurement des arriérés intérieurs (sociaux et commerciaux) et extérieurs. Il suppose un assainissement de l’environnement des affaires, une augmentation des recettes internes et une amélioration des procédures de dépense. Il prévoit une très stricte limitation de l’endettement du pays qui doit privilégier la mobilisation de dons annoncés à la conférence de bailleurs de fonds de Bruxelles de novembre 2016. La dette centrafricaine, qui représente 51,8 % du PIB (dont 23,1 % de dette intérieure), est considérée à risque de soutenabilité élevé par le FMI.

La troisième revue du programme a permis l'approbation en décembre 2017 du versement de 40,2 M USD.

 

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