Les relations économiques et financières bilatérales avec la RD Congo

 

I- Présence des entreprises françaises en RD Congo

Les entreprises françaises sont présentes en RD Congo.

La présence française apparaît ciblée sur un nombre limité de marchés de niches, généralement réservés aux entreprises du secteur formel (le poids du secteur informel en RD Congo est de 80%). Bien que limitée, notre présence (27 entreprises) est néanmoins significative avec un CA cumulé 2 Mds€, pour un PIB de 47 Mds$.

Ces dernières années, plusieurs entreprises françaises se sont installées en RD Congo :

Orange, premier investisseur en RD Congo en 2016, leader sur l’Internet Mobile a commencé à déployer son réseau 4G et poursuit le développement d’Orange money.

Le groupe Castel (brasseries), leader sur le marché des bières et boissons gazeuses avec plus de 50% du marché, dispose de plusieurs usines dans le pays, dont une dans l’Est à Béni (Ituri).

Perenco a consenti d’importants investissements afin de relancer sa production (27 000 b/j) et va se lancer dans la génération d’électricité fin 2020 par une centrale de 80 MW.

Total, présent dans la distribution pétrolière (2° réseau de stations-services)

Bolloré Africa Logistics, présent sur l’ensemble du territoire.

Le groupe Accor exploite deux hôtels (Pullman) et projette l’ouverture prochaine de deux nouvelles implantations (Novotel).

Bureau Veritas, Canal+, Air France, Sagemcom (équipements de télécoms), Safran, Thales Air System (marché de la sécurité aérienne), CMA-CGM (qui exploite une ligne maritime), CFAO (distribution automobile), Servair (catering aérien), Bouygues-TP (extraction minière), Décathlon (équipements sportifs) et Schneider-électricité (électrification rurale) sont, par ailleurs, quelques une des principales entreprises françaises présentes en RD Congo.

II- Relations commerciales bilatérales

Ces dernières années, les exportations françaises vers la RDC se sont régulièrement contractées.

Elles avaient fortement progressé depuis le début des années 2000, en passant de 20 M€ (2000) jusqu’à un pic de 244 M€ en 2015. Depuis lors, elles sont en baisse constante (237 M€ en 2016, 128 M€ en 2017 et 107 M€ en 2018). Les importations françaises depuis la RDC ont progressé, passant de 19 M€ contre 15,3 M€ en 2017 (soit +30%). Notre solde commercial s’érode mais demeure positif, passant de + 112,8 M€ à + 87 M€

Les principaux postes d’exportations sont :

les produits des industries agroalimentaires (31 M€contre 28 M€en 2017),

les produits pharmaceutiques, en réduction régulière sous la pression des produits indiens (13 M€en 2018, contre 34 M€en 2017 et 99 M€en 2016) ;

les machines industrielle pour l’extraction et la construction (21 M€+12%)

Les Principaux poste d’importations sont :

le bois (1 M€+36% /2017)

les produits de la sylviculture (6 M€ stable)

III- Aide bilatérale française

L’AFD intervient sous forme de subventions et de contrats de désendettement et de développement (C2D)

L’AFD ne peut octroyer de prêts souverains en RD Congo, mais elle intervient sous forme de subventions et de contrats de développement et de désendettement. Le premier C2D d’un montant de 106 M€, pour la période 2013-2017, couvrait les secteurs de la santé de la mère et de l’enfant, l’enseignement primaire, l’eau et l’assainissement et la gestion des forêts. En 2018, un reliquat de 4 M€a été affecté au secteur de l’éducation.

Relance de la coopération bilatérale

La visite à Paris du Président Tshisekedi, les 12 et 13 novembre 2019, a permis de relancer un partenariat entre la France et la RDC par la signature du deuxième C2D d’un montant de 65 M€. Ce contrat porte sur les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle, de la gouvernance financière et administrative, et de la santé, des secteurs clés qui constitueront, avec la francophonie, la protection de l’environnement et la sécurité, les axes forts de ce partenariat.

 

 

Les relations économiques et financières bilatérales avec la RD Congo

 

 

 

 

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