Relations bilatérales

1. Le solde commercial français est excédentaire vis-à-vis du Brésil, grâce aux exportations de produits à haute valeur ajoutée

Les échanges commerciaux entre la France et le Brésil se sont établis à 7,1 Mds EUR au cours de l’année 2017 soit hausse de +1,2% par rapport aux 7,0 Mds EUR d’échanges enregistrés en 2016. Sur 10 ans, depuis 2007, les échanges commerciaux franco-brésiliens ont cependant connu une croissance moyenne de +9,2%, passant de 6,5 à 7,1 Mds EUR.

Les exportations françaises vers le Brésil ont atteint 4,2 Mds EUR en 2017, désormais 24e client de la France (19e en 2016). Le niveau des exportations françaises vers le Brésil est ainsi en baisse de -3,3% par rapport à 2016 et se situe à la moyenne des années 2010. Le Brésil ne représente toutefois que 0,9% des exportions françaises. Les importations brésiliennes ayant cru de +9,6% en 2017 par rapport à 2016, la France perd ainsi des parts de marchés, et n’a pas profité de la reprise de la demande intérieure brésilienne. Le profil des exportations françaises vers le Brésil est bien plus qualitatif que celui de la France vers le reste du monde avec 94% de biens à contenu de moyenne et haute technologie : matériel de transport (34%), équipements technologiques (21%), les produits agricoles, agroalimentaires et divers représentent environ 4% du total. L’année 2017 se caractérise en outre par une ventilation très large des exportations françaises vers le Brésil.

Les importations françaises en provenance du Brésil ont, quant à elles, totalisé 2,9 Mds EUR en 2017 soit une hausse de 8,3% par rapport à l’année 2016 (2,7 Mds EUR), le Brésil représentant 0,5% des importations françaises, en baisse (0,58% en 2015), étant notre 33e fournisseur (32e en 2016). Les exportations brésiliennes vers la France présentent le profil inverse des exportations françaises vers le Brésil, à savoir qu’elles sont composées très majoritairement de produits primaires agricoles et fossiles, représentant 31,5% des importations, de produits de l’industrie agroalimentaire (26,9% du total), ; de produits semi industrialisés de base comme le bois et le papier (15,9%).

Le solde commercial reste donc nettement excédentaire pour la France à hauteur de 1,2 Mds EUR en 2017 contre 1,6 Mds EUR en 2016, soit une réduction de -23,1% en un an. L’excédent commercial français par rapport au Brésil est le 11e dans le monde. Selon les statistiques brésiliennes (MDIC), la France est le 9e fournisseur (7e en 2016) et le 26e client (19e en 2016) du Brésil avec une part de marché en baisse à 2,5% (contre 2,7% en 2016), la troisième parmi les pays de l’UE (derrière l’Allemagne et l’Italie). 

2. Le Brésil est la première destination des investissements français parmi les pays émergents

En termes de présence française au Brésil, le stock d’investissement direct français au Brésil atteint 23,6 Mds EUR en 2017 d’après la Banque de France, soit le 11ème pays en termes de présence française dans le monde. Surtout, le Brésil est le premier pays émergent dans les investissements français à l’étranger en terme de stock. Ce niveau est remonté en 2017 (+1,3 Mds EUR) par rapport à 2016. Le stock d’IDE avait fortement baissé entre 2014 et 2016, passant de 25,2 Mds EUR à 22,3 Mds EUR sous l’effet de la récession brésilienne. En termes de flux d’IDE, le Brésil est également la 11ème destination française en 2017 (premier pays émergent également) et, côté Brésil, la France apparaît en 6e position (perte d’une place- dépassé par l’Allemagne) avec 6,3 Mds USD (+13.2% en un an) soit un montant qui a quadruplé par rapport à 2014 (1,5 Mds USD).

Dans le détail, 52% des stocks d’IDE français sont dans le secteur des services, avec 25% en activités financières, 12% dans l’automobile et 10% dans le commerce de détail. 35% sont dans l’industrie manufacturière, et 9% dans l’industrie extractive.

Enfin vu du côté brésilien, la France est statistiquement  le 5ème investisseur au Brésil en termes de stocks d’IDE (28,5 Mds USD), depuis 2010 et représenterait  environ 6% des IDE au Brésil derrière les Pays-Bas, les USA, l’Espagne et le Luxembourg. En fait une part non négligeable des investissements enregistrés comme provenant des Pays Bas et du Luxembourg sont d’origine française, ce qui fait de la France le 3ème ou le 4ème investisseur en stock.

Publié le