Relations bilatérales

Les relations bilatérales entre la France et le Brésil reculent en 2020, en raison de la pandémie de Covid-19 et du repli sans précédent de l’activité économique dans les deux pays. Le Brésil n’en reste pas moins un partenaire majeur de la France au sein de la sphère émergente. Il est notre premier partenaire commercial en  Amérique latine et la deuxième destination des investissements français parmi les émergents en termes de stock, au coude-à-coude avec la Chine. Les multinationales françaises y sont d’ailleurs très présentes (38 entreprises du CAC 40 y ont au moins une filiale). Concernant l’aide publique au développement (APD), le Brésil était le 7ème plus grand encours des créances d’APD de la France (4,1% du total de ses créances).

En dépit d’un recul des échanges commerciaux bilatéraux, la France maintient un solde excédentaire

Les exportations françaises vers le Brésil ont atteint 2,0 Mds EUR de janvier à septembre 2020. Le Brésil est désormais le 30ème client de la France (24ème en 2019) après une baisse de -29,2% des exportations sur les trois premiers trimestres de l’année par rapport à la même période en 2019. Les importations de biens brésiliens représentent 1,9 Mds EUR de janvier à septembre 2020, un niveau inférieur à la même période de 2019 (-19,7%), faisant du Brésil le 36ème fournisseur de la France (comme en 2019).

Si les échanges commerciaux ont reculé en 2020, sous les effets de la pandémie et des récessions brésilienne et française, le solde commercial en contraction reste néanmoins légèrement excédentaire pour la France à hauteur de 0,16 Md EUR sur les trois premiers trimestres de 2020, contre 0,5 Md EUR sur la même période de 2019. Le Brésil représente ainsi le 28ème plus grand excédent parmi les partenaires commerciaux de la France.

 

Le Brésil reste une des toutes premières destinations des investissements français parmi les pays émergents

Du point de vue du pays source (données de la Banque de France), et suivant un critère « d’investisseur immédiat » le stock d’IDE français au Brésil a atteint 27,7 Mds EUR en 2019, soit la 12ème destination dans le monde. Au sein des pays émergents, le Brésil est la seconde destination des investissements français à l’étranger en termes de stock, au coude-à-coude avec la Chine qui est passée devant en 2018. De point de vue du pays destination (données du Banco Central do Brasil), suivant un critère de « d’investisseur immédiat », la France est le 5ème investisseur au Brésil avec 31 Mds USD de participations en capital, représentant 5,3% du total du stock d’IDE au Brésil en 2019.

Ces chiffres traduisent une présence économique française importante, ancienne et diversifiée. Ainsi la quasi-totalité des sociétés du CAC 40 dispose d’au moins une filiale au Brésil (38 sur 40). Selon l’INSEE, les multinationales françaises employaient 435 000 personnes au Brésil en 2018, ce qui fait du Brésil la troisième plus grande présence française en termes d’effectifs salariés (7% du total) après les Etats-Unis (666 000, 10,7% du total) et la Chine (481 000, 7,8% du total). Le Brésil représente le 9ème plus grand chiffre d’affaires des multinationales françaises (53 Mds EUR, 4,1% du total).

 

Le Brésil est l’un des grands pays destinataires de l’aide publique au développement française (APD) en Amérique latine

L’encours des créances d’APD de la France Brésil étaient de 1,16 Md € à la fin de l’année 2018, soit 4,1% du total de ses créances, ce qui fait du Brésil notre 7ème plus grand encours dans le monde. Notamment, l’Afd aura financé 40 projets en 11 ans soit 1,9 milliard d’euros engagés depuis 2007 dont 72 % des projets en faveur du climat.

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