Relations bilatérales

  • Échanges commerciaux avec la France

A l’échelle de l’Afrique subsaharienne (52 pays), le Burkina est en 2017 le 14ème pays importateur de produits français (250,4 MEUR/+7,4%), le 24ème pays exportateur vers la France (22,8 MEUR/+24,9%) et représente le 10ème solde positif de la France (227,6 MEUR).

Les exportations françaises ont progressé de +7,4% au Burkina Faso. Le montant de nos importations a également augmenté fortement en valeur relative (+24,9%), même s’il demeure relativement modeste en valeur absolue avec seulement 22,8 MEUR. En conséquence, la balance commerciale de la France avec le Burkina Faso est largement positive avec un solde excédentaire de 227,6 MEUR en 2017 (+6,0% sur l’année précédente).

Au niveau sectoriel, le Burkina Faso importe notamment depuis la France des produits pharmaceutiques (39,5 MEUR), des machines variées pour l'extraction ou la construction, liées au développement minier et aux chantiers d’infrastructure (16,6 MEUR), des céréales (10,3 MEUR) et des ordinateurs et équipements périphériques (8,3 MEUR).

Les exportations burkinabè vers la France sont dominées par les produits agricoles qui représentent 45,7% de nos achats et les produits des industries agroalimentaires (25,8%). Le top 5 des produits est le suivant : huiles et graisses (5,4 MEUR),  céréales, légumineuses et oléagineux (noix de cajou, gomme arabique, graines et beurre de karité) (5,2 MEUR), minerais métalliques (4,4 MEUR) et fruits tropicaux (mangue fraîche et séchée) (2,0 MEUR).

  • IDE et présence française

En termes d’investissements français, le stock français d’IDE au Burkina Faso atteignait 480,8 MEUR fin 2016, ce qui représentait le 15ème stock d’IDE français en Afrique subsaharienne. (derrière le Niger, mais devant le Bénin, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Mali, ou encore Madagascar).

Les investissements portés par les entreprises françaises au Burkina Faso sont principalement concentrés sur les secteurs suivants : agriculture (Advens/Geocoton) ; industrie alimentaire (production de bières et boissons gazeuses avec Castel notamment) ; construction (Sogea-Satom) ; banque et assurances (BNP-Paribas, Société Générale et Allianz), et plus récemment les services et communications (Vivendi et Orange).

Dans l’ensemble, on estime à une cinquantaine le nombre de filiales burkinabè d’entreprises françaises (stricto sensu) et à une centaine le nombre d’entreprises burkinabè à intérêts capitalistiques et/ou management par des ressortissants français, présentes dans la plupart des secteurs de l’économie : l’agriculture (notamment le coton avec Geocoton), le secteur agroalimentaire (brasserie Castel dans Brakina, huilerie), l’industrie de la transformation, le BTP (Vinci), la logistique et les transports (Air France, Groupe Bolloré), le commerce, la distribution (Cfao, Total) et les services, notamment banques (BNP Paribas et Société Générale) et assurances (Allianz, Gras Savoye…). On dénombre par ailleurs une cinquantaine d’entrepreneurs français dans les secteurs de l’hôtellerie-tourisme, répartis sur l’ensemble du territoire…

A noter début 2017, l’inauguration de la salle de cinéma et de spectacle Canal Olympia Yennenga à Ouaga 2000, installation financée par Vivendi (groupe Bolloré) pour un investissement évalué à 2 Mds FCFA (3 MEUR), ainsi que l’implantation effective du groupe Orange, suite au rachat des actifs d’Airtel Burkina, qui représente un investissement de l’ordre de 100 Mds FCFA (150 MEUR).

  • Politique d’assurance-crédit de la France/Burkina Faso

Selon la classification de la politique d’assurance-crédit, le Burkina Faso, classé en catégorie 7 de l’OCDE, est "ouvert sous conditions" pour des opérations à destination des acheteurs non souverains uniquement. Au 31 décembre 2016, l’encours COFACE sur le Burkina Faso s’élevait à 1,5 MEUR, contre 1 MEUR à fin 2015 et 0,8 MEUR à fin 2014. 370 dossiers ont été instruits en 2016 au titre de l’assurance-crédit, unique procédure développée actuellement dans le pays. Les résultats provisoires pour 2017 montrent une stabilité de ces chiffres.

  • Aide publique au développement de la France

L’aide française transite très largement par l’Agence française de développement (AFD) qui, dans le cadre de la Conférence des bailleurs de Paris de décembre 2016, a annoncé un montant de 395 MEUR sur les 5 ans à venir. La France concentre son aide sur l'éducation, l'eau et l'assainissement, la sécurité alimentaire et les infrastructures.

L’AFD réalisera en moyenne environ 100 MEUR d’engagements annuels entre 2016 et 2018 au Burkina Faso. Ses engagements devraient atteindre 97 MEUR en 2017 et 114 MEUR en 2018 :

En matière d’aide budgétaire, après celle de 2012-2014 (6,5MEUR par an) et celle de 2016 (6,5 MEUR) pour le financement du PNDES, une aide budgétaire de 10MEUR a été décaissée en 2017. Elle se composait d’une tranche non affectée de 6 MEUR pour le financement du PNDES et une tranche de 4 MEUR affectée à l’apurement partiel des arriérés de l’État et des structures publiques vis-à-vis de l’ONEA. Dans le cadre de cette aide budgétaire 2017, les autorités burkinabè ont pris 5 engagements principaux à réaliser au cours de l’année 2018, notamment en matière de réformes fiscales.

Une mission d’instruction, menée en mars 2018, a également proposé une nouvelle aide budgétaire globale de 10 MEUR pour 2018, afin d’accompagner les efforts des autorités dans le financement du PNDES. Cette aide budgétaire entend également soutenir les engagements pris par le Burkina Faso dans le cadre du programme signé avec le FMI en mars 2018. Cette aide budgétaire s’inscrit dans le Cadre général d’organisation des appuis budgétaires (CGAB) révisé, dont la France est désormais signataire.

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