Cadrage Général

Ancienne colonie portugaise dont l’indépendance a été proclamée le 11/11/1975, l’Angola a retrouvé la paix en 2002 après 13 ans de guerre d’indépendance, puis 27 ans de guerre civile. Le pays comptait 28,4 millions d’habitants en 2017. Il fait partie des pays les mieux dotés d’Afrique en termes de ressources naturelles (pétrole, gaz, diamants minerais, bassins hydriques, terres arables, littoral). Son PIB est le troisième d’Afrique subsaharienne derrière le Nigéria et l’Afrique du Sud.

Depuis l’indépendance, le pays est dirigé par le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA). Joao Lourenço a été élu Président de la République à la suite des élections générales qui se sont déroulées le 23 août 2017, il a succédé à José Eduardo dos Santos, qui était au pouvoir depuis 1979.

 L’économie de l’Angola est très dépendante de l’extraction de pétrole, qui représentait 40% du PIB en 2016 et 50% du budget de l’Etat. Premier producteur d’Afrique avec le Nigéria, sa production est comprise entre 1.6 et 1.7 Mb/jour.

La production de pétrole a connu une progression ininterrompue et très rapide entre 1982 (140 000 b/j) et 2008 (1 800 000 b/j). La hausse des cours entre 2002 et 2007, s’ajoutant à celle des quantités produite, a entrainé un taux de croissance spectaculaire de l’économie angolaise : de +5% en 2003 à 22% en 2007.

Depuis la crise économique mondiale de 2008, l’économie du pays n’a plus été en mesure de véritablement tirer parti de la croissance des cours du pétrole qui a culminé entre 2012 et 2014. Sa croissance économique a oscillé entre +2% et +6%. La chute brutale des cours au second semestre 2014 a provoqué une réduction des entrées de devises étrangères et une chute importante des recettes fiscales : le pays est entré en crise dès 2015, la croissance économie n’a cessé de se contracter pour stagner voir décroitre en 2016 et 2017. Cela a contraint l’Etat à mettre fin à la surévaluation du Kwanza - un système de change flottant « encadré » a été mis en place en janvier 2018 - à limiter autoritairement les sorties de devises, et à mettre en place une politique monétaire très restrictives (les taux bancaires atteignent 25%).

 Aujourd’hui les principaux défis auxquels principaux l’économie angolaise est confrontée sont : la nécessité de diversifier l'économie (on estime que 70% des besoins du pays sont importés), une répartition des revenus très inégalitaires (en 2008, dernière année mesurée, 37% de la population vivait en-dessous du seuil de pauvreté) et un environnement des affaires très dégradé (le pays figure en bas des classements « Doing Business » de la Banque Mondiale et « Transparency International »).

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