Présentation de l'Angola

L’Angola est le second producteur africain de pétrole, derrière le Nigéria. Il est membre de l'OPEP. Son PIB est le troisième d’Afrique sub-saharienne, derrière le Nigéria et l’Afrique du Sud. Il est le 7e pays en terme de PIB/habitant derrière Maurice, Guinée Equatoriale, Gabon, Botswana, Afrique du Sud, Namibie. Il est le 12e pays le plus peuplé du continent avec une population de 28 million d’habitants fin 2017.

L’Angola appartient à la fois à l'Afrique australe - il est membre de la SADEC - et à la zone de l'Afrique équatoriale, puisqu’il est également membre de la CEEAC - Communauté économique des États de l’Afrique centrale.

Le pays a connu 40 années de guerre : une guerre de libération nationale de 1962 à 1975, puis une guerre civile de 1975 à 2002 en grande partie alimentée par l'affrontement est-ouest dans le contexte de la "guerre froide". La guerre a considérablement réduit l’activité agricole du pays, largement détruit son industrie et provoqué un afflux de ruraux vers les villes, en particulier Luanda qui accueille actuellement entre un quart et un tiers de la population du pays (7 millions d'habitants recensés en 2014).

La population vit en grande partie dans la partie ouest du pays. Outre la région de Luanda, les principales zones urbaines sont Lobito, Benguela, Namibe, Cabinda et Soyo, sur la côte ; Huambo sur le haut plateau; Malange et Lubango à l'intérieur des terres.

La principale richesse du pays est la production de pétrole. Il est extrait en mer à de très grandes profondeurs au nord du pays : au large de l’enclave de Cabinda et au large de Soyo. Les autres ressources naturelles sont l’extraction de diamants dans la province de Lunda Norte au N-E du pays ; la production de bois issus de la forêt tropicale de Cabinda et du Nord du pays ; les productions agricoles (bananes, café, maïs, fruits tropicaux, ..) ; la pêche en particulier dans la côte sud jusqu’à Namibe ; et l’élevage dans le sud du pays. Les principales activités industrielles sont la production de ciment (le pays compte 5 cimenteries), la pétrochimie (la raffinerie de Luanda fournit 20% environ des nécessités du pays), la production de gaz naturel (le complexe de GNL de Soyo a récemment repris ses activités), les activités agro-alimentaires (en particulier les boissons) et la métallurgie.

Le pays possède en outre un potentiel hydro-électrique très important, en particulier les barrages de Cambambe, Capanda et Lauca sur le fleuve Kwanza.

La France est un partenaire économique important de ce pays de 28 millions d’habitants. On compte 70 implantations françaises en Angola : le secteur du pétrole prédomine, suivi par l’industrie des boissons, la logistique-transport et l’hôtellerie-restauration. Total est le principal opérateur pétrolier étranger dans le pays, avec 40% de la production. Air France est un partenaire important de la compagnie nationale TAAG.

Au plan commercial, la France est le 4e client de l’Angola et son 9e fournisseur. Les exportations françaises vers ce pays se composent, pour les 2/3, d’équipements destinés au secteur pétrolier. En 2016 elles se sont contractées de presque 60% par rapport à l’année précédente du fait de la diminution de la demande interne et de la chute des investissements pétroliers. 

Malgré cette conjoncture difficile, un certain nombre d’entreprises continuent de s’intéresser au marché angolais, attirées par les perspectives que peut offrir la diversification de l’économie, et pour y être présentes lorsque la croissance repartira.

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