L’économie palestinienne est fortement contrainte par les restrictions découlant de l’occupation israélienne et les incertitudes liées au conflit israélo-palestinien qui nuisent à sa compétitivité. Le cycle vertueux enclenché par la Conférence de Paris de fin 2007 (diminution des contraintes imposées par Israël / hausse de l’aide internationale / réformes structurelles de l’Autorité palestinienne - AP) a permis une forte croissance économique, avec un pic de +12,4% atteint en 2011. L’économie s’est ensuite fortement ralentie, l’opération « Bordure protectrice » lancée à Gaza en 2014 y a entamé l’appareil productif, entrainant l’ensemble des territoires en récession (-0,2% dont -15,1% à Gaza). La croissance a rebondi en 2015 (3,5%) et en 2016 (4,1%) tirée par la reconstruction à Gaza, et a ralenti en 2017 (3,1%) du fait des restrictions financières imposées à Gaza. Le taux de chômage reste élevé (30,2% de la population active ; 49,67% chez les 20-24 ans, 49,1% dans la bande de Gaza). Malgré des progrès continus de consolidation budgétaire depuis 2007 et une baisse régulière de son déficit, la situation financière de l’AP est plus que jamais critique du fait de la baisse continue de l’aide internationale depuis 2014. La signature en octobre 2017 d’un accord d’étape pour la réconciliation entre le Fatah et le Hamas avait fait naitre de grands espoirs pour le développement à long terme d’une économie palestinienne viable, mais la perspective de la mise en œuvre de l’accord semble aujourd’hui lointaine.